Archives pour la catégorie Cyber-sécurité

La cyber-sécurité est un domaine très spécial que les experts qualifient comme « redoutable ». Elle concerne à la fois les ordinateurs, les smartphones, les appareils connectés… tout ce petit monde sensible à la sécurité Internet.

Bras de fer entre les décideurs Business et IT

Les décideurs business et les décideurs en matière de cybersécurité ont du mal à s’entendre.

Du moins c’est ce qui révèle une étude réalisée par la structure IDC, pour le compte de Devoteam, une firme spécialisée dans le conseil et l’assistance en matière de technologie innovante et de management. En effet, cette incompréhension où cette mésentente serait due à une question d’appréhension. Les décideurs business ont commencé à appréhender la question de sécurité informatique une contrainte budgétaire.

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Avant tout, il faut noter que cette étude a été réalisée juste avant l’explosion de la pandémie du COVID- 19. Le champ d’enquête s’est étendue de l’Europe au moyen Orient. La thématique de cette étude : « Un plan pour la transformation de la sécurité ». Elle a permis de confirmer ce que plusieurs spécialistes savaient déjà. Qu’il existait un fossé réel entre les discours portant sur l’importance voire, la nécessité de créer un environnement sain et sécuritaire en entreprise sur le plan numérique et les moyens et dispositions mise en œuvre pour réaliser discours. Il est clair que pour les dirigeants d’entreprise, du moins une très grande partie, la cybersécurité n’est pas quelque chose de prioritaire.

Il n’est pas rare effectivement de constater des organisations vanter les mérites d’une bonne sécurité informatique, les mêmes l’utiliser comme un argument de communication et marketing. Cependant, seulement une minorité met tout en œuvre pour être dans les normes de la sécurité qui sont démontrées par celles qui ne le feront jamais. Généralement dans les entreprises, qu’elles soient grandes et moyennes, lors de la définition des nouveaux projets, « la sécurité reste une pensée après coup pour plus d’un tiers des organisations.

Certes, les professionnels interrogés sont quasi unanimes sur les principaux objectifs de la transformation digitale, à savoir qu’elle permet de tirer parti des opportunités offertes par les nouvelles technologies en termes d’innovation, de réinvention et d’optimisation des processus, et d’amélioration des expériences clients et utilisateurs. » explique Philippe Richard Journaliste et reporter IT.

Par rapport aux décideurs, l’importance de la sécurité informatique varie. Par exemple, la majorité des décideurs business interrogés lors de l’enquête, le plus important et l’intégration des métiers lors de la transformation digitale. Pour ceci, le problème majeur de la sécurité informatique en entreprise est dû à des contraintes budgétaires (52,98 %). De plus, le manque de compétences en matière de cybersécurité augmente les difficultés. Et pour finir, il existe un réel problème quand il faut cumuler les objectifs de sécurité en priorité liées aux affaires. Par ailleurs, du côté des décideurs en matière de sécurité, 61,97 mettent en avant l’intégration des systèmes. Environ 65 % d’entre eux privilégie à la sécurité de l’information. Car pour eux, le hic majeur réside en la fragmentation et au défaut d’intégration les mesures de protection dans un premier temps, et dans un second, le manque de compétences. Ce n’est qu’en troisième position qu’intervient la question des contraintes budgétaires.

D’où cette opposition, quand il faut décider ce qu’il faut adopter pour le développement de l’entreprise, ce qui se transforme en obstacle au final. Philippe Richard commentait le résultat de l’étude en notant que : « La mise en conformité réglementaire et le réalignement de l’activité sur les canaux digitaux font partie des priorités placées en 2ème ou 3ème position par l’ensemble des décideurs.

En réalité, cette étude pointe du doigt la complexité pour les organisations à trouver où placer le curseur. Les contraintes budgétaires sont des obstacles permanents à l’amélioration de la sécurité dans les organisations. ». Une complexité qui n’est pas prête d’être résolue aussitôt.

Cependant suite à une analyse profonde, les contraintes budgétaires sont considérées comme étant le principal obstacle dans la définition des politiques sécuritaires en entreprise selon la majorité des décideurs de tout bord, soit 50,93. Ces difficultés financières prennent le devant sur le manque de compétences et la fragmentation. D’ailleurs, seuls 26 % des organisations accordent une place de choix à la sécurité informatique dès la phase de planification de toute nouvelle initiative dans l’entreprise. Pourtant, nous avons 92,2 % des organisations qui signifient se baser sur l’analyse de risques pour décider de leurs futurs investissement.

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Le renforcement de la sécurité passe par la réduction de la complicité les systèmes

La société connue mondialement en matière de sécurité informatique, Check Point® Software Technologies Ltd, spécialiste dans la fourniture de solutions de sécurité a publié récemment le résultat d’une enquête menée pour son compte par la firme Dimensional Research. Une enquête qui a porté sur le comportement des responsables de la cybersécurité des entreprises à l’égard de la consolidation. Plus de 411 professionnels, choisis dans des entreprises comportant plus de 500 collaborateurs et réparties dans le monde entier, ont voulu bien participer à l’étude.

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Selon les résultats fournis par la société de recherche, la tâche pour la définition d’un environnement certain en matière de cybersécurité est quelque chose qui est encore loin de la concrétisation. Cela s’appréhende par le défaut d’adoption de solutions ponctuelles non intégrée. Et avec l’évolution des actes de cybermalveillance, des attaques informatiques sont de plus en plus très bien orchestrées. Et bien sûr 99 % des entreprises à sens aujourd’hui face à de nouveaux défis qu’ils doivent surmonter.

De façon concrète, l’étude a permis d’observer et de comprendre certaine réalité. D’une part, il a été noté que les individus ont de moins en moins confiance à la sécurité. En effet, 92 % des personnes qui ont été approchées lors de l’enquête, n’ont pas manqué de signifier que la protection de leur système informatique relève du défi. Il y a seulement 38 % de responsables de la cybersécurité qu’ils ont affirmé avoir confiance à leurs infrastructures de sécurisation des appareils mobiles et des objets connectés. Ce qui démontre clairement une lacune dans ce domaine. Les entreprises en général sont très mal quand il s’agit de se protéger.

L’un des problèmes, la complexité, peut expliquer la difficulté de définir une politique de sécurité convenable et fiable. Effectivement, il a été de nombreux près de 6 à 40 solutions de sécurité déployées continuellement par les entreprises. Ce qui bien sûr n’est pas de nature à faciliter la mise en place d’un environnement transparent et facile d’accès. Et d’ailleurs le mal est profond, c’est près de 49 % des entreprises qui utilisent plus de 7 solutions de sécurité de manière ponctuelle. Ce qui ne change pas lorsqu’on parle de très grandes entreprises qui sont dans le canevas de 11 à 40 solutions de sécurité. Et dans la majorité des cas ces produits censés faciliter la définition de la sécurité informatique proviennent de fournisseurs différents. Par ailleurs, étude a démontré que 98 % des entreprises décident de gérer leurs solutions de sécurité depuis des consoles. Pratique qui a tendance à cloisonner la visibilité de ses produits. « L’impossibilité d’obtenir une vision globale sur les menaces crée des problèmes de visibilité, ce qui complique la réponse aux incidents. ».

Le problème des disparités les fournisseurs a été soulevé par 79 % des professionnels que signifient que cela encore plus difficile le travail. Surtout au niveau des mises à jour, de la maintenance, des renouvellements de contrat sans oublier plusieurs aux autres tâches qui sont propres aux différentes solutions de sécurité et qui nécessite une attention particulière. « Certaines entreprises se fondent sur l’hypothèse erronée qu’utiliser plus de produits se traduit par plus de sécurité. Mais dans ce cas, les responsables de la sécurité devraient adopter la mentalité contraire du  » moins c’est mieux  » indiquent Check Point. « L’ajout de plusieurs produits issus de différents fournisseurs ne fait qu’ajouter de la complexité et peut potentiellement compromettre la sécurité. Les entreprises ont besoin d’une solution de cybersécurité consolidée qui renforce leurs défenses contre toute forme d’attaque, tout en améliorant leur agilité. » ajoute la société de cybersécurité.

Pour cela, les experts de Checkpoint recommande la consolidation comme solution pour améliorer la sécurité des entreprises. Cette recommandation vient du fait que 69 % des professionnels interrogés croient fermement « la consolidation des fournisseurs permettrait d’améliorer la sécurité. ». Avec des infrastructures et une administration unifiée, il existera alors une certaine visibilité des risques, ce qui permettrait de définir avec précision la politique de sécurité, par ricochet protéger de manière efficace les systèmes informatiques d’entreprise. Un autre avantage de cette consolidation serait le gain de temps et le coût réduit lors des différents processus de sécurisation et de résolution des incidents informatiques.

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La majorité des travailleurs Français ne maîtrisent pas les mesures de sécurité selon Kaspersky

Avec le basculement des entreprises françaises vers le télétravail massif, il était observé que seulement les 27 %, des employés déployés pour le travail à distance ont reçu un matériel informatique adéquat de la part de leurs employeurs. L’ensemble, les deux tiers des employés en mode télétravail utilisent leurs outils informatiques personnels d’origine. Ce qui bien sûr accroît l’insécurité informatique des sociétés soumises à de telles conditions de travail. Et cela dans une situation où plus d’informations de nature professionnelle sont en circulation hors des réseaux professionnels des entreprises. Offrant ainsi aux cybercriminels une surface d’attaques plus large, facilitant les actes de cybermalveillance portant à l’interception de plus ces informations pour la plupart confidentielles.

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Avant la pandémie à coronavirus, le travail à domicile depuis l’ordinateur personnel était quelque chose qui n’était pas décriée. Car à cette période, c’était quelque chose qui n’était pas populaire donc n’attirait forcément l’attention des cybercriminels. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. L’augmentation de l’utilisation de l’ordinateur personnel, qui est connu comme étant le plus exposé aux incidents informatiques et aux phishing, a commencé à prendre une proportion assez déroutante. Les attaques ou les tentatives de fonder sur l’hameçonnage ce sont multipliées. La Directrice marketing B2B chez Kaspersky France et Afrique du Nord, de l’Ouest et du Centre, Cécile Feroldi commentait cette situation en ces termes : « Les TPE comme les start-ups se sont retrouvées dans une situation difficile et leur première priorité est désormais d’assurer la pérennité de leurs activités et de sauver les emplois. Il n’est donc pas surprenant que la réflexion sur la cybersécurité émerge plutôt dans un deuxième temps. Toutefois, la mise en œuvre de mesures de sécurité informatique, même élémentaires, peut réduire les risques d’infection par des logiciels malveillants, de fraude financière, ou de perte de données commerciales. De plus, les experts en cybersécurité sont nombreux à formuler des recommandations que les entreprises peuvent partager avec leurs employés pour les aider à sécuriser leurs appareils. Et bien sûr, ces exigences doivent être respectées après l’isolement à domicile, alors que le personnel risque fort de continuer de travailler à distance ».

Les risques face à la cybercriminalité galopante sont connus. Surtout dans de tels contextes. En tête des actes de cybermalveillance, les entreprises à travers leurs télétravailleurs sont continuellement exposées au phishing. En seconde position, les logiciels de rançonnage font toujours fureur, comme c’était déjà le cas l’année dernière. Malheureusement, si 40 % des entreprises de toutes tailles ont reconnues avoir permis à leurs employés d’utiliser des matériels informatiques personnels dans le but d’accomplir des tâches dédiées aux services, seulement 27 % des entreprises de petites tailles ont reconnu avoir connaissance des mesures de sécurité à adopter lors du télétravail selon une étude de Kaspersky. Toujours selon la firme de cybersécurité, 22 % des employés français ont admis avoir stocké et même continuer de stocker des informations professionnelles, souvent très confidentielles dans leurs ordinateurs personnels ou sur des matériels de stockage d’usage domestique. 13 pourcents des employés stockeraient des données professionnelles dans le service cloud personnel.

Dans ces conditions, la société de cybersécurité recommande ces précautions de base pour une meilleure protection des systèmes lors du télétravail :

• Protéger les appareils domestiques par des solutions de protection antivirus 

• La mise à jour obligatoire des systèmes d’exploitation des terminaux, ainsi que les logiciels et les services utilisés que ce soit pour le travail ou pour les usages personnels.

• L’utilisation de mots de passe robustes et uniques pour tous les accès que ce soit, pour les terminaux, les appareils externes tels que le routeur wifi ou le comptes en ligne.

• Les connexions WiFi utilisés au domicile doivent être chiffrées, dans l’idéal avec la norme de chiffrement WPA2.

• L’employé doit se servir de réseau VPN pour toutes ses connexions.

• Installer un logiciel qui permet de crypter les données contenues dans les différents terminaux utilisés par l’employé.

• Mettre à la disposition des employés, des services cloud fiables.

• former ces télétravailleurs aux mesures de sécurité primaire, allant à la gestion des mots de passe à la connexion aux différents comptes via l’utilisation de logiciels et de services web fiables remplissant les conditions nécessaires de sécurité.

• Faire régulièrement la sauvegarde des données.

• Mettre à la disposition de ses télétravailleurs un numéro d’urgence, pour signaler tout forme d’incidents de nature informatique, même si cela semble le plus minime possible.

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Les 6 premiers mois de la cybersécurité de 2020 selon BitDefender

Aujourd’hui, la question de la cybersécurité est quelque chose d’indéniables.

Aucune institution, aucun individu ne peut nier la portée réelle de cet aspect du développement des nouvelles technologies. Beaucoup d’organisations ont découvert la sécurité informatique à leur dépends, souvent après maintes et maintes erreurs. Des erreurs qui ont eu pour dommages des normes en pertes financières.

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Cependant, « Même si de nombreuses entreprises se dotent de solutions de sécurité pour protéger leur réseau et leurs informations sensibles, la plupart découvrent – trop tard – que cela ne suffit pas, notamment après avoir subi une violation de données. ». Notait Fabrice Le Page, Responsable Marketing, Field & Channel – France, Maghreb & Afrique de l’Ouest chez Bitdefender. En effet, la notion de bonne politique de sécurité varie selon les entreprises. Pendant que certains d’un certain côté, d’autres prennent la question très au sérieux, démontrant cet intérêt à chaque fois par des mises en place de de politique de sécurité, de contrôles accrus et même des programmes de bug Bounty. De l’autre côté malheureusement, certains voient la cybersécurité comme un bagage, une exigence qui leur est imposée par la législation en vigueur. Ce qui se concrétise généralement par le strict minimum l’heure du déploiement des mesures de sécurité, aux infrastructures nécessaire seulement.

Comme le signifiait Fabrice Le Page : « En matière de cybersécurité, les mesures proactives sont toujours préférables, car à long terme elles permettent de gagner beaucoup de temps. Cependant, la pratique montre bien que certaines entreprises découvrent à leur dépens l’intérêt de la cybersécurité, après avoir fait des erreurs qui ont causé des incidents et qui leur ont coûté très cher. ». De ce fait, les mesures dites proactives tu peux voir s’appréhender sous plusieurs formes. On peut parler notamment de l’adoption de mesures de sécurité informatique complexes destinée à protéger l’ensemble du système informatique. On fait allusion ici aux terminaux, aux objets connectés, au service cloud, etc. De plus, l’une des mesures proactives des plus conseillés est la formation des collaborateurs et des dirigeants face aux différents dangers de la cybermalveillance. On pourrait aussi citer la définition d’une stratégie de sécurisation des systèmes à travers des mises à jour de sécurité régulières, où la définition d’un protocole de sécurité dans une situation de violation le système.

L’une des avancées dans le domaine de la gestion des systèmes d’information, a été l’entrée en vigueur de règlement général de la protection des données, norme européenne, qui oblige les entreprises à respecter un minimum de mesure de sécurité lorsqu’elles gèrent un ensemble de données à caractère personnel.

Par ailleurs, dans la définition de la stratégie de sécurité, les entreprises sont généralement confrontées à deux types de problèmes : d’une part le coût financier et de l’autre, le manque de mains d’oeuvre qualifiées. « Certaines entreprises ne disposent pas des budgets suffisants pour se protéger complètement, en particulier lorsque leurs besoins vont au-delà de la traditionnelle protection des Endpoints et qu’il faut aussi sécuriser des environnements virtualisés, par exemple. Par ailleurs, un personnel qualifié est indispensable pour mettre en œuvre et maintenir une stratégie de sécurité efficace sur le réseau d’une entreprise. Ce personnel est rare et cher. ». En outre, alors très difficile pour certaines entreprises en particulier les PME et les entreprises à taille intermédiaire de pouvoir construire de manière solide leurs défenses, chose qui aujourd’hui est devenue littéralement une nécessité. En effet, avec la crise sanitaire qui a plongé le monde dans une situation assez inhabituelle. Une situation qui a rencontré des milliers de collaborateurs à travailler à distance, élargissement ainsi de manière exceptionnelle, la surface d’attaques des cybercriminels.

Comme base de toute politique de sécurité, il serait intéressant pour les entreprises de miser beaucoup plus sur la prévention des attaques informatiques. Car la détection des incidents en prenant permet de réduire au maximum les dommages que pourrait causer violation si elles atteignent un seuil critique. « Et s’il faut choisir entre la prévention et la visibilité, l’accent devrait toujours être mis sur la prévention des violations. La plupart des cyberattaques ont pour but le vol d’informations, comme des données sur les clients ou des éléments de propriété intellectuelle. » souligne l’expert de BitDefender.

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La cybersécurité au cœur de la reprise des activités des entreprises

Le confinement touche peu à peu à sa fin.

Ces milliers de personnes qui étaient en télétravail ou qui étaient confinées chez eux reprendront bientôt le chemin des bureaux. Cependant il ne faut pas se leurrer car l’on assiste à un mouvement très dangereux. Sur le plan de la cybersécurité, il est clair que le danger est du côté des employés. Des employés qui retourneront dans l’ordre bureau et recommenceront à utiliser leurs terminaux, alors que quelques mois auparavant, ils étaient plongés très profondément dans de mauvaises pratiques en matière de sécurité informatique et d’hygiène numérique.

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Dans un tel contexte, les responsables de sécurité des entreprises et les équipes it s’apprêtent pour ce grand retour. Les enjeux ici sont énormes et il faut l’avouer les cybercriminels sont à l’affût du moindre laisser aller. Vincent Riou, Directeur associé au CEIS notait à cet effet : « un attaquant est opportuniste par nature. La plupart saisissent la balle au bond et ciblent les entreprises faibles et commencent par des mesures d’ingénierie sociale en prenant accès depuis un compte de l’entreprise. Cela fait appel à des ressources mentales comme la curiosité, la peur ou l’inquiétude. Cet effet a été renforcé par le fait que certaines équipes de sécurité ont été mises au chômage partiel. Cela a entraîné un changement brutal au sein des entreprises et cela a rendu aisées les attaques. ».

Comme cela a été observé du côté des spécialistes de la sécurité informatique, toutes les cyberattaques n’ont sûrement pas été déclenchée lors du télétravail et du confinement. Certaines sont encore sous-jacentes et attendent le bon moment pour éclater. Et nous sommes face à un scénario plus que probable. Durant les deux mois de confinement, avec l’explosion du travail à distance et de l’utilisation massive des outils de collaboration, les failles de sécurité se sont ouvertes, la surface d’attaque s’est élargie et les cybercriminels ont forcément profité des faiblesses des utilisateurs. Ce qui nous permet déduire avec une forte certitude que tout n’est pas encore fini.

Tout ceci est de nature à faire monter la pression du côté des entreprises, qui aujourd’hui sont partagées entre la question de la continuité et le problème de la reprise des activités. « Les entreprises font actuellement face à trois types de pression. Elles assistent à une transformation externe de l’environnement avec une dimension psychologique forte avec la création de nombreux faux sites sur le Covid19. Cela a eu pour effet d’établir un environnement de peur et de panique. Elles assistent également à une transformation interne avec davantage de télétravail, ce qui peut créer des problèmes liés à la cybersécurité. Mais la question économique demeure toujours centrale avec une gestion des ressources particuliers car les budgets sont beaucoup plus contraints ». Explique Guy-Philippe Goldstein, Chercheur, consultant en stratégie cyber et auteur. Selon plusieurs sociétés américaines et serviyce affiliés à la sécurité, il a été trouvé environ 2 000 sites Web malveillants destinés à tromper la vigilance des internautes soit pour dérober leurs informations personnelles, soit pour leur soutirer de l’argent. Cette explosion des exactes de cybermalveillance exige une forte vigilance. Cela se démontre sur le terrain, avec des cyberattaques qui visent presque tous types d’organisations, mais en particulier les infrastructures sanitaires et médicales.

Face à la dégradation croissante de l’environnement de la cybersécurité et des autres secteurs informatiques, il est nécessaire de mettre en œuvre tout type de moyens pour éviter de sombrer « un moyen-âge numérique », comme nous l’explique Guy-Philippe Goldstein. Ces dernières se tenu par le membre du Cigref et CTO and CISO du Groupe Lagardère, Thierry Auger. Ce dernier indique : « il convient d’anticiper les mesures futures. En mettant notamment à disposition des utilisateurs des moyens et des postes de travail adaptés. Il faut être capable de gérer l’ensemble des populations en télétravail. La VDI permet par exemple à chacun de rejoindre le système d’information d’une entreprise. Les réseaux privés virtuels de type VPN créent des congestions en termes de bande passante. Par conséquent, passer par le Web a des impacts sur la cybersécurité car cela crée des points de faiblesse ».

Les prochains mois s’annoncent donc difficile pour tout le monde.

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