Et si l’administration Française était exposée à de multiples failles de sécurité

L’ancien agent de la DGSI a mis récemment en évidence certaines failles de sécurité.

Un ex-agent de la DGSI pointe les failles du département de renseignement intérieur. Il est connu sous le pseudonyme de Haurus. Ces faits d’arme, il aurait vendu plusieurs informations de nature confidentielle il aurait puisé dans les fichiers de la police nationale. Ayant fait de la prison et libéré après avoir purgé sa peine, l’ancien agent de la DGSI a publié un livre, disponible sur Amazon. Son objectif est d’interpeller les avocats sur les enquêtes et pour ce qui touche la téléphonie.

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Son nom à l’état civil est Cédric D, cet ancien agent de la lutte contre le terrorisme a été au cœur d’un scandale qui a remué les services de renseignement intérieur français. Son jugement pour avoir commercialiser des informations confidentielles de la police est toujours en attente. Mais en attendant cela, ce dernier a décidé d’éditer un livre.

« C’est la première fois que je vois un ancien OPJ expliquer comment il travaille » note Jean-Marc Manach, un journaliste, spécialisé dans les questions de sécurité informatique.

Interrogé sur les raisons qu’il aurait pu le pousser à commettre cette infraction, l’ancien agent de la DGSI déclare : « J’ai perdu totalement le contrôle. » :

« C’est la première fois que je vois un ancien OPJ (officier de police judiciaire) expliquer comment il travaille (…) Jusqu’à présent, on savait ce que c’était que la Plateforme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ). On avait accès aux codes de procédure pénale, ou encore à Légifrance, pour trouver combien ça coûte d’obtenir un numéro de téléphone, etc. Mais on n’avait pas de témoignage de première main sur comment c’était utilisé. » explique Jean-Marc Manach.

Grâce à son témoignage, il est possible dorénavant de s’apercevoir des différentes failles qui affectent au le système selon le journaliste Jean-Marc Manach. « Ce qui a motivé apparemment Cédric dans la rédaction de ce guide pratique, c’est quand il a découvert que les officiers et les magistrats qui enquêtaient sur lui, utilisaient mal les informations issues de la téléphonie mobile. Il voyait que c’était utilisé uniquement à charge et pas à décharge. » indique ce dernier.

« Ces révélations pourraient aider tous ces professionnels et les étudiants du droit à mieux comprendre comment se saisir de ces preuves techniques, pour améliorer la justice, que les procès soient plus équitables ».

Dans certains sens, l’ancien agent de la DGSI n’est pas dans la catégorie des lanceurs d’alerte. En effet, les informations qu’il a divulguées ne revêtais pas véritablement un caractère secret.

« Il explique comment des professionnels du droit comme les magistrats, les policiers ou les avocats, peuvent se tromper si jamais n’ils exploitent mal les données issues de la téléphonie mobile » explique ce dernier.

 En guise de rappel il faut signifier que Cédric D a été interpellé par ses propres collègues au siège même de la DGSI. L’arrestation a eu lieu en septembre 2018. Aujourd’hui il a été libéré, en attente de son jugement qui doit en principe avoir lieu d’ici la fin de l’année. Le procès impliquera plusieurs autres complices et même clients de ce dernier.

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