Archives pour la catégorie Cyber-sécurité

La cyber-sécurité est un domaine très spécial que les experts qualifient comme « redoutable ». Elle concerne à la fois les ordinateurs, les smartphones, les appareils connectés… tout ce petit monde sensible à la sécurité Internet.

Les entreprises Françaises investissent fortement dans le secteur

Dans le rapport publié par la maison d’assurance Hiscox, une situation particulière a été mis en évidence.

Celle selon laquelle les entreprises Françaises semblent de plus en plus sensibiliser au risque de la sécurité informatique. Cela s’explique notamment par un fort investissement observé de la part des entreprises de l’Hexagone dans les services, prestations et outils dédiés à la cybersécurité. Et ce n’est pas tout, le rapport de l’assureur a aussi démontré que ces dernières sont de moins en moins touchés par les attaques informatiques depuis 2019 observant une baisse de 39 %.

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Mais cela ne veut pas dire que les cyberattaques ont diminué en intensité. Les cybercriminels sont toujours aussi actifs qu’avant et les pertes liées aux attaques informatiques se sont multipliées par 6 en seulement 1 ans. Cela s’explique en partie par l’explosion des attaques liés aux rançongiciel qui ont connu un bon de près de 19 %.

Un autre point et non des moindres, c’est que les entreprises françaises sont généralement celles qui paient les plus les rançons exigées lors des attaques au ransomwares. On parle d’une entreprise sur 5 qui a reconnu avoir cédé au chantage des cybercriminels soit 18 % des entreprises victimes de rançongiciel. C’est d’ailleurs pour cette raison, qu’elles comptabilisent les plus petits taux liés aux incidents informatiques. Alors que pour un panel réalisé au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Irlande en Belgique, en Allemagne, en Espagne, en France et au Pays-Bas, seulement 6 pourcents des entreprises payent les rançons exigées par les cybercriminels, pour un montant pouvant s’élever jusqu’à 500 millions d’euros.

Il a aussi été révélé par l’étude de l’assureur qu’une augmentation était à observer au niveau des pertes totales rencontrée par les entreprises souvent victimes d’attaques informatiques. On parle ici d’un montant 1,6 milliards d’euros, contre 1,1 un milliard d’euros en 2018. « L’impact financier pour les entreprises ciblées a presque été multiplié par six, pour s’établir à un coût médian de 50,000€. » énonce le rapport. En tout, c’est une entreprise britannique qui connais la perte la plus élevée relativement aux incidents informatiques, soit 79,9 millions d’euros

L’étude a été réalisé pour la maison d’assurance Hiscox, par Forrester consulting, spécialiste des analyses et des études de ce genre. Ce dernier a réalisé son enquête en se fondant sur les capacités de gestion des risques par les entreprises. Cette évaluation a nécessité, l’interview de près de 5569 professionnels de la cybersécurité ou de l’informatique d’entreprise. Précisément 1000 personnes interrogées au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Allemagne. 500 personnes en France, en Belgique, en Espagne au Pays-Bas et environ 300 personnes pour la République d’Irlande. Pour faciliter le travail, les personnes interrogées ont dû répondre à un questionnaire déployé en ligne du 24 décembre 2019 au le 3 février 2020.

On retient selon le rapport, que dans les 12 mois qui ont suivi des pertes de données, 80 % des entreprises ont fait faillite.

« Au-delà des conséquences financières suite au paiement de la rançon, il ne faut pas oublier les coûts supplémentaires liés à toute cyberattaque quelle que soit sa forme ; la première conséquence tangible étant l’arrêt brutal de l’activité », notait Frédéric Rousseau, responsable du marché cyber chez Hiscox Assurance France. Il affirme que les conséquences liées à la réputation ainsi qu’à l’image des entreprises suite aux incidents informatiques peuvent s’évaluer au même titre que les pertes financières. « Sans compter que dans les cas les plus graves, cela peut aller jusqu’à la mise en péril de la pérennité de l’entreprise, voire des réclamations ou poursuites à son encontre.  En moyenne, 80% des entreprises ayant perdu leurs données informatiques suite à une cyberattaque font faillite dans les 12 mois », explique ce dernier.

Étant totalement conscient des risques face aux cyberattaques de plus en plus persistantes, il a été observé que les dirigeants des entreprises commencent à investir de plus en plus dans la sécurité informatique. Et cela s’observe nettement selon le rapport, par les dépenses effectuées pour la fourniture de services ou de prestation de sécurité informatique. Ce qui s’inscrit bien sûr dans une tendance générale. En 2019 par exemple, il a été relevé près de 1,8 million d’euros enterrements des dépenses de cybersécurité. Alors que le chiffre de 2018 était à 1,3 million d’euros ce qui fait une augmentation de 39 %. « Ce chiffre reflète à la fois une hausse globale des budgets informatiques et un bond de 30% pour la seule partie consacrée à la cybersécurité (de 9,9% à 12,9%) », relate le rapport. L’exemple est d’abord montré par les grandes entreprises vers ce cheminement. A ce jeu se sont les entreprises françaises, qui ont le plus ouvert leur chéquier. Le budget moyen alloué pour la cybersécurité s’élève à près de 1,9 million et pouvant atteindre jusqu’à 2,8 millions d’euros par an.

Parmi les investissements dans le secteur de la cybersécurité, on peut mettre en évidence les souscriptions d’assurance. « La tendance à souscrire une police de cyber-assurance dédiée varie fortement d’un pays à un autre. L’Irlande arrive en tête du classement, 38% des entreprises irlandaises déclarant avoir souscrit une police de cyber-assurance spécialisée. Elle est talonnée par les Etats-Unis (33%) et la Belgique (30%). ». Du côté des Britanniques et de la France, le niveau de souscription est relativement bas, les plus bas, selon l’étude. On décompte 22 pourcents des entreprises au Royaume-Uni et 23 % en France.

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Les entreprises revoient leurs priorités à causes du déconfinement

L’entreprise de cybersécurité, Check Point Software Technologies annonce dans son récent rapport, sur son enquête sur la manière dont les entreprises ont dû gérer leur sécurité informatique durant la période du confinement, que 75 % des entreprises craignent une augmentation des cyberattaques et aussi des abus liés à la cybermalveillance. L’étude met aussi en avant le changement des priorités du côté des entreprises et autre organisations pour les temps à venir.

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Selon le rapport, 86% des professionnels interrogés estiment que le basculement vers le télétravail de masse était le plus grand défi qui ne leur avait jamais imposé. Ces derniers estiment aussitôt que le maintien de la capacité du VPN pour les collaborateurs était l’une des principales préoccupations de cette période.

De plus, l’enquête de CheckPoint relève que c’est près 75 % des répondants qui craignent une augmentation des attaques informatiques ainsi que des abus, relativement au changement des priorités.

Notons que l’enquête de checkpoint a impliqué près de 271 professionnels de l’informatique et de la cybersécurité. Tous repartis dans le monde. On peut retenir principalement les données suivantes :

 – 62 % des répondants ont placé comme préoccupations centrale l’accès sécurisé a un réseau VPN pour les employés de leur entreprise. En seconde position, il était alors question de l’ingénierie sociale à laquelle aurait été beaucoup exposée le personnel durant le télétravail selon 47 %. Le dernier point de préoccupation était la sécuritaire des outils informatiques utilisés par les collaborateurs depuis leur domicile, 52% des répondants ;

 – 75 % des personnes interrogées affirme que leur service était ouvert, pour accueillir un nombre limité de collaborateurs. Et cela au fur et à mesure, que les effets du confinement prenaient fin un peu un peu. L’organisation permet aux travailleurs de pouvoir continuer le télétravail mais seulement 4 jours sur cinq.

– Selon 65 % des personnes interrogées, leurs entreprises procéderaient au blocage de tous les terminaux qui ne fonctionne pas sous la base de VPN fourni par l’entreprise ;

–  29 % des professionnels interrogés affirme déployer des mesures de sécurité sur leurs différents terminaux.

–  35 % seulement des entreprises approchées ont à un programme de contrôle de conformité.

– 42 % des répondants, affirmant que leurs sociétés ont investit dans la formation des collaborateurs en matière de cybersécurité. « Cela montre à quel point les entreprises sont exposées à des cyberattaques de 5e génération qui évoluent rapidement et qui visent les travailleurs à distance » commente Nancy Rey, chroniqueuse.

–  79 % des personnes interrogées ont affirmé que le renforcement de la sécurité ainsi que la prévention des cyberattaques se constituent comme leur principale la priorité, car le travail à domicile ne risque pas de prendre fin du jour au lendemain.

–  43 % ont signifié qu’ils ont un projet de déployer des programmes de sécurité mobile.

– 39 % en projet la consolidation de leur secteur de la sécurité informatique, surtout dans la sphère d’éliminer les différents angles morts pouvant permettre les cyberattaques populaires tel que le phishing aux encore l’ingénierie sociale.

–  Concernant le phishing, ou encore le piratage psychologique, 75 % des personnes interrogées estiment que cela elle l’une de leur principale préoccupation.

–  Plus de 50 % des personnes interrogées se sont inquiétées des attaques informatiques diriger vers des appareils informatiques domestiques généralement non contrôlés par les entreprises mais utilisés dans le cadre du télétravail.

–  33 % des répondants s’inquiète plutôt des attaques dirigées vers les appareils mobiles des employés.

« Les organisations ont dû restructurer leur réseau et leurs tissus de sécurité presque du jour au lendemain pour répondre à la pandémie de Covid-19, et cela a inévitablement signifié que des failles de sécurité se sont ouvertes, augmentant leur surface d’attaque et créant de nouvelles opportunités pour les criminels », a signifié Moti Sagey, responsable de la transformation stratégique de l’intelligence et de l’information chez Check Point. Il ajoute en notant : « Maintenant que nous nous dirigeons vers une « nouvelle façon normale » de travailler, alors que les confinements se dissipent à l’échelle mondiale, les organisations doivent combler ces lacunes en matière de sécurité et sécuriser leurs réseaux, des PC et téléphones portables des employés au centre de données de l’entreprise, grâce à une architecture de sécurité globale. La pandémie de Covid-19 est peut-être en train de s’estomper, mais la pandémie de cybercriminalité qu’elle a déclenchée est là pour rester. Toutefois, avec une approche adéquate de la sécurité, nous pouvons empêcher les attaques de causer des dommages et des perturbations à grande échelle ».

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L’ingénierie sociale

Depuis le piratage de Twitter, la technique utilisée par les cybercriminels dans le but de soit dérober des informations ou accéder un des terminaux est de nouveau sur la select.

L’ingénierie sociale, est définie par Kevin Mitnick en 2006 comme « l’art d’utiliser la tromperie et le mensonge pour arriver à ses fins ». Elle permet dans toute sa simplicité, d’utiliser la faiblesse humaine pour réussir un piratage informatique. Les conséquences peuvent avoir des effets néfastes pour les entreprises. Le vol d’information, la prise de contrôle de terminaux ou encore les arnaques peuvent facilement en découler.

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La question qui se posent dans le domaine de la cybersécurité et de la cybercriminalité est de savoir si l’on peut assimiler aujourd’hui l’ingénierie sociale à de l’hacking. Si cela est possible, le définiront-on dans quel domaine de l’hacking ? La question portant sur son origine et la manière de s’en prévenir aussi d’actualité sont aussi d’actualité.

« Le social engineering est quelque chose qui existe depuis longtemps, bien avant l’informatique, depuis que le commerce existe même, depuis que l’espionnage a été créé, sauf que selon les époques et les mondes, cela porte des noms différents » explique lors d’une interview Fred Raynal,  le fondateur de Quarkslab, (…) L’individu va établir une relation de confiance et de stress pour essayer d’abuser de la personne qu’il a à l’autre bout du téléphone, de façon à pouvoir accéder aux réseaux internes et aux données privées. » ajoute l’expert.

Dans un certain sens, cette technique est connue depuis les années 70. « En informatique, il a été popularisé à la fin des années 70 et au début des années 80 notamment par Kevin Mitnick, un hacker qui fut suivi par le FBI pendant plusieurs années et qui allait fouiller dans les poubelles d’organismes publics pour récolter des informations qui lui permettaient d’entrer dans le réseau interne » relate le patron de Quarkslab. Quand les cybercriminels arrivent à établir la relation de confiance entre la victime et eux, ils peuvent alors facilement récolter les informations nécessaires pour accéder soit à des réseaux internes d’entreprises ou pour récolter des informations sensibles.

Selon les spécialistes de la sécurité, l’ingénierie sociale ne peut pas se définir véritablement comme une cyberattaque. Elle est juste un moyen utilisé par les cybercriminels pour récolter des informations, sur un système ou un réseau, dans le but d’initier une attaque informatique.

« Le social engineering est favorisée par la présence des personnes ciblées sur les réseaux sociaux ou sur des sites communautaires, ce qui facilite l’hameçonnage » explique Stéphane Gill, enseignant et spécialiste rattaché depuis plus de 20 ans au département informatique du Collège Ahuntsic de Montréal. « Elle consiste surtout à se faire passer pour quelqu’un que l’on n’est pas (en général un des administrateurs du serveur que l’on veut pirater) et de demander des informations personnelles (login, mots de passe, accès, numéros, données…) en inventant un quelconque motif (plantage du réseau, modification de celui-ci…). Elle se fait soit au moyen d’une simple communication téléphonique ou par courriel », ajoute-t-il.

De nos jours avec l’explosion des réseaux sociaux, cette pratique de cybermalveillance est favorisée voir facilitée même. Car il est aujourd’hui très simple de récolter des informations sur un des réseaux sociaux les plus utilisés tels que Facebook, Twitter ou même TikTok. Ce qui dans une certaine manière facilite certaines pratiques tel que l’hameçonnage. Car comme il a été observé depuis un certain moment, l’ingénierie sociale vient généralement en renfort au phishing. Cependant, il faut faire une distinction entre ces deux pratiques. « Le social engineering ne s’appuie pas sur des techniques informatiques. Le phishing, c’est autre chose : on crée quelque chose qui est un leurre, qui est bien fait, et qui piège quelqu’un qui ne fera pas attention. Le social engineering, c’est un peu plus évolué », note Fred Raynal.

Par ailleurs, avec l’explosion du télétravail, il n’est pas inenvisageable en que durant cette période de confinement, la pratique de l’ingénierie sociale est connue aussi un boom à l’instar de plusieurs autres actes de cybermalveillance. C’est d’ailleurs dans ce contexte que Anu Bourgeois, professeur d’information à la Georgia State notait ceci : « Tout le monde est devenu vulnérable à ce moment-là ».

En outre, plusieurs formes ont été observés dans la pratique de l’ingénierie sociale. La plus célèbre et celle appelée « la fraude au président », une situation à laquelle, a été confrontée une très grande partie des entreprises durant ces 10 dernières années, et qui continue de subsister. Cela consiste tout simplement pour le cyber criminel de se faire passer pour un responsable de l’entreprise qu’il cible dans le but d’induire les collaborateurs en erreur et de les pousser à commettre des actes pouvant avoir des conséquences négatives pour l’entreprise. « Les individus récupèrent des données en vente sur le dark web ou sur les réseaux sociaux. Une fois qu’ils détiennent les informations, le jour où le président est en vacances, ou absent, ou injoignable, ils appellent un membre de l’entreprise, un ou une assistant(e), comptable ou autre en se faisant passer pour le président, en faisant croire que c’est lui au bout du fil et en ordonnant de faire un virement vers des pays ou des comptes d’où l’argent ne revient évidemment jamais », explique Fred Raynal, qui met en évidence, la prolifération de ce genre de pratique durant ces 6 dernières années. » Le social engineering : peu coûteux, ne nécessite pas de gros moyens matériels, s’appuie sur la psychologie et les ressorts cognitifs » ajoute-t-il.

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Sécurité informatique : le FBI alerte les entreprises étrangères installée en Chine

La lutte commerciale entre les États-Unis et la Chine continue, et depuis maintenant 1 an.

Du côté américain, la stratégie consiste toujours de dénigrer la gestion des chinois des relations qu’ils entretiennent avec les entreprises non chinoises installées sur leur territoire. L’insistance des autorités américaines pose la question centrale de savoir si cela est juste une tactique de déstabilisation ou la simple vérité. Et l’action du FBI interpelle.

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Récemment, c’est à la police fédérale américaine, le Fqu lors d’un communiqué de presse, mettait en garde les entreprises américaines, et non chinoises en général, pour ce qui singulièrement concerne leur sécurité informatique. L’autorité fédérale américaine, soulève le problème, disons l’existence de logiciels malveillants auxquels pourraient être confrontées les sociétés étrangères qui sont installées en Chine, et cela dans une condition, où ils seront installés dans leurs systèmes informatiques de manière sournoise et silencieuse.

Cela serait dans un aspect, de surveiller, les entreprises dans le but dans seulement espionner les activités, mais aussi possiblement de dérober des informations confidentielles de nature industrielle. C’est pour cette raison que les entreprises ayant des succursales en Chine sont exposés selon le FBI.

De telles accusations sont facilement légitimés par les Américains par le seul fait, de la législation particulière de la Chine, qui permet aux autorités chinoises d’installer sur les systèmes informatiques des entreprises un logiciel, qui est censé permettre de gérer plus facilement le paiement des taxes sur la valeur ajoutée, directement à l’autorité chargée de la fiscalité chinoise.

Selon le FBI, ce logiciel qui d’origine est destiné à la fiscalité cacherait des codes malveillants. Cette découverte aurait été faite suite à l’analyse du logiciel de deux entreprises chinoises qui œuvrent dans le domaine de la technologie, dont Aisino et Baiwang.

La particularité de ces entreprises réside dans le fait, qu’elles sont les deux seuls fournisseurs de programmes informatiques, qui sont autorisés par l’État chinois à fournir des logiciels dédiés à la gestion fiscale, en particulier l’exploitation des logiciels de TVA. Ce constat pousse les enquêteurs du FBI à supposer que presque toutes les entreprises qui sont installées en Chine sont déjà touché par ce même problème.

Pour le moment il faut noter que l’alerte enclenchée par la police fédérale américaine, ne se fonde que sur 2 incidents répertoriés comme étant réel. « En juillet 2018, un employé d’une société pharmaceutique américaine ayant des intérêts commerciaux en Chine a téléchargé le logiciel de facturation de Baiwang. Depuis au moins mars 2019, Baiwang a publié des mises à jour du logiciel qui installent automatiquement un pilote en même temps que le programme principal de taxation. En avril 2019, les employés de la société pharmaceutique ont découvert que le logiciel contenait un malware qui crée une porte dérobée sur le réseau de la société », explique le bureau fédéral d’investigation.

« En juin 2020, une entreprise privée de cybersécurité a signalé qu’Intelligence Tax, un logiciel fiscal d’Aisino Corporation, requis par une banque chinoise dans le cadre du même système de TVA, contenait probablement un malware qui installe une porte dérobée cachée sur les réseaux des organisations utilisant le logiciel fiscal », souligne l’agence.

Le FBI explique par la suite, que la société de sécurité de Trustwave a identifié à travers l’analyse du logiciel, ce qu’elle décrit comme le programme malveillant « GoldenHelper. »

Si dans sa déclaration, la police fédérale américaine ne pointe pas du doigt directement le gouvernement chinois, il n’en demeure pas moins  qu’elle a souligné un fait particulier : les entreprises chinoises auprès desquels le programme malveillant a été détecté, utilise le logiciel de la TVA, sous la supervision et l’encadrement, d’une entreprise d’État chinois, dans les liens avec le gouvernement sont considéré comme étant très solide et fondamentaux, la « National Information Security Engineering Center », en abrégé NISEC. Une telle situation laisse à supposer, de manière directe que s’il y a collecte de données illégales, cela est forcément dans l’intérêt et pour le compte du gouvernement de Pékin.

De manière concrète, on dirait que la guerre informatique qui existe depuis longtemps entre ces deux pays, se développe sous cet aspect aussi.

Pour le moment les autorités chinoises n’ont pas encore commenté cette déclaration du FBI.

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Garmin : La panne informatique dont les effets se font sentir sur les résultats financiers

Depuis la semaine dernière, Garmin est confronté à une panne informatique qui affecte son fonctionnement.

L’incident est dû à une attaque informatique, qui d’une certaine manière a été mal gérée par les administrateurs de la société et la reprise des activités prends toujours du temps.

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La société a été victime d’une attaque rançongiciel. Plusieurs systèmes informatiques de cette dernière ont été contrôlés par les cybercriminels, plus singulièrement, le logiciel qui contient les données récoltées après les courses et d’autres entraînements physiques des utilisateurs, c’est-à-dire l’appli « Connect ». Le centre d’appel de la société ainsi que le système de production ont aussi été touchés par les cybercriminels.

Cet incident pose un sérieux problème à Garmin. En effet, la société doit rendre ce mercredi ses résultats financiers. Les clients d’un côté et les associés de l’autre ainsi que Wall Street center ne m’en avoir une meilleure appréhension de la situation actuelle. Le risque pour la société est que ses résultats financiers soient largement entachés, voir même éclipsés par cet incident qu’il traverse.

Et l’horloge tourne très vite puisque Garmin doit rendre compte de ses résultats financiers mercredi. Les clients voudront des réponses, et Wall Street voudra certainement plus de clarté. Il n’est pas impossible que les résultats financiers de Garmin soient éclipsés par cette cyberattaque.

Selon les spécialistes, la société américaine a mal géré cette crise. En effet dès le début, elle s’est renfermée dans un silence inexplicable pour ensuite faire une brève publication sur Twitter. Le samedi dernier, Garmin publiait une Foire A Questions qui ne concernait pas les grandes lignes qui n’intéressaient pas le grand public concernant l’incident. On retient que jusqu’à présent, certaines pages de Garmin sont toujours en panne, en particulier celle du statut Garmin Connect.

« Nous connaissons actuellement une panne qui affecte Garmin.com et Garmin Connect. Cette panne affecte également nos centres d’appels, et nous ne pouvons actuellement recevoir aucun appel, courriel ou chat en ligne. Nous nous efforçons de résoudre ce problème le plus rapidement possible et nous vous présentons nos excuses pour ce désagrément », décrivait l’entreprise sur son site.

Dans un certain sens, l’attaque informatique subi par Garmin pourra peut-être avoir une influence positive. L’entreprise pourra profiter de cette expérience pour améliorer sa sécurité en particulier, ses protocoles de défense contre les rançongiciels par exemple, ou encore le vol de données.

Les chercheurs estiment que la société a eu beaucoup de chance de ne pas avoir subi de plus sévère dommage. Mais une prochaine fois, Il n’est pas sûr qu’elle pourra s’en sortir aussi bien. Et Garmin lui-même est conscient de cela. On peut le lire dans son rapport annuel où il expose les risques liés à la sécurité des informations qu’il traite :

« Nous collectons, stockons, traitons et utilisons les informations personnelles et les autres données des utilisateurs. Les informations personnelles de nos utilisateurs peuvent comprendre, entre autres, les noms, adresses, numéros de téléphone, adresses électroniques, informations sur les comptes bancaires, taille, poids, âge, sexe, fréquence cardiaque, habitudes de sommeil, localisation par GPS.

En raison du volume et des types d’informations et de données personnelles que nous gérons et de la nature de nos produits et applications, les dispositifs de sécurité de notre plate-forme et de nos systèmes d’information sont essentiels. Si nos mesures de sécurité ou nos applications sont violées, perturbées ou défaillantes, des personnes non autorisées peuvent être en mesure d’accéder aux données des utilisateurs. Si nos fournisseurs de services tiers, nos partenaires commerciaux ou les applications tierces avec lesquelles nos utilisateurs choisissent de partager leurs données Garmin ou nous-mêmes devions subir une violation, une perturbation ou une défaillance des systèmes compromettant les données de nos utilisateurs ou si les médias suggéraient que nos mesures de sécurité ou celles de nos fournisseurs de services tiers étaient insuffisantes, notre marque et notre réputation pourraient en être affectées, l’utilisation de nos produits et services pourrait diminuer et nous pourrions être exposés à un risque de perte, de litige et de procédure réglementaire.

En fonction de la nature des informations compromises, en cas de violation de données, de perturbation ou d’autre accès non autorisé à nos données d’utilisateur, nous pouvons également avoir l’obligation d’informer les utilisateurs de l’incident et nous pouvons avoir besoin de fournir une certaine forme de recours pour les personnes touchées par l’incident. »

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