Et si la guerre était déclarée à la cybercriminalité ?

De manière objective, il a été aperçu que les attaques informatiques avaient sensiblement connu un pic.

En particulier les cyberattaques au logiciel. On peut le sentir que les pirates informatiques sont en confiance. Face à cette menace, les grandes puissances ont décidé enfin d’agir.

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Les récentes attaques informatiques subies par deux entreprises importantes que son Colonial Pipeline et géant mondial de la viande JBS ont mis en évidence à quel point les pirates informatiques avait le vent en poupe. Ils sont devenus trop dangereux, ils sont capables de causer beaucoup trop de dégâts. Ces derniers ne ciblent plus les entreprises seulement. Ils ciblent aussi les collectivités territoriales, les maisons d’assurances, les écoles ou encore les hôpitaux.

Selon les autorités des états occidentaux, les cybercriminels agiraient avec l’accord caché du gouvernement russe.

En 2020 seulement, il a été évalué la somme de 18 milliards de dollars comme étant la somme versée en guise de rançon aux pirates informatiques derrières les rançongiciels selon les chiffres fournis par Emsisoft. 2021, les victimes s’accumulent et « Le recours au rançongiciel atteint des proportions épidémiques, et faire comme si de rien n’était ne suffira pas », souligne Frank Cilluffo, un ancien conseiller à la sécurité nationale, par ailleurs directeur de l’institut McCrary pour la cybersécurité et la sécurité des infrastructures essentielles à l’université d’Auburn. « Nous devons commencer à imposer des coûts et des conséquences à cette attitude », ajoute-t-il.

« Cet empressement à adopter de nouvelles technologies sans accorder de priorité à la sécurité est à l’origine des incidents que nous observons », observe le président de l’Institut pour la technologie des infrastructures essentielles, Parham Eftekhari.

Les autorités américaines de leur côté au moins ce n’est clairement leur intention de lutter de manière intensive contre l’explosion de la cybercriminalité. Cela a d’ailleurs fait ses preuves. En effet, la semaine dernière le ministère de la justice américain déclarer publiquement avoir pu récupérer une grosse partie de la rançon versée par la société Colonial Pipeline aux Cybercriminels et démonter les réseaux utilisés par les cybercriminels pour arriver à leurs fins.

« Le recouvrement de la rançon est, évidemment, un point positif parce qu’il envoie le signal aux cybercriminels que leurs gains mal acquis ne sont pas nécessairement hors de portée des forces de police », souligne Brett Callow d’Emsisoft.

Dans une déclaration récente, les premiers responsables de la police fédérale américaine avaient mentionné qu’il a considérait les attaques au rançongiciel au même titre que des attaques terroristes. Christopher Wray affirmait qu’il considère les attaques au logiciel de rançon comme des attaques du 11 septembre.

Pour ce qui concerne l’implication de la Russie, les États-Unis aurait agi sous les radars. « Le gouvernement américain répond de manière appropriée parfois d’une manière déguisée », signifie Parham Eftekhari. « Les Etats-Unis possèdent les « meilleures capacités offensives et défensives en matière cyber sur la planète ».

En matière de sécurité informatique, se défendre est beaucoup plus complexe que cela en a l’air. Il faut prendre en compte plusieurs actions ainsi que plusieurs en réalité. À la moins que les pirates informatiques en profitent. Avec la Généralisation du télétravail les choses se sont littéralement empirées. « L’erreur humaine représente l’une des plus grandes vulnérabilités et nous avons vu que le télétravail rendait les réseaux plus vulnérables » affirme Milica, la responsable de la sécurité informatique sur le plan mondial Proofpoint.

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