Archives pour la catégorie Cyber-sécurité

La cyber-sécurité est un domaine très spécial que les experts qualifient comme « redoutable ». Elle concerne à la fois les ordinateurs, les smartphones, les appareils connectés… tout ce petit monde sensible à la sécurité Internet.

Avast veut se débarrasser de Jumpshot face à la polémique

Il semble bien que la firme de cybersécurité ne veuille plus prendre de risques concernant son image qui a vraiment pris un coup ces derniers temps.

« En décembre 2019, nous avons rapidement pris les mesures nécessaires pour répondre aux normes des boutiques d’extensions des navigateurs et nous sommes maintenant conformes à leurs exigences en ce qui concerne nos extensions de sécurité en ligne. Dans le même temps, nous avons complètement cessé d’utiliser les données des extensions de navigateur à d’autres fins que le moteur de sécurité principal, y compris le partage avec notre filiale Jumpshot.

Nous veillons à ce que Jumpshot n’acquière pas d’information d’identification personnelles, notamment le nom, l’adresse email ou encore les coordonnées. Les utilisateurs ont toujours eu la possibilité de refuser de partager des données avec Jumpshot. En juillet 2019, nous avions déjà commencé à mettre en place un choix explicite d’acceptation ou de refus pour tous les nouveaux téléchargements de notre logiciel, et nous invitons maintenant nos utilisateurs gratuits actuels à faire un choix d’acceptation ou de refus, un processus qui sera achevé en février 2020.

Notre politique de confidentialité détaille les protections que nous mettons en place pour tous nos utilisateurs. Ces derniers peuvent également choisir d’ajuster leur niveau de confidentialité en utilisant le large éventail de paramètres disponibles dans nos produits, y compris le contrôle de tout partage de données à tout moment. Nous nous conformons volontairement aux exigences du RGPD et de la Loi sur la protection du consommateur de Californie (CCPA) en matière de protection de la vie privée pour l’ensemble de notre base d’utilisateurs mondiale.

Nous avons une longue expérience de la protection des appareils et des données des utilisateurs contre les logiciels malveillants. Nous comprenons et prenons au sérieux la responsabilité d’équilibrer la vie privée des utilisateurs avec l’utilisation nécessaire des données pour nos principaux produits de sécurité. » réagissait ainsi Avast, face au différentes critiques dont elle était la cible ces derniers temps.

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À titre de rappel, tout commence véritablement le 27 janvier, depuis la publication d’une étude menée par 2 plateformes News en ligne spécialisées dans la sécurité informatique, Motherboard et PCMag. Étude dans laquelle il mettait en évidence certaines pratiques de la société de cybersécurité pouvant être qualifiées de quasi frauduleuses. En effet il semblerait (et cela n’a pas été démenti par Avast d’ailleurs) que cette dernière commercialisait certaines données de ses utilisateurs, générées par leur activité sur le web, à travers certaines différent de ces extensions, par l’intermédiaire de sa filiale marketing dénommée Jumpshot.

Aujourd’hui face à la pression de l’opinion publique qui n’a fait qu’accroître depuis ces derniers jours, Avast annonce publiquement qu’elle va fermer sa filiale marketing. A ce propos, le PDG de la société de cybersécurité déclare : « parce que la protection des utilisateurs est la priorité absolue d’Avast, nous devons inculquer cette valeur dans l’ensemble de nos services et de nos produits. Toute pratique contraire est inacceptable. Pour ces raisons, j’ai décidé, avec l’appui de notre conseil d’administration, de mettre fin à la collecte de données de Jumpshot et de mettre fin aux activités de Jumpshot. Cette décision prend effet immédiatement. »

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Attaque de Bouygues construction : 3 choses à savoir

Depuis maintenant 6 jours, la branche construction du groupe Bouygues est victime d’une attaque informatique.

Selon les informations qui circulent sur le sujet, les pirates informatiques auraient utilisé un logiciel de rançonnage dénommé Maze. Les pirates informatiques à ce sujet réclame la somme 10 millions d’euros pour non seulement permettre à Bouygues Construction de déchiffrer ses données cryptées, mais aussi pour ne pas divulguer plus de 200 GO de données informatiques dérobées à la société. Ce qui est étonnant dans cette histoire, le c’est que l’attaque surgit tout juste à la fin du fameux forum international de la cybersécurité.

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L’information du piratage informatique a été confirmé le 1er janvier par le groupe français qui a voulu noter ceci : « Par mesure de précaution, les systèmes d’information ont été arrêtés afin d’éviter toute propagation. »

Si tout est mis en œuvre pour que le retour à la normale soit possible dans les plus brefs délais, il n’en demeure pas moins que cet acte de cybercriminalité représente déjà ce que sera l’univers de la sécurité informatique pour 2020. Concrètement voici les trois choses que vous devez retenir concernant l’attaque de Bouygues construction.

1- La nature de l’attaque informatique

Selon l’information qui a été propagée dans différents médias et selon certaines déclarations de l’entreprise française,  l’attaque qu’aurait subi Bouygues construction serait de type ransomware. Le programme se serait propagé «  depuis les serveurs du groupe au Canada (situés à Toronto et à Vancouver) pour toucher l’ensemble de son sytème d’information. » cite le site sur la sécurité Informatique, Zataz. Le programme utilisé se nomme Maze. Une rançon d’environ 10 millions d’euros a été exigé de la part des pirates informatiques pour ne pas qu’il diffuse des données subtiliser d’un volume de 200 Go.

Le programme Maze est un malware qualifié dans la catégorie des Ransomware-as-a-Service. « Maze est opéré par au moins un groupe cybercriminel spécialisé dans le Big Game Hunting » notait le rapport l’ANSSI. Par la suite un groupe de pirate informatique a été évoqué. On parle de TA2101 « Si Maze était initialement distribué au travers de sites piégés à l’aide d’exploit kit (Fallout EK, Spelevo EK) et aux couleurs de fausses plateformes d’échange de cryptomonnaie, de nouvelles campagnes d’attaques ont eu lieu à partir de fin octobre 2019 s’appuyant sur des courriels malveillants prétendument issus d’organismes étatiques italiens, allemands ou américains. ». En effet, il a été retenu, qu’une entreprise de sécurité dénommé Allied Universal et une autre Southwire ont subit une attaque au travers du même programme informatique.

2- Les menaces contre Bouygues construction

Selon son mode opératoire, le programme informatique Maze menace ses victimes de dévoiler leurs données subtilisées, cela si seulement l’entreprise française refuse de verser la rançon: « If they don’t pay the full dump from their servers will be released to the public. And then they can be sure they will be ruined in lawsuits. ». Il se pourrait même que se soit le même qui été utilisé contre la société de transfert d’argent Travelex, le mois dernier.

3- Comment se porte le système informatique de Bouygues Telecom ?

Dans un communiqué le groupe français a signifié que : « Les équipements sont progressivement remis en service après avoir été testés (…)  L’activité opérationnelle des chantiers n’est pas perturbée à ce jour. ».  Cependant on apprend que des experts de Microsoft et de McAfee ont été automatiquement dépêchés pour aider à rétablir le système du groupe français. Bouygues construction promet de faire un nouveau communiqué la semaine à venir.

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Les structures financières, cibles privilégiées des hackers ?

La fin de l’an 2019 et début de l’année 2020 n’a pas été tranquille pour le financier Travelex.

En effet l’entreprise de transfert d’argent britannique a subit une attaque informatique qui a affecté son système d’informations à l’international. Plusieurs services ont dû être mis hors ligne tel que le site officiel de la société financière.

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D’ailleurs, 2019 a connu son lot de mésaventures au niveau des institutions financières. Car s’il faut le dire, Travelex n’est qu’une victime parmi tant d’autres du piratage informatique. À titre d’exemple nous pouvons prendre référence comme la banque américaine Capital One, l’un des plus grands fournisseurs de carte de crédit aux États-Unis. Suite à un piratage informatique, l’institution financière a malheureusement vu les données personnelles appartement à plus de 100 millions de ses clients et autres prospects.

Presque un tiers de la population des États-Unis, qui fut affecté par cette attaque informatique d’ampleur remarquable. Et ce n’est pas tout car, quelques jours plus tard c’est au tour d’une banque canadienne Desjardins qui essuya à son tour une cyberattaque qui a découlé par la divulgation des données appartenant à 4,2 million de sa clientèle en banque.

En remontant vers le début de l’année 2019, certaines banques ont déjà été victimes les cyberattaques Bank of Valletta, la plus grande banque de Malte. Dans ce cas d’espèce, les pirates informatiques avaient tenté de s’emparer de plus de 13 millions d’euros.

Un peu plus en arrière, c’est-à-dire en 2017, les clients de la banque italienne UniCredit, avaient presque failli être piraté. Environ 400 000 clients ont couru le risque de voir leurs données financières dérobées par des cybercriminels. Ainsi de suite… « Aujourd’hui, 50 % des attaques connues sont d’origine étatique et, parmi elles, 20 % concernent le secteur bancaire », notait Thierry Olivier, directeur de la sécurité des systèmes d’information pour le groupe « Société Générale ».

Hormis les attaques classiques aux programmes Informatiques malveillants, d’autres systèmes continuent de voir le jour. Le jackpoting a un moment en Europe pris de l’ampleur de sorte à faire oublier littéralement les attaques classiques contre les institutions financières. Les dégâts coûte chers, et la réaction des victimes se fait souvent lente dépassées par les capacités virulentes des pirates informatiques et ont toujours un coup d’avance. A ce propos, Guillaume Vassault-Houlière, directeur de YesWeHack, une start-up de solution informatique de sécurité explique ceci : « Dès lors que vous avez une activité BtoC, c’est-à-dire qui vise des particuliers, vous êtes plus exposé aux cyberattaques, car les données personnelles ont une valeur et peuvent être revendues (…) Aujourd’hui, au moins 30 % de notre chiffre d’affaires est réalisé auprès d’entreprises du secteur de la finance. Nous travaillons à la fois avec de grandes banques européennes et asiatiques et des fintech »

Pour conclure, il faut tout simplement noter que les institutions financières sont des de plus des cibles privilégiées des pirates informatiques à l’instar des structures de santé. Pour 2020, il faut s’attendre à une recrudescence de ces attaques Informatiques qui ont pu rapporter gros à leurs initiateurs.

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Bilan des attaques informatiques en 2019 : le ransomware largement en tête

Si 2019 a été qualifiée d’année de piratage informatique, pour d’autres chercheurs, 2019 est l’année du ransomware.

Un grand nombre d’attaques Informatiques basée sur ce programme informatique a été observé, et les dégâts ont été des plus visibles. En effet, selon un rapport délivré par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information, le 29 janvier, l’autorité de la sécurité informatique française a dû intervenir plus de 69 fois pour réagit face à une infection liée rançongiciels. Selon Guillaume Poupard, le directeur de l’institution : « C’est une courbe exponentielle (..) La question qui se pose, c’est comment on traite toujours plus de cas.

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C’est très inquiétant. Quand il y aura 10 attaques de rançongiciels en même temps, on devra faire des choix, et l’agence se concentrera sur ce qui est critique ; ce qu’il faut éviter, c’est d’avoir à faire des choix trop durs. » il ajoutera par la suite : « La menace informatique la plus sérieuse ».

Dans le rapport délivré par l’Agence française la sécurité informatique, une majorité des attaques subies par les structures françaises sur la base de rançongiciels auraient plus touchées les institutions de santé. En dehors de cela, certains grands groupes ont dû passer par la case ransomware. On fait notamment allusion au groupe M6, Fleury Michon ou encore le cabinet de conseil Altran. Par rapport à l’entreprise, les dégâts ont été plus ou moins conséquents. En dehors des institutions de santé, les collectivités territoriales ont été aussi la victime de choix en 2019 de pirate informatique au ransomware. Pour l’ANSSI, les logiciels de rançonnage se présente comme « la menace informatique la plus sérieuse pour les entreprises et institutions ».

De façon pratique, l’on a observé qu’une grande partie des victimes de ce type de piratage informatique le sont malheureusement de tout hasard. C’est comme si les pirates informatiques pratiquaient ce qu’on appelle « la pêche au chalut. ». Sans cibler une personne ou une structure en particulier, ces derniers tentent d’infecter le maximum de personnes. Car pour eux, cela est gage de revenus. Et cela marche dans beaucoup de cas, dans une alternative ou les structures ou individus ont les systèmes de sécurité qui ne sont pas mis à jour où deficiente : « Toute entreprise, institution ou particulier ayant un accès à Internet peut être infecté par un rançongiciel s’il n’a pas mis en œuvre des mesures de sécurité informatique basiques » note l’Anssi.

Selon les acteurs de la cybersécurité, ces derniers mois, il a été observé une forte croissance des attaques aux rançongiciels. Mais la particularité de ces attaques était qu’elles devenaient de plus en plus ciblées. Visant en particulier les structures établies comme étant des cibles idéales par les cybercriminels. Ce qui crée bien-sûr plus de dégâts du côté des victimes mais rapporte plus du côté des pirates. « Les infections par ce type de programmes sont précédées par des opérations de renseignement et d’infiltration dignes des opérations d’espionnage étatiques les plus évoluées » explique l’Anssi.

Cela peut prendre souvent des mois voire même une année, le temps pour les pirates de façon discrète de faire des repérages, de cibler des fichiers et infrastructures très discrètement. Si le nombre de tentative par ce genre de procédé est réduite, il n’en demeure pas moins quel rapportent plus. Et il n’est pas rare de voir certains pirates informatiques empochés des sommes pouvant dépasser même le million de dollars. Ils est même fait mention de certains groupes ayant réussi à extorquer plus de 100 millions de dollars. C’est cas des pirates informatiques à l’origine du programme de rançonnage GrandCab. Selon cette dernier, le programme informatique leur a permis d’empocher en un an, plus de 150 millions de dollars.

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Avast, l’entreprise de cybersécurité est accusée de vendre des données de ses utilisateurs

Utilisé par environ 435 millions d’individus à travers le monde, Avast est un antivirus gratuit assez célèbre dans le milieu faisant partie des meilleurs du moment.

Cependant, depuis quelques temps, la société éditrice de la solution antivirus qui porte d’ailleurs le même nom, Avast, est tombée dans une polémique où elle est accusée de commercialiser les données de ses utilisateurs.

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Selon les résultats d’une enquête conjointe menée par le site « Motherboard » et le magazine en ligne « PCMag », la société de sécurité informatique a tendance à emmagasiner les données liées aux recherches effectuées par ces utilisateurs, et qu’elle enregistre en plus de cela les différents achats et clics effectués par ces derniers. Apparemment le commerce de données d’utilisateurs fait par Avast, se ferait à travers sa filiale Jumpshot, qui lui a déjà permis de traiter avec de grands groupes du numérique tels que Microsoft, Google, ou encore Pepsi, Home Depot, et Yelp. Et selon le rapport de l’enquête, les produits dérivés de cette collecte de données d’utilisateurs peuvent rapporter des millions de dollars à la société de cybersécurité.

L’un des outils de Avast qui pose problème est sans nul doute All Clicks. Un programme informatique permettant de collecter toutes les données relatives aux différents comportements des utilisateurs des clics et des recherches que ces effectuent sur internet. « . Il est par exemple possible de savoir, à la milliseconde près, sur quel site naviguaient les utilisateurs et utilisatrices et quels liens étaient cliqués. » selon une étude.

Pour se défendre, la firme de cybersécurité Avast a affirmé qu’elle rendait anonyme les données informatiques qu’elle collectaient pour les commercialiser via Jumpshot. De la sorte il était impossible de remonter à l’identité même des utilisateurs concernés. Selon lui, la collecte de données consiste tout simplement à déterminer certaines grandes tendances d’usage sur les grandes plateformes du web tel que Amazon ou sur YouTube. Mais tout ceci serait-il purement théorique ? la question est belle et bien légitime car selon l’enquête menée par les deux médias en ligne, il se pourrait que cela ne soit pas véritablement le cas.

Les données ne sont pas toujours anonymisées. En effet, Motherboard et PCMag ont assuré que l’une des plus importants réseaux au monde regroupant plusieurs agences de publicité et de communication, dénommé Omnicom, aurait acheté un ensemble de données numériques composées des informations souvent nominatives ou indicatives. Des informations permettant d’identifier les appareils utilisés par les utilisateurs.

Par ailleurs Avast a voulu notifier le fait que que les utilisateurs de sa solution antivirus ont toujours eu le droit de refuser que leurs données personnelles soient partagées. Et que cela est toujours le cas. La société de cybersécurité notifie que depuis juillet 2019 elle a entrepris un ensemble de campagne d’information permettant d’obtenir le consentement explicite des utilisateurs de son logiciel antivirus gratuit quand aux partages de données personnelles de navigation. Lors de la première polémique qui a impliqué le navigateur Firefox, qui avait décidé de supprimer des extensions du logiciel Avast sous prétexte qu’elles collectaient des données liées aux navigations de ces utilisateurs, Ondrej Vleck, le PDG de Avast avait signifié ceci : « Avant d’arriver sur les serveurs d’Avast; les données sont débarrassées de tout ce qui pourrait dévoiler l’identité d’une personne, comme un nom dans une URL; ou le moment de connexion à Facebook ».

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