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Des faux pass sanitaires en circulation

Depuis quelques moments, l’utilisation des pass sanitaires est devenue quelque chose de commune.

Cependant sans crier gare, on observe de plus en plus l’utilisation de faux passe sanitaire. Ce constat s’est révélé très inquiétant particulièrement durant cet été. Cela se comprend par la motivation de certaines personnes qui ne sont pas encore vacciné de vouloir assister à des événements qui regroupe du monde ou vouloir participer par exemple à des fêtes populaires. D’une certaine manière les profils des personnes qui sont généralement intéressées par la fraude sont assez variés.

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Cela conduit à mettre en place et business illégal et parallèle, qui durant le mois de juillet a connu une hausse très importante. Avec le mois d’août et la généralisation de l’utilisation des pass sanitaires dans les lieux publics tels que les restaurants les cinémas où les bars, les choses ont pris littéralement une autre tournure.

C’est tout une machine composée de revendeur et de faux sœur qui s’organise continuellement. Appuyée généralement par des professionnels de la santé ou encore des amis dans le force de l’ordre qui transmettent deux faux pas sanitaire aux personnes voulant s’échapper du contrôle de l’administration.

Il a été observé, que deux méthodes était utilisé par les faussaires pour produire les faux pass sanitaires. Notamment le piratage informatique et l’ingénierie sociale

« Le premier a été très majoritairement utilisé en France », détaille pour Edouard Bliek, le directeur des opérations chez Stedy, un cabinet de conseils en Cybersécurité

 « Nous avons observé des cas de faux créés avec la complicité d’une personne qui est dans une entreprise sanitaire, des gens qui vaccinent. C’est le cas d’une personne anti-vaccin qui peut connaître très bien son médecin partageant son opinion, ce dernier donne alors « un coup de seringue dans le vide », remplit les documents d’attestation et le tour est joué. Dans ce cas-là, ce sont des connaissances qui agissent entre elles, mais cette pratique est faible », ajoute ce dernier.

 La majorité des pass sanitaires frauduleux repose principalement sur le contournement d’une faille de sécurité principal de système même. Celui de son contrôle.

« Au moment où vous entrez dans un bar, vous présentez votre QR Code, mais personne ne contrôle votre identité puisque cette partie est réservée aux dépositaires de l’autorité publique. Donc quand vous le présenter on ne sait pas si c’est vraiment vous. Alors de nombreux jeunes vaccinés se repassent leur code entre eux, par le biais d’une simple capture d’écran », nous explique Edouard Bliek.

un faux pass sanitaire piraté et téléchargé sur le smartphone d’un utilisateur

Dans ce contexte, la demande est belle et bien réelle alors un marché s’organise autour. Et une partie de la population s’en trouve alors satisfaite.

« C’est le trafic le plus répandu », note l’analyste. « Cela passe par la revente de son propre QR Code ou bien de certains copiés à partir de photos de pass sanitaires qui ont été montrés à la télé ou sur les sites internet qui parlaient du sujet. Au début, la revente était plutôt rare et les prix grimpaient jusqu’à 1.000 euros, mais il a ensuite été plus simple de s’en procurer pour des tarifs variant entre 200 et 500 euros », Souligne ce dernier.

Le piratage informatique est une méthode principale pour produire un QR code du pass sanitaire. Mais selon les spécialistes, ce risque est assez faible il faut le signifier voir nulle même. « Il est presque impossible de générer un QR Code valable, puisqu’il faut détenir la clé privée de la sécurité sociale, ce qui est très compliqué à moins d’être un génie de l’informatique. Toutefois, le risque est là puisqu’il y a eu récemment une personne complice au sein de la sécurité sociale qui a été arrêtée, avec 200 codes », souligne Edouard Bliek.

Bien évidemment l’expérience a démontré toute situation de ce genre a tendance à attirer des personnes malhonnêtes. Si certains vont réellement de faux QR code, d’autres par contre se servent de ce besoin pour vendre des pass sanitaires qui n’arriveront jamais à leur propriétaire.

Cependant, il ne faudra pas oublier qu’utiliser un faux pass sanitaire est puni par la loi. Dans la mesure où un fraudeur se fait prendre par un faux document, il encourt une sanction allant d’une amende de 135 € à 1500 € en cas de récidive. Dans la mesure où le fraudeur est dans sa troisième infraction en moins de 1 mois, il risque une amende de 3750 € et 6 mois d’emprisonnement. Quant aux faussaires et les revendeurs, il encore des peines alors à 45000 € d’amende et jusqu’à 3 ans de prison.

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Streaming illégal : enfin une première condamnation !

Dans le courant de la semaine, des opérateurs Français spécialisés dans le streaming sportif à travers des sites web ont été condamnés par la justice Française pour actions illicites.

Cependant, plusieurs acteurs du secteur n’ont cessé de se plaindre en déclarant que la législation serait encore trop tendre avec les gens de violations. Olivier Arandel notait à cet effet : « Les moyens de lutte contre le streaming sportif illégal semblent dérisoires en l’état actuel de la législation ».

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Mais avant toute chose, il ne faut pas oublier que c’est la toute première condamnation relative au streaming illégal en France. Les coupables sont au nombre de 5, et ont été condamnés pour avoir géré pendant plusieurs années des sites illégaux, fournissant du streaming sportif. C’est au tribunal correctionnel de Rennes que la sanction est tombée. Le responsable de ce groupe Le cybercriminel a écopé d’une peine de prison de 12 mois assortis de 6 mois de sursis. Pour l’accusation de « chef de reproduction ou diffusion non autorisée de programme ou vidéogramme, et blanchiment d’argent ».

L’avocat spécialiste en droit de l’informatique, par ailleurs associé au cabinet Hogan Lovells déclarait satisfait : « La loi s’est appliquée grâce au remarquable savoir technique de la gendarmerie (…) Mais il y a toujours une disproportion entre le faible coût de cette opération de délinquance en cols blancs et le coût important de l’enquête. ». D’un autre côté, s’il n’y avait pas eu le caractère illégal de la chose, ces cybercriminels auraient été félicités pour le travail assez impressionnant. En effet, ce piratage avait quelque chose de purement industriel car, se servant de leurs propres abonnements aux différentes chaînes de sport quelques RMC sports BeIn sports et canal +, il leur est dirigé vers des sites internet, et qui contre toute attente avec du très bon référencement. Cette activité couplé a des publicités, leur a permis de générer des revenus assez important à hauteur de 230 000 €. « C’était entre 2014 et 2018 les plus gros sites de streaming illégaux de France avec une audience cumulée de sept millions de visiteurs mensuels », notait Frédéric Delacroix, délégué général de l’Alpa, (l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle), qui était par ailleurs constitué en partie. Tout comme canal+ qui réclamer, qualité de plaignante, une réparation financière à hauteur de 29,9 milliards d’euros aux coupables. Les autres plaignants ne sont autres que BeIn sports et SFR qui ont aussi exigé le paiement de dommages et intérêts. Le tribunal de Rennes qui a tranché l’affaire annonce qu’il fera les attributions des dédommagements à partir de la moitié du mois d’octobre.

Pour la justice Française aux certaines autorités, la victoire est symbolique. Cependant pour les praticiens du secteur, la portée de la sanction est très limitée. Ces derniers ont peur que les condamnations ne soient pas assez dissuasives et n’empêche pas d’autres de continuer dans cette lancée. « C’est un signal dissuasif mais le vide laissé a été vite comblé par d’autres délinquants organisés, ils opèrent la dizaine de sites qui se partagent un marché de deux millions de visiteurs mensuels avec de vrais enjeux économiques » assure Frédéric Delacroix. Pour la secrétaire générale de l’agence au chargé de la lutte contre le piratage (l’Hadopi),

Pauline Blassel « Il y a un vrai problème de temporalité dans les décisions de justice car elles interviennent trop tard. Elles font un peu descendre les audiences de ces sites illégaux mais la procédure actuelle n’est pas suffisante pour les attaquer à la source ». Pour cette dernière et son agence, les autorités judiciaires doivent aller plus loin. Par exemple, ils peuvent demander aux autorités exécutives d’exiger de la part des moteurs de recherche, et les fournisseurs d’accès à internet de bannir ou stopper littéralement le référencement les sites impliqués dans ce genre d’affaire. Et cela obligatoirement, avec toutes autres plateformes ayant un lien direct ou indirect. Des actions qui pourront avoir des effets bénéfiques comme stopper la consultation de certains sites internet hébergés à l’étranger, des plates-formes qui jusqu’à présent, réussissent à passer entre les mailles du filet des autorités.

Pour finir, une solution est proposée par le projet de loi portant sur la réforme de l’audiovisuel. Cette solution mise sur le listage des plateformes numériques indésirables en vue de leurs bannissements. La disposition de 23 de ce projet de réforme met sur place un « dispositif spécifique de référé pour lutter contre le piratage sportif ».

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