La Belgique est un terrain facile pour les pirates informatiques

Selon plusieurs observations, la Belgique serait un terrain de chasse facile à border pour les pirates informatiques.

Depuis quelques temps maintenant, on peut aisément observer une multiplication des attaques informatiques sur les territoires Belgique. Pire encore, ces piratages informatiques sont en train de devenir beaucoup plus violentes. Tous les secteurs sont touchés de plein fouet et la tendance continue de grandir beaucoup plus.

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On peut déjà observer cette situation depuis le début de l’année avec la cyberattaque qui a visé le centre hospitalier de la Wallonie picarde le 17 janvier dernier. Il s’en est suivi plus tard le piratage informatique des services communaux de la ville de Liège le 21 juillet. Ensuite ce fut l’attaque informatique du barreau de Charleroi le 4 octobre suivie de celle de la clinique Saint-Luc de bouge le 9 octobre.

De manière pratique c’est une situation assez une quittance. L’essentiel des attaques observées sont généralement réalisées par des opérateurs de rançongiciels. En d’autres termes en l’objectif est tout simplement de faire payer les victimes de ces cyberattaques des rançons qui sont généralement exigées sous forme de crypto monnaies.

Le mode opératoire est un classique du genre. Les pirates informatiques accèdent aux systèmes d’information et cryptent les données ainsi que les accès. Ensuite, ils exigent le paiement de rançon en bitcoins ou tous autres monnaies cryptographiques. Dans la mesure où les victimes refusent de payer, elles sont menacées de divulgation de leurs données sensibles sur le web.

La réussite de ces cyberattaques se fondent essentiellement sur l’exploitation de failles de sécurités présente dans les systèmes d’informations ciblées. Ces derniers peuvent aussi procéder par l’hameçonnage, et il suffit d’un simple clic sur un courrier corrompu et le tour est joué.

Cependant il faut s’inquiéter. Si les cybercriminels prennent trop leur aise dans l’attaque des systèmes informatiques en Belgique, il est certain qu’ils continueront de plus belle.

 « Les infrastructures informatiques de beaucoup d’hôpitaux belges présentent des failles et vont être touchées dans les prochaines semaines, les prochains mois », Souligne avec inquiétudes, le Dr Xavier Bellekens, un expert en cybersécurité. « J’ai personnellement alerté des institutions publiques et privées ainsi que tous les organismes de presse qui tous présentent au moins une vulnérabilité critique. », ajoute ce dernier. « La Belgique est relativement épargnée pour l’instant. Mais le rythme des attaques va augmenter, c’est certain. Aujourd’hui, un organisme privé ou public ne prend conscience des conséquences que lorsqu’il est confronté au phénomène. Il traverse alors une petite crise et s’interroge: pourquoi n’avons-nous pas mis en place des barrières, vérifié les sauvegardes? Le déclic arrive trop tard, individuellement, organisation par organisation. », précise l’expert.

De son côté, le secrétaire d’État à la Digitalisation, Mathieu Michel, déclare : « La cyber sécurité, c’est un enjeu que nous prenons à bras-le-corps, nous en parlons à chaque conclave ». Il ajoute par ailleurs : « Un des premiers éléments sur lequel il est fondamental d’agir et sur lequel nous agissons, c’est la sensibilisation. C’est la première ligne de défense. Une étude de Skyforce indique que 48% des entreprises et des PME n’installent pas de pare-feu, que 36% ne possèdent pas de backup de leurs données. C’est ainsi qu’un nouveau projet de sensibilisation va voir le jour prochaines semaines, le cyber scan. L’idée, c’est de challenger indépendants et PME par rapport à leur propre lucidité: quelle est ma maturité digitale, ma maturité en matière de cybersécurité? ».

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