La Russie se défend contre les accusations de l’Allemagne pour l’attaque de son Parlement

L’affaire commence exactement en 2015.

Le parlement allemand la Bundestag, est touché de plein fouet par une cyberattaque. A la suite de l’enquête menée par les autorités allemandes, le pirate informatique du nom de Dimitri sergueïevitch badin a été inculpé pour ce forfait, lors d’une déclaration faite par les autorités il y a quelques semaines de cela. Cependant l’Allemagne ne s’est pas arrêté là. Elle accuse ouvertement la Russie d’avoir orchestré ce piratage informatique. Surtout que l’inculpation du pirate informatique survient durant le mois de mai dernier, soit 4 ans après les faits.

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De son côté, l’État Russe, à travers plusieurs de ses responsables politiques a essayé de se défendre, déclarant que l’Allemagne n’apportait pas suffisamment de preuves pour confirmer sa participation au plus tôt son implication à cette affaire. La Russie va loin en indiquant lors de communiquer que l’Allemagne essaie de se servir de cette histoire pour lui imposer des sanctions économiques, à la place de juger tout simplement l’auteur présumé des fractions.

Selon les procureurs en charge de l’affaire, le présumé coupable de la cyberattaque ferait selon les résultats des enquêtes, partie d’un groupe à de Pirates informatiques classé dans la catégorie des APT (Advanced persiste Threats). L’équipe dont il ferait partie serai APT 28 connu d’autre part sous des appellations différentes dont Sofacy, Fancy Bear, Grizzly Steppe et Strontium. Ce groupe serait directement responsable de l’attaque informatique subie par le parlement allemand dans le courant du premier semestre de l’année 2015. La conséquence de cet acte de cybermalveillance, a été le vol de documents gouvernementaux, l’exécution de programmes malveillants sur les terminaux les représentants. Identifié parmi ces compères, Dimitri sergueïevitch badin est répertorié comme le membre de l’unité 26165, une équipe de hackers expérimentés à la solde de la direction générale des renseignements de l’État russe dénommée GRU, qui n’est autre que la structure chargée du renseignement militaire de l’armée russe.

Le jour de l’émission du mandat d’arrêt à l’égard des pirate informatique russe, l’ambassadeur de Russie a été convoqué par les autorités allemandes pour être solennellement informé des charges retenues contre leurs concitoyens. Par ailleurs, le premier vice ministre des affaires étrangères, Vladimir Titov déclarait lors d’une interview accordée à l’agence de presse en russe RIA, déclarer que les autorités judiciaires allemandes n’avaient jusqu’à présent fourni aucune preuves concrètes justifiant l’inculpation du concitoyen russe Badin, ce qui est du moins nécessaire pour exiger de la part de la Russie une extradition. Dans le même cadre, le ministre des affaires étrangères avait fait une déclaration similaire le mois dernier, assurant que la Russie n’avait jusqu’à présent eu connaissance aucune preuve justifiant l’action en justice. Selon Stefan Soesanto, un chercheur en cyber défense au Centre d’études de sécurité de l’Institut fédéral suisse de technologie à Zurich, lors d’une interview accordée aux médias en ligne spécialisé ZDNet : « Lavrov est correct quand il affirme que le ministère des affaires étrangères allemand n’a pas partagé le mandat d’arrêt contre Badin avec l’ambassadeur de Russie ». Il a ajouté par la suite : « Il n’y a pas eu non plus de demande formelle d’extradition de la part des Allemands pour Badin ». Ce spécialiste de la cybersécurité ne cache pas son passé lorsqu’il sous-entends que ces l’accusation cache derrière des manœuvres intelligentes sensée alimentée un conflit géopolitique. « Dans l’ensemble, les positions sont assez claires, (…) Moscou n’extradera jamais Badin – car cela violerait la constitution de la Russie (article 61), et Berlin est désireux de pousser les sanctions de l’UE plutôt que de faire comparaître Badin devant un tribunal allemand pour parler de la gravité de la sécurité informatique au Bundestag. ».

En outre, personne ne sait formellement si les autorités allemandes disposent de véritable preuves à contre de pirate informatique russe. Et même si, Badin avait déjà été inculpé aux États-Unis pour des actes de cybermalveillance un peu similaire, rien ne garantit que l’Allemagne aura gain de cause sous cet aspect. De plus, au regard des traités internationaux, le pirate informatique on ne pourra t’être poursuivi en justice s’il agit pour le compte de son États en tant qu’agent de renseignement. Si aux États-Unis, l’action judiciaire n’a pas abouti, les autorités américaines se sont servi de ce prétexte pour imposer des sanctions économiques à la Russie, ce qui semble être l’intention des Allemands les jours à venir.

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