Archives pour la catégorie Cyber-sécurité

La cyber-sécurité est un domaine très spécial que les experts qualifient comme « redoutable ». Elle concerne à la fois les ordinateurs, les smartphones, les appareils connectés… tout ce petit monde sensible à la sécurité Internet.

Les applications de traçage contre le coronavirus, une décision qui doit relever des Etats

Dans les définitions de stratégie de lutte contre la prolifération du coronavirus, l’idée a été émise d’établir un système de traçage des individus.

De la sorte, les individus pourraient alors être alertés lorsqu’ils ont été en contact avec des personnes détectées positif au CoviD-19. Si cela est encore un projet pour certains États et autres institutions, d’autres l’ont déjà mis en pratique l’instar de la Corée du Sud. Pourtant la question reste toujours sensible. Pour beaucoup de personnes, cette question ne doit pas être traité de manière banale.

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Le PDG de l’Inria (l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique), Bruno Sportisse estime que le projet de création de système de traçage des citoyens ne doit relever que des Etats. Sa position se situe après un rapport qui devrait être produit par son institution concernant la future application qui sera utilisée pour aider à la circonscription de l’épidémie. La proposition de l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique dans le document qui sera fourni porte essentiellement sur la gestion des données, qui devraient être confiées aux autorités sanitaires, pour non seulement gagner en efficacité mais pour éviter de mauvaises interprétations de données. Cela gagnera en crédibilité mais aussi permettra de réduire au maximum les faux positifs. « Si l’application génère trop de faux positifs, ce n’est pas tolérable, ça veut dire qu’il faut changer des choses dans le système. Pour que ça puisse avoir lieu, il faut que l’autorité sanitaire ait la main » sur le système et son algorithme, Soulignait à l’AFP M. Sportisse.

« Les données, partagées volontairement à la suite d’un dépistage, seraient les identifiants anonymes et temporaires des appareils croisés pendant la période d’incubation du virus: rien qui permette de retrouver l’identité des personnes concernées ou de recomposer leurs interactions sociales. » décrit le Dirigeant de l’INRIA.

Mais cela ne suffit pas pour mettre fin au débat. L’importance du serveur central dans ce débat rend encore plus difficile la prise de position, surtout que cela a pratiquement stoppé une initiative à l’échelle européenne. Si le principe de l’anonymat et du respect des règles de protection relatives aux données personnelles a été mis en avant, il n’empêche que rien n’est si évident en matière de gestion des données. Par ailleurs, des chercheurs de l’École polytechnique de Lausanne, en Suisse, qui avaient auparavant proposé un projet un peu plus décentralisé, se sont inquiétés face au manque de transparence dans l’organisation et l’orientation dont font preuve les États lors de tel projet. Pour ces derniers, les solutions centralisés sont des risques et facilitent à coup sûr les manipulations de données. Sur cette question, M. Sportisse rassure en expliquant que : « Plusieurs protocoles sont mis en concurrence. C’est sain, c’est le jeu des échanges scientifiques. ». Il ne partage pas clairement les idées qui partent sur « les qualités supposées d’un système décentralisé. » qui « ne relèvent pas de la rigueur scientifique. » « Le pair à pair n’existe pas pour ce type de projets principalement en raison de l’impact des failles de sécurité qui pourraient exister. » ajoute-il. Pour lui : « Des approches supposées être très décentralisées, qui pourraient avoir les faveurs de communautés réticentes à accorder leur confiance à une autorité centrale » qui obligerait clairement à mettre en place et système qui va consister à stocker dans chaque terminal appartement aux utilisateurs différents identifiants. Il y aura trop des détails à prendre en compte et cela risque de porter atteinte à l’efficacité de l’outil. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il maintient sa position selon laquelle les protocoles doivent « relever des Etats. ».

Concernant l’implémentation logicielle du protocole proposé par l’Inria, le PDG de l’Institut a assuré que le code sera partagé librement. Cependant, il ne fait pas allusion aux partenaires produits qui seront engagés sur le problème, ni même le calendrier. Ce qui est certain, c’est que ce projet sera difficilement développé sans la participation des deux géants que sont Apple et Google, qui possèdent à eux deux, la quasi-totalité des parcs logiciels de smartphones à travers leurs différents systèmes d’exploitation. Sans oublier le fait que ces deux Américains ont décidé de collaborer sur un projet similaire. Cependant le leur est beaucoup plus inspiré des chercheurs de la Lausanne avec un système décentralisé qui est hors du contrôle des autorités sanitaires. « Notre protocole repose sur d’autres hypothèses (…) Les paramètres du modèle de transmission et les données statistiques ne doivent pas être entre les mains d’une compagnie privée, aussi innovante soit-elle. » leur répondait à l’AFP concernant une possible collaboration avec le privé, M. Sportisse qui ne manque pas d’ailleurs de saluer cette alliance « sans précédent dans l’histoire de l’informatique. ».

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Peut-on parler de campagne de dénigrement pour l’application HouseParty ?

Depuis plusieurs mois, l’application ludique de vidéoconférence Houseparty est impliquée dans une vague d’accusations et de démentis concernant la fiabilité de son utilisation.

En effet selon certains messages qui circulent, cette application serait impliquée dans plusieurs piratage. Même si cela a été plusieurs fois rejeté par l’éditeur, il n’en demeure pas moins que cette campagne continue. En effet on peut lire dans différents messages, ce genre de texte : « Effacez Houseparty ! Mon compte Spotify a été piraté après que j’ai installé l’application ! ». Les messages d’accusation sont en plusieurs langues, ils sont perceptibles sur différents réseaux sociaux.

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Notons que l’application de visioconférence dédiée spécial au jeu a été racheté en 2019 par Epic game, l’éditeur du jeu Fortnite, et avec le confinement qui a démarré depuis la moitié du mois de mars dernier, son utilisation s’est accrue considérablement à l’instar de de son confrère Zoom. Selon une étude menée par AppAnnie, le site Spécialisé, HouseParty s’est placé à la première place des applications les plus téléchargées sur iPhone depuis le 21 mars dernier

Par ailleurs, la société éditrice de Houseparty continue de démentir les différents propos lié à un quelconque piratage : « Tous les comptes Houseparty sont en sécurité », écrivait le compte officiel de la société sur Twitter, 30 mars. Elle continue en soulignant : « Notre service est sécurisé, n’a jamais été compromis et ne collecte pas les mots de passe pour d’autres sites. ». étant la filiale d’une société dont la valeur en bourse s’élève à plus de 15 milliards de dollars, les pertes financières seront énormes si la rumeur continuent de circuler et touchent la cible en plein cœur. « Je ne peux pas vous jurer que [Houseparty] ne contient aucun bug, parce que je n’ai pas pu analyser son code, et qu’il est presque impossible d’être certain qu’une application est exempte de bugs (…) Mais [les accusations publiées sur les réseaux sociaux] semblent sous-entendre que Houseparty est un logiciel malveillant, qui tente activement de pirater tous les aspects de votre vie en ligne, ce qui est hautement fantaisiste. » écrivait un chercheur en sécurité de l’entreprise sécurité informatique Sophos du nom de Paul Ducklin.

Pour le moment, pour ceux qui évoquent l’idée de piratage informatique, et ce qui comment à douter, aucune preuve ne justifie cette hypothèse.  Mais la rumeur ne se limite pas simplement au piratage pur et simple, il a aussi été question de fuite de données concernant les mots de passe. Ce qui aurait pu permettre à des personnes extérieures de se connecter à certains comptes d’utilisateurs en se servant de ces informations. Si l’on ne peut exclure la possibilité qu’il y ait une faille de sécurité ou même un bug quelconque, car cela existe dans toutes les applications possibles, dans le contexte ici cela semble bien curieux. En effet, il semble assez étonnant qu’une fuite de données touchant des milliers de personnes, à travers le monde, puisse passer aussi inaperçue, surtout des données de connexion tels que les mots de passe. Surtout qu’en cas de vol de mot de passe, le geste le plus recommandé généralement est de changer ces mêmes informations au lieu de désinstaller l’application concernée.

« A y regarder de plus près, une partie des témoignages publiés en ligne semblent par ailleurs sujets à caution. Non pas que leurs auteurs mentent forcément : plusieurs rapportent avoir été piratés par le biais d’e-mails frauduleux, très courants, qui peuvent parfaitement avoir été reçus sans qu’ils aient aucun rapport avec Houseparty ; certains attribuent à Houseparty des piratages ou tentatives de piratage sans autre lien que le fait d’avoir installé récemment l’application ». Notait Damien Leloup, journaliste au Monde. Certains ont même avoué qu’ils n’avaient pas pensé auparavant à l’application lors de leur piratage qu’après avoir pris connaissance des messages dans l’accusant directement. On pouvait lire dans certains témoignages : « Tout le monde devrait supprimer Houseparty, j’ai eu ces mails bizarres durant la semaine et je n’y ai pas plus pensé que ça avant de voir les tweets de tout le monde. ».

Malheureusement, l’application de visioconférence de jeux, n’a pas bonne réputation dans sa manière de gérer les données de ses utilisateurs. Sa popularité fait d’elle sujette à beaucoup de critiques et aussi de ragots de tout genre. Certaines pratiques et certaines exigences lors de l’utilisation de l’application y sont aussi pour quelque chose. En effet, HouseParty exigent bon nombre de permissions, trop de permission aux goûts de certains sans oublier qu’il enregistre les données de localisation sur sa version mobile. Par ailleurs, il lui a été beaucoup reproché d’avoir des conditions générales d’utilisation peu claires. Autant de points négatifs qui ont sûrement susciter une envie collective de mener une campagne de dénigrement. La société éditrice de l’application envisage de son côté une campagne rémunérée de dénigrement. Selon elle certaines personnes auraient été payées pour mener ce genre de dénigrement à plusieurs échelles. Si elle n’a pas expliqué les raisons qui lui pousse à croire cela, elle proposera le 31 mars dernier la somme de 1 millions à toutes personnes qui prouvera que « les récentes rumeurs de piratage ont été diffusées dans le cadre d’une campagne payée de dénigrement visant à nuire à Houseparty ».

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Télétravail et cybersécurité

Cela fait plus de 1 mois que le confinement général a été annoncé par le gouvernement Français.

Pour pallier au problème lié à une telle décision du gouvernement, plusieurs entreprises ont décidé de se tourner vers le travail à distance.

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Aujourd’hui en France en compte près de 8 millions de télétravailleurs. Une telle situation bien que nécessaire présente sur un certain plan beaucoup de risques. En effet, le télétravail expose de plus en plus les entreprises aux cybercriminels. Car, ces dernières sont contraintes à offrir leurs réseaux dans certaines conditions pour faciliter le travail à distance. Depuis lors, il a été observé une forte augmentation les cyber-attaques et des tentatives d’intrusions répétées. Les pirates informatiques ont le vent en poupe. Sachant que les employés et toutes les personnes impliquées dans ce genre de système ne sont pas toujours disciplinés, les désastres n’est jamais très loin. Alors l’on se demande comment faire pour assurer une position stable et sécuritaire vers le télétravail et se maintenir dans ce système jusqu’à la fin du Confinement. Comment arriver à se protéger les attaques incessantes des cybermalveillants ?

Il faut d’abord accepter une logique très claire dans le domaine de la sécurité informatique. Aucune entreprise, aucune structure publique comme privée n’est à l’abri des cybercriminels. Il n’y a pas de protection à 100 % quand on parle de cybersécurité. Le consultant en cybersécurité et en TIC, Régis Le Guennec notait ceci : « Aucune entreprise n’est protégée à 100% ». Cependant il précise une autre réalité. Si aucune entreprise en est protégé à 100 % de la cybercriminalité, cela n’exclut pas le fait que les entreprises en n’ont pas le même niveau de sécurité.  Car il y a une échelle. « Il y a un décalage. Les grandes sociétés ont déjà mis en place des ressources afin de se protéger quand certaines TPE et PME, elles, prennent tout juste conscience des risques liés aux cyberattaques. ».  Notait l’expert. Il ajoutera par la suite : « Dans ce domaine, il n’existe pas de risque 0, aucune entreprise n’est protégée à 100%. Mais il faut déployer des ressources afin de se rapprocher autant que possible de ces 100%, en adoptant les bonnes pratiques et en sensibilisant les collaborateurs. ».

Par ailleurs, il serait opportun de s’interroger sur le mode de fonctionnement des cybercriminels. Comment peuvent-ils passer de l’hameçonnage au rançongiciel ? Comment arrivent-ils à s’organiser ? à cette question les spécialistes ont toujours affirmé que les pirates informatiques avaient un procédé bien défini par rapport à l’objectif qu’ils s’étaient fixées. Cependant, « Les cyberattaques les plus courantes sont le phishing (hameçonnage), le ransomware (rançongiciel) et le blocage des services. » explique Régis Le Guennec. Alors que l’hameçonnage vise à tromper les utilisateurs dans l’objectif de leur dérober certaines informations importantes, l’attaque au rançongiciel lui prend un système informatique en otage pour exiger de la part des responsables du système le versement une rançon. « Souvent le hacker envoie un message accompagné d’une pièce jointe, qui, lorsqu’on clique dessus, accède à votre disque dur pour le chiffrer. Ensuite, vous recevez un autre message dans lequel on vous demande de payer telle somme pour déchiffrer votre disque dur, sous peine de perdre vos données. » souligne l’expert.

Les risques liés aux cyber-attaques sont divers. Ils varient selon la portée de l’attaque, les moyens employés par les cybercriminels sans oublier leurs objectifs. Par conséquent, une attaque informatique initiée dans le but d’espionner est littéralement différente au niveau de ses conséquences quand l’attaque vise à déstabiliser le système d’information par exemple. Cela il va de même quand l’objectif est de voler simplement des données, ce qui est d’ailleurs une activité courante chez les cybercriminels. « À titre d’exemple, les données d’un profil complet (soit les données bancaires, les comptes des réseaux sociaux, des sites e-commerce, etc.) se marchandent pour environ 1100 € sur le darkweb. » souligne l’expert.

Dans la pratique, les pirates informatiques sont distingués en deux catégories principales. Ils sont associés à l’expression hacker. On parle alors des “white hats” et des hackers « black Hats ». De façon claire, les premiers sont les gentils. Les seconds sont les méchants. On parle souvent de hacker éthique et de hacker malveillant. Les hackers éthiques sont des personnes qui aident les entreprises à découvrir les failles de sécurité et voir dans quelle mesure les colmater. Quant aux autres ce sont les cybercriminels classique. Régis Le Guennec note à ce propos : « Les “white hats” ou chapeaux blancs, sont des hackers éthiques, dont les intentions ne sont pas malveillantes. Ce sont eux qui vérifient l’étanchéité des entreprises en matières d’intrusions et de failles potentielles. De l’autre côté, on retrouve les “black hats” ou chapeaux noirs. À l’inverse des hackers éthiques, les chapeaux noirs sont des cybercriminels animés par l’envie de nuire ou des mercenaires qui sont embauchés pour attaquer des états et des entreprises du CAC40 ». Il ajoutera par la suite : « Entre ces deux catégories de hackers, on retrouve les chapeaux gris, qui n’ont pas de mauvaises intentions mais qui agissent parfois dans l’illégalité pour arriver à leur fin, comme c’est le cas des activistes, ou hacktivistes, à l’image des Anonymous. ».

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Cybersécurité et covid-19 : mieux se protéger en cette période de crise sanitaire

Plusieurs situations de nos jours facilitent la mise en place d’attaques informatiques et toutes autres pratiques de cybermalveillance.

Cela se justifie notamment par le nombre croissant de télétravailleurs et les particuliers qui se connectent beaucoup plus à Internet à cause de confinement. On compte plus de 50 pays ayant adopté le confinement pour stopper l’avancée du virus. Si on fait bien le compte on parlera presque de 3 milliards d’individus. Cela a eu une influence considérable sur la consommation de la bande passante, ce qui est bien sûr au goût des cybercriminels.

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Les actes de cybermalveillance sont devenus la mode. De l’autre côté les entreprises ont décidé d’opter pour le télétravail. Cependant, une mauvaise adaptation du travail à distance risque de créer plus de problèmes que d’apporter la solution. « Le télétravail s’avère être « la solution » de continuité d’activité tout du moins pour les sociétés qui sont déjà organisées et pour les fonctions qui le peuvent. Une mise en œuvre non-maîtrisée du télétravail peut augmenter considérablement les risques de sécurité pour les entreprises ou organisations qui y recourent. Elle peut même mettre en danger leur activité face à une cybercriminalité qui redouble d’efforts pour profiter de cette nouvelle opportunité (mais également de plus en plus face à des groupes sponsorisés par des états). » mettait en évidence Sophie Di Meglio de chez Swiss Risk & Care.

La question de la recrudescence de la cybercriminalité en cette période de crise sanitaire interpelle plusieurs institutions. La FINMA, dans un communiqué du 19 mars notait ceci : « dans la situation actuelle liée au coronavirus, il existe une recrudescence des courriels frauduleux prenant la forme d’hameçonnage (phishing). Les cybercriminels essaient de tirer profit de l’insécurité ambiante et usurpent l’identité de différents expéditeurs pour envoyer des maliciels ». Constat qui a été confirmé dans un rapport édité par Europol le 27 mars 2020.  Ce rapport en question décrit dans quelle mesure les cybermalveillants profitent de la crise sanitaire, sans pour autant se limiter à internet. Plusieurs autres institutions de la confédération Suisse dont la Centrale d’enregistrement et d’analyse pour la sûreté de l’information et le réseau national de soutien aux enquêtes dans la lutte contre la criminalité informatique ont alerté les usagers d’Internet et autres utilisateurs des services numériques du danger ces temps-ci. L’idée de motiver la majorité des individus à adopter les meilleures pratiques possibles pour faire face à cette vague en de cybermalveillance. Les structures de l’État et les sociétés privées s’organise pour lutter efficacement contre recrudescence de la criminalité numérique. On se rappelle alors de ce groupe composé de 400 experts de la sécurité informatique provenant de 40 pays différents qui ont décidé de créer la fameuse Ligue pour lutter contre la cybercriminalité. Cette structure est sur pied depuis le 27 mars dernier. L’objectif est de démonter les réseaux de cybercriminels et de protéger au mieux les institutions de santé, qui sont malheureusement en première ligne dans cette guerre.

En outre, une autre mesure et non négligeable réside dans le système d’assurance cyber. Effectivement, c’est important pour toutes structures d’avoir une assurance à ce niveau. Cependant à cause de quelques difficultés de terminologie et d’organisation des polices d’assurances, d’autres problèmes peuvent survenir. Par conséquent, l’assurance cyber oui mais cela n’exclut pas une responsabilité des assurés lorsque certaines dispositions ne seront pas présentes pour assurer un minimum de sécurité en tenant compte des conditions et des exigences du moment. Sophie Di Meglio écrivait àce propos : « Certaines polices, lorsqu’elles assurent les défaillances techniques en plus de la malveillance informatique, peuvent comporter une exclusion pour s’assurer du maintien de la vigilance en Sécurité Informatique. Ainsi, une exclusion peut obliger à anticiper le besoin opérationnel, même s’il est supérieur à la normale. En d’autres termes, dans un contexte par exemple de recours massif à du télétravail ou si encore il y a un manque de personnel disponible pour la maintenance d’un serveur, toute défaillance technique résultant de cette situation et entraînant une indisponibilité totale ou partielle du réseau informatique ne serait a priori pas couverte. ». En d’autres termes, mes dispositions de l’assurance ne sont pas de nature à encourager l’entreprise à négliger les bonnes pratiques en terme de sécurité. La prévention reste toujours de mise.

En dehors de cela les bonnes pratiques restent les mêmes :

– Privilégier l’authentification à double facteurs.

– Continuez régulièrement la sauvegarde de son système.

– Utiliser un réseau virtuel privé pour les échanges à distance et même en interne

– Faire régulièrement les mises à jour de ses logiciels et systèmes.

– Mettre sur pied un système de contrôle de la correspondance électronique.

– Vérifier les identités des personnes avec qui vous traitez chaque fois qu’il y a une transaction en cours.

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Cybercriminalité et désinformations, deux autres conséquences de la crise sanitaire

Les sénateurs français ont décidé d’interpeller le gouvernement, sur la mise en place « d’une force de réaction cyber » pour aider à lutter contre les fausses informations communément appelée « Fake news » et de stopper les tentatives d’intimidation et émanant des puissances étrangères à travers un déploiement de stratégie pour à influencer, mais de manière ambiguë.

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Dans son étude qui est sorti le 16 avril c’est-à-dire hier, le Sénat met en évidence les effets secondaires à la crise sanitaire qui sont autres que des soucis de santé.  « Depuis le début de La crise sanitaire, la course au « tout digital », a considérablement accru l’exposition au risque informatique. Elle impose la protection des systèmes d’information du secteur social, de diffuser plus largement les « gestes barrière numériques » et de communiquer sur les cyber-crimes les plus fréquemment constatés pour faire face à l’explosion de la cybermalveillance et au risque d’espionnage informatique. ».

Les sénateurs français mettre en évidence le fait que l’explosion de l’utilisation des services numériques a permis à certaines puissances de développer des stratégies d’influences jugées ambiguës et dans certains contexte, agressives. Il fait notamment allusion à la Chine qui comme parmi bien d’autres se permettraient de vanter les mérites de leur organisation sociale qui a facilitée la lutte contre le coronavirus, quitte à utiliser des informations fausses ou tronquées. Les élus estiment que l’objectif de telles pratiques serait clairement de montrer la nécessité de les appliquer dans la lutte à l’échelle mondiale du coronavirus, en montrant que les autres Etats n’ont pas agi comme il le faut et faire pression sur l’opinion publique pour pousser leurs implications dans la gestion de la crise. De façon claire, la pandémie mondiale a créé une guerre de communication entre différents des institutions. Une guerre qui consiste à critiquer, à dénigrer, ou encore à influencer l’histoire qui se déroule. Le coronavirus n’est plus une question de santé. Sa propagation à causer une fracture politique et a accru des tensions qui existait déjà. Cela se voit lorsque le 14 avril dernier, l’ambassadeur de Chine s’est trouvé convoqué par le ministre des affaires étrangères français qui lui a exprimé durant leur entrevue sa désapprobation face aux méthodes utilisées par l’État chinois dans sa stratégie de communication et d’influence.

Par ailleurs, le rapport a mis en évidence le danger que court les systèmes d’informations gérés par des institutions de santé. L’idée, est de rappeler qu’il faut mieux protéger encore ces établissements. Au vu des recentes attaques et du nombre d’attaques subies seulement 2019 selon les chiffres fournis par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (18 attaques par Ransomwares). Dès le début de la crise, certains établissements tel que l’AP-HP (Paris) l’AP-HM de Marseille ou encore l’établissement public de santé de Lomagne (Gers),qui ont subi des attaques par déni de services.

De plus, 8 millions de personnes se sont reconvertis en télétravail. Un basculement professionnel qui n’était pas prévu. Ces changements profitent beaucoup plus aux cybercriminels, qui s’en donneront à cœur joie. Depuis le début du mois de mars, les tentatives d’intrusions dans les systèmes d’informations des entreprises ont grimpé. Le piratage par phishing est à l’appel avec des milliers de tentatives tous les jours. « Les cyber-attaquants ont tout de suite exploité l’inquiétude ambiante en multipliant les opérations d’hameçonnage. Les sites de vente en ligne proposant médicaments, masques, gels hydro-alcooliques et autres produits de santé ont proliféré, avec pour objectif, outre une escroquerie à la vente, de récupérer des numéros de cartes bancaires. » exprime le rapport.

Mais au-delà de tout c’est piratage informatique, les Français pensent qu’il y a une possibilité que derrière tout ceci, s’il y a des activités sous-jacentes d’espionnage économique en cours. Et notamment, il met en évidence à la multiplication des attaques au programmes de rançonnage, qui ne se contentent plus tout simplement de prendre par le système d’information, mais aussi de dérober certaines informations confidentielles. « Tout laisse à penser également que cette vulnérabilité accrue facilite des actions d’espionnage économique. » notent-ils.

En définitive, les élus exigent de la part du gouvernement plus d’actions. Car l’après crise marquera un fort bouleversements des considérations politiques et économiques.

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