La mairie de Toulouse toujours sur le coup d’une une cyberattaque, note une intensification des incidents

À l’heure actuelle, les sites web appartement à la mairie de Toulouse et de Toulouse Métropole sont indisponibles depuis un certain moment.

Et il faut le reconnaître ce phénomène est inquiétant, autant du côté des autorités que les habitants de cette localité. Cela n’est rien d’autre qu’une conséquence immédiate de la montée en flèche de la cybercriminalité à cause de la pandémie du coronavirus.

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À propos de l’incident de sécurité connu par les sites de la métropole toulousaine, Jean-Luc Moudenc s’inquiétait : « C’est une panne extrêmement grave ». Et cela se comprend. En effet, les pannes que connaissent les sites internet de la localité Toulousaine durent depuis le 29 avril dernier. À l’instar de plusieurs organismes publics depuis le début de la pandémie, une cyberattaque est la cause de ce problème. Et cela risque de continuer si plusieurs dispositions ne sont pas prises pour freiner l’avancée des cybermalveillants sur ce terrain. Le fondateur et PDG de Itrust (société Toulousaine spécialisée dans la sécurité informatique), Jean Nicolas Piotrowski soulignait ceci : « Nous enregistrons quatre fois plus d’incidents qu’en 2019 à la même période ». Toujours selon lui, la méthode la plus utilisée en cette période par les cybercriminels est le phishing (l’hameçonnage en français) : « L’envoi de mails frauduleux pour obtenir des données confidentielles ». Une technique qui s’est beaucoup développée ces derniers mois. En plus, le déni de service, qui vise à rendre un réseau inopérant en le saturant par des requêtes excessive vient en seconde position. Le PDG de la firme Toulousaine témoigne : « Nous sommes intervenus, le mois dernier, dans une entreprise du Nord de Toulouse qui fabrique des masques destinés au personnel de santé et qui n’était plus en mesure de leur fournir à cause de cette attaque ». En troisième position surviennent Les rançongiciels. Les attaques sur la base de programme de rançon sont très courantes. Et cela, les hôpitaux sont, depuis la progression du coronavirus, les plus grandes victimes. Jean Nicolas Piotrowski indique avoir intervenu dans deux hôpitaux situés dans la région d’Occitanie pour une telle raison. « Un logiciel malveillant qui a crypté leur système d’information et a réclamé une certaine somme pour le débloquer » révélait-il. Il ne manque pas de soulever le fait que le danger représenté par la cybermalveillance pèse grandement sur les établissements de santé. Il prévoit « de violentes attaques au cours du prochain trimestre ».

En outre, l’expert en sécurité informatique a observé une augmentation des actes peu recommandable de la part de groupes d’influence, reliés aux géants américains du numériques. « Ils font un lobbying très fort pour faire en sorte que les données médicales et celles des entreprises françaises en générale utilisent leurs clouds ». Indique le patron de Itrust. Et cela malgré le fait que ces services ne garantissent pas les mêmes marges de confidentialité que les entreprises européennes.

En outre, un autre problème a favorisé l’explosion des actes de cybermalveillance : le basculement soudain vers le travail à distance qui aujourd’hui est devenu un standard. Mais, « Cela s’est fait à la hâte, sans préparation. Non seulement le nombre de failles a augmenté, mais la surface d’attaque est elle aussi plus grande, à cause de la multiplication des supports. Voilà qui aura forcément des répercussions en termes de sécurité dans les mois qui viennent. » reconnaît l’expert. Pour lutter efficacement contre cette propagation des incidents informatiques, les experts de la sécurité informatique ont décidé de former des coalitions pour aider au mieux à lutter contre la cybermalveillance. Certains fournisseurs de solutions de sécurité ont accepté de mettre gratuitement à la disposition des établissements santé et autres entreprises des dispositifs sécurisés. Cela pouvait s’agir des programmes de visioconférence, des logiciels de sécurité, des sauvegardes de serveurs, des programmes de connexion, de messagerie et de partages sécurisés de fichiers. Mais ce sont les kits de sécurisation du télétravail qui sont les plus téléchargés par les structures, a hauteur de 6 000 acquisitions. Nicolas Piotrowski note à ce sujet : « Parmi les structures qui se le sont procuré figurent de nombreux établissements de santé, mais aussi des communautés de communes ou des organismes publics ».

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