Les menaces informatiques qui pèsent sur les prochaines élections

Au même titre que la pandémie à coronavirus, la menace pèse aussi du côté de la cybercriminalité.

Pour les prochaines élections, les menaces informatiques inquiètent beaucoup plus que tout et « il est fort à parier qu’elles prendraient sans doute de nouvelles formes, plus ourdies et ingénieuses, que celles déjà identifiées durant les précédentes campagnes. » selon Franck DeCloquement praticien et expert en intelligence économique et stratégique, par ailleurs Membre du Centre d’Etude et Prospective Stratégique de la CyberTaskForce et membre fondateur du Cercle K2. Voici quelques menaces à prendre en considération.

 1. Les ransomwares

 Depuis le début de l’année, les Attaques aux rançongiciels sont très courantes. 2019 a même été surnommée par les spécialistes de la sécurité de l’année du ransomware. Les spécialistes de la sécurité électorale ont déjà anticipé de manière claire et nette cette menace comme étant l’une des principales. Avec les Attaques subies par plusieurs collectivités à travers les États-Unis par exemple et la France, il a été mis à nu de manière flagrante la vulnérabilité des infrastructures informatiques des organisations publiques. C’est sûrement pour cette raison que plusieurs spécialistes ont recommandé l’utilisation du papier et du mode électoral classique pour contrer ce problème.

2. La manipulation des données électorales

Pour saboter les élections, il faut tout simplement arriver à manipuler à l’avance les résultats. Cela peut se faire en remplaçant par exemple certaines données d’inscription des électeurs, vu que cette étape se fait sur le plan informatique. Il est facile alors de semer la confusion en procédant de la sorte. « Une attaque pré-électorale non détectée pourrait ainsi altérer les listes électorales, créer une confusion et d’énormes retards, et à une échelle suffisante, compromettre la validité de l’élection », avertissait l’année dernière, le directeur de la technologie électorale de l’OSET, John Sebes.

3. L’interruption du vote

« La pandémie de Covid-19 signifie qu’il y aura moins de bureaux de vote ouverts dans de nombreuses régions du pays, qui reposent toutes sur un large éventail de technologies de vote. Cela augmente les chances que des bugs techniques gèlent les systèmes, ralentissent les files d’attente et découragent finalement les électeurs de participer. Déjà cette année, les citoyens géorgiens ont été confrontés à des files d’attente le premier jour du vote anticipé de l’État qui ont duré 10 heures ou plus, après que les problèmes de bande passante aient ralenti le rythme du système d’enregistrement à 10 électeurs par heure ». Notait Franck DeCloquement.

Pour le spécialiste des problèmes de sécurité, le journaliste Kim Zetter, les dispositifs d’enregistrement des électeurs, appelés « registres électroniques » pourrait être qualifié de « trou béant de sécurité que tout le monde ignore ». Il précise que ce dispositif ne correspond à aucune norme uniforme ni certification promue par une entité fédérale.

4. La manipulation des votes

Rappelons-nous-en 2016 la Russie était accusée d’avoir manipulé les votes aux États-Unis permettant ainsi à Donald Trump d’accéder au pouvoir. Avec le système décentralisé de la gestion des données élections, cela devient encore plus simple de s’immiscer dans le processus électoral. Alex Halderman, professeur à l’Université de Michigan à durant ces dernières années manifester son inquiétude face aux différentes failles de sécurité qui transparaissent des différents systèmes électroniques centralisés utilisés pour la plupart dans plusieurs états américains pour leur processus. « Si la Russie ou d’autres attaquants peuvent s’introduire dans le système de gestion des élections d’un État, ils peuvent diffuser des logiciels malveillants sur les machines à voter dans toute cette juridiction et potentiellement modifier tous les enregistrements numériques », a déclaré le professeur dans une interview à la radio récemment. « C’est la menace qui m’empêche vraiment de dormir la nuit. » continue-t-il.

5. La désinformation des électeurs

Pendant les élections, la désinformation est chose courante. Aujourd’hui cela est facilité avec les réseaux sociaux est la capacité à publier une information et la rendre virale en un seul clic. Il est donc plausible que des personnes voulant troubler et la tranquillité ou le déroulé descriptif plus procédé par des publications destinées à tromper des électeurs en particulier. Dans un récent éditorial, l’Observatoire de l’Internet de Stanford s’exprimait sur le sujet : « Les Russes perfectionnent désormais ces techniques dans le monde entier. Et principalement pour façonner le discours public sur des sujets d’intérêt géostratégique pour la Russie, tels que la guerre civile syrienne en cours ».

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