Archives pour la catégorie Cyber-sécurité

La cyber-sécurité est un domaine très spécial que les experts qualifient comme « redoutable ». Elle concerne à la fois les ordinateurs, les smartphones, les appareils connectés… tout ce petit monde sensible à la sécurité Internet.

Quand les pirates informatiques s’adaptent peu à peu

Cela fait 2 mois maintenant la pandémie du coronavirus sévit à travers le monde.

Cette maladie a été la cause de plusieurs bouleversements. Tous les secteurs ont été touchés et compris, celui de la cybersécurité. Comment cela se fait-il ? Simplement parce que pour répondre à un besoin de réduire au maximum à la propagation de virus, certaines mesures sanitaires ont été exigées, en particulier le confinement général de la population.

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Confinement qui a automatiquement poussé au plus haut niveau la consommation d’Internet et des outils numériques. Ce fut le début de télétravail de manière explosive car un très grand nombre d’entreprises ont opté pour cette méthode en vue de continuer à maintenir leur activité. Et tout ceci n’est pas passé inaperçu aux yeux des cybercriminels. Qui voient alors un moyen près potable d’étendre leurs activités de cybermalveillance. A cet effet, Danny Palmer écrivait : « La crise sanitaire actuelle a forcé la plupart des organisations à repenser leur mode de fonctionnement. Parmi ces organisations figurent également les cybercriminels spécialisés dans les ransomwares, qui ont dû adapter leur comportement à la pandémie. ». C’est dans ce contexte les actes de cybermalveillance se sont multipliées, en particulier l’hameçonnage qui a connu un usage croissant depuis le début de la pandémie, dont l’objet est de dérober le maximum d’informations de toute nature à ses millions d’utilisateurs de plus en plus actifs sur internet.

Ces vagues d’actes de cybermalveillances ne se sont pas simplement limitées aux particuliers mais beaucoup plus à l’égard des nouveaux télétravailleurs qui en grande partie dépourvu d’une expérience de ce genre. D’un autre côté, les établissements de santé n’ont pas aussi été oublié. On a pu compter sur les attaques informatiques des administrations hospitalières de Paris et de Marseille. Et cela ne risque pas de s’arrêter de sitôt. Aujourd’hui, si les hôpitaux sont un peu plus sécurisé qu’avant, il a été question d’une intervention de plusieurs autorités ainsi que de chercheurs et spécialistes en sécurité informatique bénévoles. Cependant, selon Interpol, il faudra redoubler de vigilance : « Le fait de fermer les hôpitaux de leurs systèmes critiques ne va pas seulement retarder la réponse médicale rapide requise en ces temps sans précédent, mais cela pourrait directement conduire à des décès », déclare le secrétaire général d’Interpol, Jürgen Stock. « Les pirates informatiques sont très motivés financièrement et les soins de santé et les hôpitaux sont extrêmement vulnérables et prêts à payer maintenant parce qu’ils ne peuvent pas se permettre d’être fermés lorsqu’ils sont à pleine capacité et qu’ils débordent de patients atteints du Covid-19 », ajoute la conseillère en renseignement sur les cybermenaces chez IntSights, Charity Wright. Elle a ajouté par la suite : « Ils sont très vulnérables en ce moment, c’est pourquoi les pirates informatiques ciblent les soins de santé et les hôpitaux pour en tirer profit ».

Si nous remontons dans le passé on se rendra compte alors que les établissements Hospitaliers ont été, depuis l’an 2019, des cibles de choix des cybercriminels. Que ce soit en France aux États-Unis ou même en Grande-Bretagne, une dizaine d’attaques au rançongiciel ont été dénombrées voir plus.

Tom Kellermann, le responsable de la stratégie de cybersécurité pour la société VMware Carbon Black déclare à ce sujet : « D’après nos données d’attaque, nous avons remarqué que le secteur de la santé, qui est normalement un secteur vertical ciblé dans le top trois, était en fait le septième secteur le plus souvent visé en mars ». Par ailleurs cette menace doit être vu de manière un peu plus globale. Car seuls les établissements de santé ne sont plus les seuls vulnérables face à la cybermalveillance croissante. « Il n’y a pas que les attaques contre les soins de santé qui pourraient poser problème ; il y a aussi les fabricants d’appareils, les laboratoires d’essai, les entreprises de logistique responsables des livraisons – et nous avons vu des attaques contre tous ces éléments ces dernières semaines », relevait Brett Callow, analyste des menaces chez la société de cybersécurité Emsisoft.

En outre, « Les attaquants se tournent vers d’autres secteurs, notamment la finance, pendant cette pandémie », avait signalé Tom Kellermann.

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5 règles à respecter pour les dirigeants d’entreprise dans la sécurité de son entreprise

Aujourd’hui, la cybersécurité est au cœur d’un enjeu plus que complexe.

Le paysage des IT ballottés entre guerre informatique cyberespionnage, et activité économique majeur. Avec la dématérialisation constante des services et même des biens, la sécurité informatique est plus que jamais un secteur des plus importants.

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Cependant face à une criminalité toujours en perpétuelle évolution, les responsables des services de cybersécurité ainsi que les responsables d’entreprises et d’institutions surtout doivent adopter une position d’anticipation. L’anticipation parce qu’il est aujourd’hui presque impossible de lutter au même pied d’égalité avec les cybermalveillants qui ont toujours ce coup d’avance sur les spécialistes. Et ce qui est généralement embêtant pour les chefs d’entreprise. En effet les objectifs économiques d’une société va souvent de pair avec sa situation de cybersécurité. En supposant une entreprise en pleine croissance est frappée par une attaque informatique de nature à ralentir ses activités, il est clair que cela va aussi pâtir sur les résultats au final. Et cela est inconcevable pour ceci. Mais comme il est impossible de prévoir les attaques informatiques, la solution alors est d’adopter une attitude préventive. La solution alors consiste en une bonne préparation. Anticiper les différents cas de figure et être prêt assurer la reprise en cas de cyberattaques car il est tellement difficile de tous les contrer. C’est pourquoi dans cet article, nous allons donner 5 conseils à suivre pour un dirigeant d’entreprise pour une cybersécurité complète.

 1 : Être responsable et considérer la sécurité de l’entreprise comme un enjeu personnel

Délégué tout simplement le travail au responsable des systèmes d’information peut être un danger à court et long terme. La question de la cybersécurité n’est pas seulement au niveau de l’informatique. Elle concernant l’activité de l’entreprise dans son ensemble. Et lorsqu’on ne gère pas ces petites crises à convenablement, qui généralement s’avèrent assez coûteuses, l’on perd en crédibilité et en confiance. Et clairement, le rendement de l’entreprise en sera affecté. C’est pourquoi, il est recommandé au chef d’entreprise de s’engager personnellement dans l’organisation de la cybersécurité et aussi lors des crises.

 2 : Faire de la communication une priorité

Les attaques informatiques sont du genre à plonger dans une inquiétude extrême. Les soucis se multiplient, les questions se posent. Une crise en matière de cybersécurité peut durer des mois et la résolution est extrêmement difficile. De ce fait, il est important de trouver la meilleure manière de communiquer sur son déroulé et sa gestion afin de rassurer l’opinion publique. Cette opinion compte pour la suite et pour les affaires. Le bon dirigeant saura alterner entre secret, transparence et compromis. Les réalités sont faites de sorte à être confronté à plusieurs possibilités. Dans la majeure partie des cas, la transparence sur les attaques subies est exigée, surtout par la législation. Et même si cette transparence présente souvent des inconvénients sur l’aspect commercial et publicitaire, il n’en demeure pas moins que cela peut permettre d’avoir un certain soutien public et même de ses clients et partenaires.

3 : Solliciter à l’externe des experts de la sécurité informatique

Si plusieurs sociétés ont des équipes spécialisées dans la sécurité au sein même de leur fonctionnement, il n’en demeure pas moins que souvent faire appel à des personnes de l’extérieur peut avoir plusieurs avantages. En effet, il est plus difficile pour une équipe en interne d’envisager de manière globale les risques. Et il y a aussi la question d’expérience. Des équipes ont déjà été confrontée à plusieurs formes de cyberattaques donc au moins une certaine expérience pour la combattre. C’est pour cette raison qu’il est important de faire appel lors d’une situation du genre, des équipes externes, même si l’objectif est d’assister votre équipe en interne. Il pourrait alors s’agir :

– Experts en Sécurité informatique et crise qui peuvent vous aider lors des crises à combattre les intrusions ou autres formes complexes d’attaques. Leurs suivis et leurs analyses techniques de la crise sont généralement plus efficaces car ayant déjà traité plusieurs cas similaires.

– Fournisseurs de sécurité. Généralement c’est la meilleure partenaire que peuvent avoir les sociétés, pour lutter contre les cyberattaques. L’ensemble de leur organisation correspond exactement à l’équipe de choc de lutte contre les problèmes du genre. Leur expérience et veille informationnelle font toujours la différence.

– Les Homologues. Si vous traversez une crise de cybersécurité, il y a de fortes chances qu’une entreprise étant dans le même secteur que vous ou ayant les mêmes caractéristiques l’a déjà subi. C’est pour cette raison qu’il a recommandé d’interagir avec vos homologues pour apprendre mais aussi pour s’assurer d’avoir de bonnes informations. Avec ceux-ci non seulement la prévention peut être efficace mais aussi la lutte en temps réel.

4 : Se confiner intelligemment

Une crise en matière de sécurité informatique peut prendre du temps. On parle en termes de mois et souvent dans les cas en terme d’année. Lors d’une attaque informatique il est important de s’organiser et de régler les problèmes de manière détaillée et précise. c’est pour cette raison qu’on demande de se confiner et de manière intelligente. L’erreur évidemment est de vouloir agir sur tous les fronts en même temps. D’abord, il faut chercher le patient zéro, c’est-à-dire l’individu et le terminal par lesquels l’attaque est passée pour toucher le système dans son ensemble. Sans cela, il est impossible déterminer l’angle d’attaque et même les objectifs cybercriminels ainsi que leur présence effective. Ensuite chercher à déterminer les raisons de la cyberattaque. Par ailleurs, déterminer les ressources précieuses et s’assurer qu’elles n’ont pas été touchée par l’attaque, et faire en sorte de les mettre hors de portée. Enfin développer les méthodes pour atténuer au maximum la cyberattaque voir l’endiguer totalement.

5 : La prévention avant tout

il a été démontré que la plupart des entreprises qui ont déjà subi une cyberattaque ont commencé à investir de manière très importante la sécurité informatique. Le mieux c’est de ne pas attendre à être d’abord une victime. L’investissement dans la sécurité informatique s’aperçoit au niveau des compétences embauchées dans l’entreprise, mais aussi au niveau du matériel et des partenariats. Sans oublier la formation des collaborateurs et l’assurance cyber.

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Lutte contre la cybermalveillance : les équipes de cybersécurité au soutien informatique

La crise sanitaire continue et les conséquences qui vont avec.

Le travail à distance aujourd’hui est certes devenu une tendance, mais une tendance malheureusement qui affecte la sécurité des entreprises des autres organisations, et cela, au niveau de la sécurité des systèmes d’information. Cette inquiétude est au centre de plusieurs actions menées par les entreprises et même les structures publiques.

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La pandémie du coviD-19 contraint même certains professionnels de la sécurité à travailler à distance. Et la moitié de ses professionnels ont été réaffectée en soutien informatique, en attendant que les organisations puissent s’adapter à la nouvelle tendance du télétravail. Car jusqu’à présent, l’épée de Damoclès trône au-dessus de la cybersécurité.

Dans une enquête pour déterminer l’impact de la pandémie du Coronavirus sur la sécurité informatique, l’International Information System Security Certification Consortium a noté que depuis la mise en place des mesures de distanciation sociale et de confinement général et autres mesures destinées à contenir la propagation du virus, 47% des professionnels interrogés ont affirmé avoir été réaffectés vers des tâches informatiques classiques, et cela sur une adaptation croissante des mesures de télétravail. Par ailleurs, l’étude a démontré aussi que les équipes de sécurité travaillent à distance dans 90% des cas étudiés alors que les 10 % restant se rendent bel et bien toujours sur le terrain. Cela pourrait s’expliquer par le fait que leurs tâches soit assez sensible pour être exécutées à distance ou soit  leur entreprise ne dispose pas de moyens nécessaires pour envoyer l’ensemble du personnel en télétravail à temps plein. Et malheureusement, dans un cas majoritaire, ces différentes tâches sont confrontées à une lutte constante contre la cybercriminalité qui ne fait que croître.

En effet les incidents de sécurité se sont accrues considérablement. De façon générale, 23 % des entreprises approchées lors de l’etude ont assuré que le nombre d’attaque informatique a augmenté depuis le passage de plusieurs employés en télétravail. D’autres signalent même être confrontés au double des attaques habituelles. Par ailleurs, 30 % des professionnels de la cybersécurité, après leur réaffectation aux tâches informatiques classiques assurent avoir observé une certaine augmentation des incidents liés à la cybersécurité.  Cela est de même pour ceux qui n’ont pas été réaffecté, qui constituent seulement 17 % des professionnels. Mais le problème est le même.

Les cyberattaques se multiplient encore et encore. On peut conclure part cela que les entreprises qui ont procédé à des invitations c’est-à-dire d’équipe à de cybersécurité vers le soutien informatique sont les plus exposés à cette recrudescence de cybermalveillance. Et cette volonté des cybercriminels de vouloir profiter au maximum des conséquences de la pandémie est un fait à prendre en considération. Malheureusement les portes d’entrée se sont multipliées avec des particuliers qui travaillent dorénavant depuis chez eux et qui ne maîtrise pas malheureusement tous les contours nécessaires pour une cybersécurité efficace. « COVID-19 nous a apporté tous les ingrédients nécessaires pour alimenter la cybercriminalité : 100% de travail à domicile avant que la plupart des organisations ne soient vraiment prêtes, le chaos causé par les problèmes techniques qui affectent les travailleurs non habitués à la FMH, la panique et le désir d’en savoir plus et la tentation de visiter des sites web non vérifiés à la recherche d’informations de dernière minute. » a souligné un des professionnels interrogé.

Du côté des équipes de sécurité, dont le nombre à malheureusement dépéri, elles ont toujours du mal à s’organiser et surtout à trouver les ressources qui sont nécessaires pour assurer convenablement la tâches qui leur ai confiée. 15 % de ces équipes déclare ne pas avoir suffisamment d’outils pour remplir correctement la tâche de protéger les travailleurs et 34 % affirment que même s’ils ont les outils pour le moment cela risque de ne pas être suffisant pour une plus longue durée. « Le partage de ces informations aide nos membres et les autres professionnels du secteur à comprendre les défis auxquels leurs pairs sont confrontés et, espérons-le, à réaliser qu’ils ne sont pas seuls, même si beaucoup d’entre eux se sentent isolés alors qu’ils s’adaptent au travail à domicile. » a noté Wesley Simpson, le coordonnateur de l’International Information System Security Certification Consortium.

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L’intelligence artificielle peut-elle venir au secours de la cybersécurité ?

Il faut reconnaître que l’intelligence artificielle et le machine learning ont beaucoup affecté le paysage de l’informatique ces 5 dernières années.

Leur apparition a été synonyme de beaucoup de changements, d’évolution mais aussi d’espoir. Leur intervention dans la sécurité informatique a peut-être été le coup de pouce qui était tant attendu depuis longtemps. Ce qui fait que pour le moment, l’intelligence artificielle est la star du paysage IT. Pour le média Forbes, c’est l’avenir de la cybersécurité. Le Gartner la classe dans le top 10 des tendances technologiques 2019-2020.

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Une telle importance accordé à cette technologie impacte grandement la conviction des professionnels de la sécurité informatique. Dans une étude récente fournie par la Capgemini Research Institute et menée auprès des cadres supérieurs dans le secteur de la cybersécurité, il a été révélé que :

– 69% , donc plus de un tiers des entreprises pense ne pas être en mesure de contrer une attaque informatique sans l’aide de l’intelligence artificielle.

– 69% ont déclaré que l’intelligence  Artificielle rend la détection des malwares et actes de cybermalveillance, plus précise et efficace.

– 60% des professionnels ont estimé qu’elle permet de renforcer l’efficacité du travail des analystes en sécurité, car elle aide à réduire le temps que ces derniers consacrent à analyser des faux positifs, ce qui les rend plus productif.

– 2020, plus de 70% des entreprises compte procéder à un déploiement  de système d’intelligence Artificielle.

Cependant, une question se pose : les capacités de l’intelligence artificielle ne sont-elles pas en train d’être surestimer ?

Pour les spécialistes de la spécialistes, sont rôle dans le secteur de sécurité est indéniable. « L’IA et ses domaines associés, à savoir le Machine Learning, le traitement en langage naturel et l’automatisation des processus robotiques, sont peut-être des termes  tendances aujourd’hui, mais le phénomène n’a rien de nouveau dans le monde de la cybersécurité (…) Le filtre anti-spam par exemple, est l’une des premières occurrences du Machine Learning, remontant au début des années 2000. Au fil des années, le niveau d’analyse de cet outil est passé du filtrage de certains mots à l’analyse précise d’URL, de domaines, de pièces jointes, etc. ». Expliquait Martin Mackay, Vice-Président Europe chez Proofpoint. Il continue ses développements en ces termes :  « Mais ce sont les derniers développements en matière d’IA qui attirent l’attention du secteur. Et pour cause. L’IA a fait de grands progrès, contribuant à la défense de toute une série de vecteurs de menace tels que la détection de la fraude, des logiciels malveillants, des intrusions, le calcul des risques et l’analyse du comportement des utilisateurs et des machines, étant les cinq principaux cas d’utilisation. Ces utilisations sont d’ailleurs de plus en plus courantes : les recherches de Capgemini ont montré que plus de la moitié des entreprises ont déjà mis en œuvre au moins cinq cas d’utilisation à fort impact. »

Mais doit-on accorder suffisamment de crédit à l’intelligence artificielle pour cela. ? Car, s’il est indéniable aujourd’hui que cette technologie a son utilité dans le secteur de la sécurité informatique, l’on ne se demande pas, du moins pas suffisamment, quels pourraient être ses inconvénients. C’est d’ailleurs pour cette raison que Martin Mackay rappelait ceci : « Malgré tous ses mérites, l’IA n’est pas l’unique sésame à employer face aux cybermenaces.

Ses capacités à réaliser des analyses approfondies et dans des délais beaucoup plus courts que l’homme ne se substituent pas pour autant à l’importance d’une intervention humaine. ». C’est pourquoi, il serait préférable de voir cette technologie comme étant un simple outils, aidant dans les équipes de sécurité informatique et non le moyen qui est censé les remplacer. Car c’est comme ça qu’on pourra construire une cyberdéfense très robuste. La technologie et l’humain doivent s’unir. En effet « Une étude récente du Massachusetts Institute of Technology (MIT ) a montré qu’une combinaison d’expertise humaine et de systèmes de Machine Learning – appelée « Machine Learning supervisé » – est beaucoup plus efficace que les humains ou le ML seuls. Le modèle supervisé est même jusqu’à dix fois plus performant que son équivalent en ML seul. » notait Martin Mackay. Car si l’intelligence artificielle est suffisamment compétente pour stopper plusieurs types des Cyberattaques, il n’en demeure pas moins qu’elle reste totalement inefficace face à d’autre, par exemple l’ingénierie sociale a travers la célèbre fraude au président. Dans ce contexte « L’IA reste un outil puissant pour renforcer les politiques de cyberdéfenses mais ne peut être considéré comme l’unique remède de toutes les menaces existantes. » concluait l’expert.

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Comment décrire l’avenir de la cybersécurité

La cybercriminalité évolue.

Les hackers réussissent toujours à contourner les systèmes de défense peu importe à quels degrés ces derniers sont sophistiqués. Dans la majeure partie des cas, la faute vient de l’humain qui constitue selon les spécialistes, dans le maillon faible de la sécurité informatique. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’idée de faire protéger les machines par d’autres machines ne fait que croître.

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Dans un contexte ou la pandémie du coronavirus a eu plus d’effet sur l’aspect informatique qu’on ne l’aurait cru, le groupe de cybercriminels tentent de faire de leur mieux pour profiter de cette pandémie. Les victimes n’en manque pas car le télétravail on a créé encore plus. À ce niveau, tout le monde est exposé. De l’entreprise privée à la structure publique en passant par les infrastructures industrielles. C’est d’ailleurs dans ce contexte, de la CISA (Cybersecurity and Infrastructure Security Agency), agence affiliée au département de la sécurité intérieure des États-Unis, et le NCSC (National Cyber ​​Security Center) du Royaume-Uni ont émis de façon conjointe, l’alerte « COVID-19 Exploited by Malicious Cyber » en début de ce mois-ci. « Si vous êtes au ministère de la Défense, votre doctrine dit terre, mer, air, espace, cyber. Un domaine de guerre entièrement nouveau, mais fondamentalement, un domaine entièrement nouveau de l’existence humaine. C’est vraiment perturbant », a souligné le général Michael Hayden lors d’un discours à l’ouverture au Sommet d’hiver de 2017 organisé par l’Institut des technologies des infrastructures critiques (ICIT).

Sans le savoir l’autorité américaine, était en train de prédire une situation qui allait se produire plus tard c’est-à-dire cette année, en 2020. Dans son approche assez militaire, il demande de considérer les cybercriminels et leurs complices comme étant une armée d’envahisseurs. De la sorte il fallait considérer leurs interventions comme des attaques de guerre et réagir alors en conséquence : « Nous nous auto-organisons et utilisons des modèles commerciaux pour guider notre auto-organisation », note le général Hayden.  Il ajoutera alors : « Nous devrons compter sur nous-mêmes et sur le secteur privé d’une manière que nous ne comptons pas sur nous-mêmes pour la sécurité. ». Ces appels à l’action contre ses envahisseurs de cyber criminels répondent bien sûr à une réalité qui ne peut-être occultée. Et les entreprises sont les premières à subir les conséquences. L’idée de concevoir des machines qui se protègent entre elles serait l’idée d’une technologie assez innovante qui pourrait peut-être palier à l’inconvénient de l’humain dans ce secteur.

Par ailleurs, une telle technologie est loin d’être utopique ou fantaisiste. Selon certains experts en l’occurrence, David McNeely, le chef de la stratégie de Centrify, à l’aide de clients intégrés aux systèmes d’exploitations, il est possible selon l’approche Centrify d’obtenir un pareil résultat. « Le client est conçu pour permettre à l’ordinateur d’authentifier les utilisateurs. Il doit avoir une relation de confiance avec le service d’identité faisant autorité dans l’organisation qui gère les comptes d’utilisateurs, il s’agit généralement d’Active Directory. La relation entre le compte d’ordinateur et la confiance est ce qui permet une authentification forte des demandes de connexion des utilisateurs », explique-t-il. Il note par la suite: « Les machines d’autodéfense répondent au changement de paradigme qui se produit dans la cybersécurité aujourd’hui, où la protection ne peut pas être appliquée à la frontière du réseau. Dans le passé, les administrateurs de confiance étaient définis par les administrateurs à l’aide d’outils de protection réseau tels que les VLAN, les pare-feu et les VPN afin de protéger un groupe de machines sur ce réseau. Avec des machines autodéfensives, il est possible de mettre en œuvre une véritable approche Zero Trust plus complètement là où le réseau ne peut pas faire confiance. ».

Atteindre un tel point serait l’idéal pour lutter juste au niveau avec les cybercriminels qui jusqu’à présent ont toujours eu une longueur d’avance sur les spécialistes de la sécurité. Et dans un contexte de cyberguerre, toute arme est bonne à prendre. « Dans cette nouvelle ère de cyberguerre, les soldats auront besoin de leur propre gilet pare-balles et de leurs propres outils pour se défendre contre un adversaire. De même, il est important d’armer chaque serveur de défenses appropriées pour se protéger contre les cybermenaces. » concluait Louis Colombus, directeur de la gestion globale des produits cloud chez le fournisseur Ingram Cloud.

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