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Le site internet Doctissimo, dans le collimateur de la CNIL pour violation du règlement européen de la protection des données personnelles

Dans le courant de la semaine dernière, une information pu révéler sur le célèbre site d’information médicale dénommé Doctissimo.

Il se pourrait que ces derniers mois, le site utiliserait des données d’utilisateurs, en particulier ceux de dépression sans même que les utilisateurs n’en soient informés au préalable.

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Tout commence précisément le 26 juin 2020. Privacy International, une organisation non gouvernementale britannique dépose une plainte auprès de la Commission nationale de l’Informatique et libertés en abrégé CNIL, en France contre le site web. Notons par ailleurs que Doctissimo fait partie du grand groupe TF1. Il cumule environ plus de 60 millions de visiteurs par jour. L’accusation portée contre lui a rapport sur l’utilisation illicite de certaines données d’utilisateurs a des fins lucratives. Une utilisation qui ne provient pas du consentement explicite de ces derniers.

En se référant à la plainte déposée par l’ONG britannique, on peut me tenir que Doctissimo aurait monétisé de manière illégale certaines des informations issues de test de dépression de ses utilisateurs. Au vu du nombreux utilisateur de la plate-forme, si la violation est avérée, cela peut constituer une grave violation du règlement général de la protection des données, la norme européenne en la matière.

Il faut quand même noter qu’en 2019, ce genre d’affaires a été non heureusement traité par la CNIL. En effet l’autorité administrative française a fait face à plusieurs plaintes de ce genre. C’est du côté de Privacy international, le travail a été de faire un constat clair et net des business qui ont lieu dans le secteur de la santé à travers le monde entier. L’organisation non gouvernementale, a déjà publié en septembre 2019 et en février 2020, des rapports portant sur ce sujet.

Le premier rapport de septembre 2019 commence à mettre en évidence le problème évoqué ci-dessus. On pouvait lire dans ce document que : « un petit nombre de sites web proposant des tests de dépression partagent vos réponses directement avec des tiers. Doctissimo fait partie des plateformes concernées ».

Le rapport qui sorti en février 2020, il a été décrit encore les actions du site français au niveau du partage des données des utilisateurs pour des besoins de marketing. C’est dans ce contexte que l’organisation britannique, a demandé à l’autorité administrative française de plus amples enquêtes sur les investissements du site.

Dans sa plainte qui fut déposée près de la CNIL, on pouvait tout simplement lire : « Doctissimo n’a pas de base légale pour le traitement des données à caractère personnel, car les conditions d’un consentement valable ne sont pas remplies. Doctissimo ne recueille pas non plus de consentement explicite dans le cas de données à caractère personnel d’une catégorie particulière. La notion de consentement est pourtant l’un des piliers du règlement général sur la protection des données ».

Si les accusations sont avérées, il faudrait s’entendre à une grosse sanction pour le site web français.

Par ailleurs, lors de ses enquêtes, l’organisation de montagne britannique aurait découvert d’autres agissements de la plateforme de santé qui ne convenaient pas aux règles en vigueur. En parlant notamment de la sécurité lors des traitements des données personnelles des utilisateurs et la gestion efficiente des cookies, qui depuis un certain moment est un sujet très important pour les entreprises qui agissent sur le web.

Pour le moment le retour de l’autorité administrative de la protection des données personnelles est attendu. Sur ce coup la plateforme Doctissimo risque gros. C’est sûrement pour cette raison que le groupe TF1 a voulu éminemment réagir en s’exprimant sur le problème : « La sécurité des données personnelles de nos internautes est la priorité de Doctissimo. C’est pourquoi nous prenons toutes les mesures pour assurer l’intégrité des données de nos internautes. Nous agissons ainsi conformément à notre mission qui consiste à proposer gratuitement des contenus éditoriaux et des services de qualité tout en assurant la sécurité des données personnelles que nous confient nos utilisateurs lorsqu’ils créent un compte Doctissimo et utilisent nos services ».

Concernant la plainte, d’autres sites internet n’ont pas été évoqués. Cependant le rapport de l’ONG britannique fait cas de ce même genre d’attitude sur d’autres plateformes sanitaires.

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Les entreprises Françaises pas suffisamment préparée pour lutter contre les incidents de sécurité

L’importance de la cybersécurité n’a jamais été aussi prégnantes que lors du télétravail.

Durant la période du confinement qui avait vu explosé le travail à distance, les collaborateurs et les dirigeants se sont rendu compte à quel point la sécurité informatique était importante. Le récent rapport produit par Trend Micro, issu de son étude « Head in the Clouds » le met aussi en évidence. Cette étude de la société de cybersécurité porte sur la manière dont les employés appréhendent la notion de sécurité informatique lors du télétravail. Et bien sûr comme plusieurs autres études l’ont démontré auparavant, plusieurs comportements à risques ont été observés.

L’entreprise de cybersécurité Trend Micro a réalisé son étude auprès de 13 200 télétravailleurs, pauvre parti dans 27 pays à travers le monde. L’objectif était simple, durant cette montée en flèche du travail à distance, de mesurer la manière dont les salariés se comportent face aux différentes exigences de la cybersécurité et les politiques informatiques de leur entreprise. En France par exemple 77 % des employés interrogés, et 72 % dans le monde ont estimé avoir conscience des véritables risques liés à la sécurité informatique. Et cela là depuis le début du confinement.

L’étude a aussi démontré que durant cette période de télétravail massif, les entreprises ont profité pour sensibiliser en masse leurs collaborateurs sur les différents enjeux de la cybersécurité. D’un autre côté on peut noter le résultat :

– 85% des employés ont signifié qu’ils prenaient au sérieux les directives fournies par le service informatique de leur entreprise, ce qui fait 79 % France ;

– 81% confirment leurs responsabilités en entreprise en matière de sécurité informatique ;

– 64% sur le plan mondial et 62 % France admettent l’existence un véritable danger à l’utilisation des applications personnelles sur des terminaux destinés uniquement au travail.

On peut alors dire que ce niveau permet clairement de dire que la sensibilisation des collaborateurs est essentielle pour maintenir un certain cadre sécuritaire au niveau des services informatiques. Jean-Marc Thoumelin, Directeur Général France & Vice-Président Europe du Sud, Trend Micro. Commentait ledit rapport : « Dans le contexte actuel, il est encourageant de constater qu’une grande majorité de collaborateurs prend au sérieux les directives de sécurité mises en place par leur service informatique. Ils ont majoritairement pris la mesure de leur rôle dans le dispositif de protection de l’informatique au sein de leur organisation ».

Toutefois, le fait que la majorité des salariés ont conscience des risques potentiels mais si mais ce n’est pas pour autant qu’ils respectent soigneusement les consignes de sécurité. En effet :

– 56% des employés interrogés au niveau mondial et en France ont reconnu qu’ils utilisaient au moins une application personnelle sur leurs terminaux de travail.

– 64 % mondialement et 66 en France ont déjà effectué le téléchargement via ses applications personnelles

– 80 % sur le plan mondial et 81 % en France reconnaissent avoir utilisé leur ordinateur professionnel pour des usages personnels lorsqu’ils étaient sur internet.

– 39% sur le plan mondial 44% en France ont déclaré qu’ils avaient tendance à accéder à des informations de leurs entreprises grâce à leurs appareils personnels, ce qui s’oppose clairement à la politique de plusieurs entreprises.

– 8 % des employés interrogés à travers le monde et 6 % en France avouent visiter des sites à caractère pornographique grâce à leurs terminaux de travail.

– 7% d’entre eux accèdent souvent au Dark Web.

« On peut certainement expliquer cette différence d’approche de la cybersécurité par la diversité des profils des salariés. Cela en raison de leurs valeurs personnelles, de leur niveau de responsabilité au sein de l’entreprise, et des aspects de leur personnalité. Ces facteurs, qu’il est important de prendre en compte, sont susceptibles d’influer sur les comportements. C’est pourquoi, pour gagner en efficacité, la prise en compte de ces facteurs est primordiale dans la mise en place des formations de cyber-sécurité, qu’elles soient sur-mesure ou non », note le Docteur Linda K. Kaye, une universitaire en cyber-psychologie à l’université de Edge Hill.

Par ailleurs, l’étude de Trend Micro décrit les télétravailleurs français comme étant les plus vigilants en matière de gestion de la cybersécurité du travail à distance. Et cela grâce à la crise sanitaire que traverse le monde. Selon 77 % d’entres eux, ils se sont plus investis dans les politiques de cybersécurité définies par leurs d’entreprise depuis lors du télétravail. On observe donc près de 79 % des travailleurs français qui font dorénavant confiance au service IT de leur entreprise, ils sont à l’écoute des différentes directives et conseils qui reçoivent de ces derniers. Ce qui fait de la France l’un des seuls pays européens à figurer dans le top 10 des pays les plus conscient dans le domaine de la cybersécurité avec la Norvège.

« L’étude ‘Head in the Clouds’ nous a permis de mesurer le niveau de sensibilisation des Français aux enjeux de cyber-sécurité de leur entreprise. Le fait qu’ils soient majoritairement conscients des risques liés à l’utilisation d’une application personnelle sur leurs outils (ordinateur ou téléphone) professionnels (62%) laisse entrevoir une évolution positive dans les futures utilisations des outils numériques », observe Renaud Bidou, Directeur Technique Europe du Sud de Trend Micro. Il ajoute par ailleurs : « Si les mentalités semblent évoluer, les usages le doivent également si l’on souhaite véritablement limiter les risques. La manière dont les collaborateurs utilisent leur PC portable, leur messagerie, leur téléphone mobile, etc. peut en effet représenter une brèche de sécurité et une porte d’entrée pour les hackers. ».

L’un des problèmes récurrents est l’utilisation des outils personnels dans le domaine du travail, qui constituent un des principaux vecteurs d’attaques pour les cybercriminels. Notamment à travers la méthode de l’hameçonnage. Et cela près d’un tiers des salariés français se sont rendus compte du problème et évite d’utiliser à des fins professionnels leurs outils personnels. « La prise de conscience, mise en lumière par cette étude, se traduit par un comportement plus responsable de la part des salariés. Pour améliorer cet état de fait, les entreprises doivent prendre en compte la diversité des profils en interne et ainsi adapter leurs formations en conséquence. », conclu Jean-Marc Thoumelin.

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Enquête sur les menaces informatiques en France

Le club des spécialistes de la cybersécurité, le Clusif vient de publier son récent rapport intitulé « Enquête sur les menaces informatiques et les pratiques de sécurité ».

Pour cette édition 2020, l’étude a porté sur les menaces cyber rencontré au quotidien par les organisations Françaises, en particulier les collectivités et les pratiques de sécurité de ces dernières.

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Si l’échantillonnage ne semble pas si expressif (202 cas étudiés), il n’en demeure pas moins qu’elle demeure une référence. En effet, il est particulièrement exhaustif, en ayant en inclusion, les 14 thèmes de la norme ISO 27002:2013, portant sur la sécurité des Systèmes et réseaux informatiques, comme les années antérieures.

Notons par ailleurs qu’une telle approche du Clusif n’est pas une première. En effet, Le Club des professionnels de la sécurité informatique étudie pour la troisième fois manière dont les Collectivités territoriale gère leurs cybersécurité au travers de leurs fonctionnements au quotidien.

Mais cette étude particulièrement, seulement 202 collectivités ont été approchées et cela, depuis le début d’année 2020. Les résultats qui ont été obtenus ont été adaptés pour refléter la réalité correspondante à la répartition des ses organisations. Dans cette analyse de données, plusieurs spécialistes, venant de tout part ont participé.

On peut retenir en sommes que la mise en forme des programmes de PSI est en nette progression, avec un appui concret de près de 70 % des directions générales. Il a aussi été remarqué que malgré cette avancée en a encore du mal à le distinguer des directions de systèmes d’information.

De plus, la fonction de responsable de sécurité du système d’information est devenue de plus en plus présente dans la majorité des collectivités territoriales, c’est qui est d’ailleurs un corollaire à la PSI. Cependant il ne faudrait pas occulter le fait que cela demeure assez difficile pour certaines organisations de le considérer comme étant un poste à plein-temps, ce qui malheureusement place souvent les RSSI, dans des positions assez confortables, n’ayant pas une véritable liberté de parole.

Quoiqu’il faut observer une certaine amélioration de la sécurisation des systèmes d’information, il faudrait aussi signifier, quelle ne se présente pas comme étant une priorité pour tout le monde. Pour cause, les moyens financiers et même humains font relativement défaut. Le budget généralement à louer à la sécurité informatique pose de sérieux problèmes de la pérennité et de l’adaptation. Mais sur ce point, il faudrait reconnaître une augmentation vis-à-vis des années précédentes.

En outre, Il faut mentionner que l’édition 2020 est l’une des premières des séries d’études réalisé par le club des professionnels sur la gestion de la cybersécurité des collectivités territoriales depuis l’entrée en vigueur du règlement général de la protection des données. Au vue de cet aspect, il a été observé les résultats suivants :

– 34 % des collectivités territoriales qui ont été interrogé estime être en contact conformité au RGPD, contre 59% qui assure l’être partiellement.

– 75 % de ces organisations estiment avoir désigner un DPO, ce qui est d’ailleurs obligatoire au regard de la norme européenne, 10 % déclare être en cours au niveau de cette désignation. Cependant on observe dans 51 % des cas, de rattachement direct à la direction générale, et une externalisation dans 19 pourcents des collectivités interrogées.

– Seulement 57 % des collectivités ont fait une identification totale ou partielle des services nécessitant une certaine homologation, ce qui décrit un respect mitigé, voir négligent du référentiel général de la sécurité.

– 87 % des organisations à l’issue de cette étude malheureusement indiquent ne pas effectuer du suivi par TBSSI, même si dans un certain sens, l’on peut observer une progression au niveau des audits, eu égard à la précédente étude. En effet,56 % de ces collectivités ont déclaré en faire au moins une fois chaque 2 ans.

– 51 % ont déclaré avoir évolué au niveau de leur organisation de sécurité informatique à cause des exigences de la réglementation.

En somme, la considération des enjeux de la sécurité informatique reste malheureusement très variable. Et cela par rapport à la taille des collectivités ainsi que des communautés de communes qui malheureusement ne suivent pas le même rythme. Mais on peut quand même reconnaître que l’arrivée de règlement européen de la protection des données a eu un effet de boost quant à l’amélioration des pratiques sécuritaires. Même s’il faut l’avouer le retard reste quand même important

« La menace qui pèse sur l’information est toujours lier en matière de sécurité de l’information dépend encore pour beaucoup soit des « attaques » que ces différents acteurs ont vécues au sein de leur SI, soit des lois et règlements qui leur incombent. En 2018, j’écrivais : « Le temps des politiques de sécurité “parapluie”, que l’on formalise pour se donner bonne conscience, est globalement terminé ! » Comme j’aurais aimé que cela soit entendu… Mais il n’est pas trop tard : Messieurs les Dirigeants, comprenez que la sécurité de l’information est aujourd’hui incontournable, il y va de la survie de vos organisations, au regard des enjeux qu’elles portent et des données dont elles ont la responsabilité… », concluait Lionel MOURER, Pour le Groupe de Travail du CLUSIF.

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RGPD, rançongiciels : les inquiétudes du Clusif sur les collectivités

L’association des spécialistes de la sécurité informatique vient de terminer son étude portant sur les menaces et les pratiques dans le domaine de la sécurité informatique.

Cette étude a été réalisée avec une analyse incluse du règlement européen portant sur la protection des données personnelles, pour le RGDP. Une chose à retenir à la suite de cette analyse, une augmentation des attaques fondées sur les logiciels de rançonnage.

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Quand il en est à son habitude est au fondement même de sa création, le club de professionnels de la sécurité informatique, le Clusif mène des analyses sur la cybersécurité et les pratiques qui lui sont affiliées. Notons que le 30 juin dernier, le club publie un rapport de 52 pages sur « les menaces et pratiques dans les collectivités ». Ce rapport a abordé la question de politique de sécurité informatique ainsi que les relations entre les responsables de systèmes informatiques et des fournisseurs.

Pour rédiger le rapport, Il faut noter que l’étude s’est appuyée sur un ensemble de questionnaire qui aurait été soumis en début d’année après de 202 structures. Soit 31 communes, 111 communautés d’agglomération, urbaines ou métropoles, 34 communautés de communes, et 26 conseils territoriaux. Un échantillon qui dans la pratique est faible, mais qui permet de pouvoir observer certaines pratiques des collectivités.

La dernière étude de l’association remonte à 4 ans. Pour cette année certains points en particulier ont attiré l’attention des professionnels. En premier lieu, l’entrée en vigueur du règlement général de la protection des données, norme européenne, l’explosion des attaques par logiciels de rançonnage. Au niveau de la conformité à la norme européenne de défense des données personnelles :

– Seulement 34 pourcents des collectivités ont assuré être en conformité totale.

– 59% d’entre elles parlent d’une conformité partielle avec possibilité d’atteindre le total d’ici un an.

– 3/4 des collectivités territoriales ont bel et bien un délégué de protection des données personnelles engagé, une désignation qui est censée être obligatoire au regard du RGDP. À ce propos le responsable de sécurité du système d’information de Grenoble Alpes Métropole, Cyril Bras, considère cela comme un risque juridique, en tenant compte d’une situation où recruter un spécialiste en la matière est très difficile.

Les attaques aux logiciels de rançonnage sont en hausse. Le temps que la métropole de Marseille a été aussi victime en mi Mars ainsi que d’autres organisations publiques des plus les débuts de l’année. Une situation de l’association juge très inquiétante.

Si depuis la dernière étude de l’association la contamination par programmes malveillants a diminué de moitié, un tiers des communes et autres collectivités interrogées lors de cette récente enquête a confirmé avoir été victime de rançongiciels en 2019.

Et près de 4 organisations sur 5 ont essuyé de graves dommages après avoir subi ce genre d’attaques informatiques. La procédure de la cyberattaque est classique. En effet, le programme malveillant une fois dans le système chiffre l’ensemble des données, ce qui empêche alors les principaux utilisateurs d’informatique. A condition, bien sûr de verser la rançon exigée par les cybercriminels à l’origine de l’attaque informatique. Mais 80 % des collectivités affirment avoir pu récupérer leurs données et détecter au passage la source de la compromission.

Malheureusement, toutes les collectivités n’ont pas réussi cet exploit. La facture a été évalué jusqu’à 400 000 € pour les dommages liés à la compromission par un rançongiciel. « En matière de rançongiciels, le risque est clairement sous-estimé. Je crains un électrochoc, à l’image de la vague qui a frappé les collectivités américaines. », Note Cyril Bras.

Un autre point à retenir dans le rapport produit par l’association des professionnels de la sécurité informatique. Il touche principalement l’aspect de la perception du risque. En effet, il faut retenir que si une grande partie des communes et conseils régionaux essaient de se montrer le plus transparent possible dans leurs gestions du risque informatiques, une très grande majorité ne dépose pas plainte lorsque survient un incident de sécurité, généralement issu d’une cyberattaque. Il a été observé seulement que c’est dans un cas sur 10, une plainte a été déposée par une collectivité. Les spécialistes expliquent ce problème par le fait que généralement, qu’elles estiment que ce sont des procédures qui perdent énormément de temps et que très rarement, un résultat satisfaisant. Malheureusement, ces plaintes sont assez importantes pour les services de police et surtout de la justice, dans leur évaluation des menaces cyber et dans la définition de moyens de lutte efficace.

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Le Québec mène une enquête sur les applications de suivi auprès des Québécois

L’idée de savoir ce que les Québécois des applications de traçage mobile qui circulent déjà dans le monde.

Car selon toutes vraisemblances, le gouvernement penserait à déployer une telle application pour contenir la propagation du coronavirus. C’est d’ailleurs pour cette raison, qu’il fait l’effort de faire ce sondage dans le but de mesurer le taux d’adhésion de la population. Un effort qui est apprécié par les spécialistes de la cybersécurité, mais qui interpellent le gouvernement sur les insuffisances que peut révéler ce genre de technologie surtout au niveau de la sécurité.

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« On s’attend, comme gouvernement, à ce qu’il y ait une deuxième vague », déclare lors d’un point de presse, Éric Caire, ce mercredi le ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale. Par ailleurs, « toutes les options pour lutter contre une résurgence de la pandémie doivent faire partie de la réflexion », insistait-il.

En clair, le gouvernement québécois mesurer la confiance que pourrait accorder les Québécois à une application destinée à les tracer. Le lancement de la consultation publique qui prendra la forme de questionnaire en ligne. La date pour cette méthode de cette consultation s’étend jusqu’au 2 août prochain. « Si les Québécois nous disent « oui » dans un nombre qui est significatif, on pourra aller de l’avant. Mais s’ils nous disent « non » dans un nombre tout aussi significatif, on sait à ce moment-là que c’est voué à l’échec », a signifié Éric Caire. Même s’il faut reconnaître que jusqu’à présent le gouvernement n’a pas fixé taux de participation exacte pour la réussite de ce programme. « Toutes les options pour lutter contre une résurgence de la pandémie doivent faire partie de la réflexion » note Éric Caire.

Mais si une chose est certaine, le fait de débattre sur le déplacement de tel dispositif nécessite bien sûr un débat public. Cela va déterminer le succès prochain du dispositif et la volonté de la population à y participer. « Ça peut être un outil qui est utile si, et seulement si, les gens le téléchargent », explique monsieur le ministre. Il prend d’ailleurs l’exemple sur l’échec total de l’application Française de traçage StopCovid. On se rappelle que pour cette dernière seulement, 2 % de la population française a jugé utile d’installer l’application sur leur smartphone, ce qui présente clairement dérisoire vis-à-vis de l’objectif assigné par le gouvernement. Alors qu’on sait qu’en Allemagne, seulement 3 jours après le déploiement de l’application, la population à télécharger près de 9 millions de fois.

Mais, plusieurs fois le ministre Caire a essayé de rassurer au mieux sur les questions relatives à la sécurité. Le plan futur de l’application de traçage ne va pas permettre de cibler le tracé en particulier qui que ce soit. Car il n’y aura pas à utiliser de la géolocalisation à ce niveau. Mais aucune donnée biométrique ni d’une quelconque forme ne sera requise pour le fonctionnement de la future application. « Ce que nous souhaitons, c’est préserver la vie privée des Québécois. ».

Selon les dires du ministre, l’application utilisée en particulier les puces Bluetooth dans les smartphones des utilisateurs, pour leur fournir des identifiants de manière aléatoire, avec d’autres périphériques à proximité. Une technologie qui est jugée plus fiable que la géolocalisation dans un tel contexte, comme signifie Sébastien Gambs, professeur d’informatique et spécialiste en éthique de données massives à l’UQAM. « À travers un mur, mon téléphone peut avoir l’impression que j’ai été à proximité d’une autre personne, alors que ce n’est pas le cas, illustre-t-il. Il va y avoir des faux positifs et des faux négatifs. » explique ce dernier.

Mais il exigerait en retour l’utilisation permanente du Bluetooth. Ce qui expose notamment les utilisateurs à certaines formes de piratage informatique. « Règle générale, j’ai toujours été très critique de ces applications », signifie Anne-Sophie Letellier, spécialiste en sécurité informatique et codirectrice des communications chez Crypto Québec. Pour elle, ce genre de logiciel ne peut pas garantir quoi que ce soit dans la manière de gérer et d’endiguer la pandémie. Mais il n’empêche qu’utiliser le Bluetooth présente moins de risques que la géolocalisation par GPS.

Dans la mesure où suite à la consultation publique, le gouvernement avait le feu vert de la population, le cabinet du ministre entend déployer de manière rapide le logiciel de traçage. Et pour cela, il préfère se tourner vers des outils qui existent déjà au lieu de développer le nouveau.

Cependant, vu que très peu d’information circule sur l’application, cela était nature à de pas rassurer les spécialistes. Sébastien Gambs souligne à cet effet : « Puisqu’il a déjà choisi son outil, le fédéral pourrait faire l’effort de dévoiler les spécifications techniques, dit-il. Ça permettrait aux experts de voir si elle respecte les garanties éthiques et de vie privée qu’on aimerait avoir ».

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