Le gouvernement Canadien prié de réagir en cas de vol de données informatiques par un groupe d’experts

Il n’y a pas si longtemps,  il était reproché au gouvernement Canadien d’être un peu laxiste face aux différents vols de données qui ont sévi ces derniers temps et dont les Canadiens ont été beaucoup touchés.

De ce fait, un groupe d’experts a décidé de faire une demande spéciale au gouvernement fédéral, pour qu’il en fasse davantage face à ses problèmes liés à la sécurité des données personnelles de leurs concitoyens. En premier lieu ce groupe d’experts demande au gouvernement d’imposer des pénalités pour les employés qui font preuve de négligence tout en demandant aussi d’instaurer un système d’identification numérique.

Depuis 2008 il faut avouer que les données personnelles des Canadiens ont été en quelque sorte au cœur de plusieurs fuites de données assez importantes. En plus de l’affaire Equifax, on sait que cet été, plus de 2,9 millions de personnes ont été victimes de vols de données personnelles chez la société Québécoise, Desjardins. Comme à l’accoutumée, les informations qui sont dérobées durant ces genres des cyberattaques concernent généralement des noms, des dates de naissance, des numéros d’assurances, ou encore de sécurité sociale. Au fin juillet, c’était le tour de la banque américaine, Capital One. On sait que 6 millions de clients Canadiens ont vu leurs données fuitées.  Et maintenant la semaine dernière, c’est le fait d’une agence de notation de crédit, Trans-Union d’être à son tour victime de vol de données.

On parle de plus 37 000 personnes qui ont vu leurs données dérobées. «On a plein de systèmes informatiques et tout repose sur le numéro d’assurance sociale (…) D’un point de vue de sécurité, ces informations pourraient presqu’être considérées publiques. Il y a eu tellement de brèches en matière de sécurité qu’il faut être complètement fou pour penser qu’un numéro d’assurance sociale est quelque chose de secret. » Essayait de rappeler Éric Parent, PDG de EVA Technologies, entreprise spécialisée dans la cybersécurité lors d’une conférence de presse.

Il tentait d’expliquer que le système actuel ne favorise pas véritablement un cadre plus sécuritaire pour la protection des données personnelles des Canadiens. Ce faisant, il faut noter qu’il fait partie du groupe d’experts qui exigent aux partis politiques en lice pour la prochaine campagne électorale fédérale, de s’engager en vue d’assurer aux électeurs un cadre plus sécuritaire pour leurs données personnelles.

Pour ce groupe d’experts que représente Éric parent, il faudrait mettre un système d’identification numérique en place, qui aura la lourde tâche de prendre la place de la carte d’assurance maladie et surtout celui du permis de conduire et pour cause, « Ça ne prend pas un génie pour falsifier un permis de conduire, mais si c’est une identité numérique, c’est plus difficile. » explique l’expert.

Ils puisent leurs explications dans l’exemple de certains pays européens qui ont déjà mis en place ce genre de système. « Les sanctions pour l’aveuglement volontaire et la négligence sont indispensables. » disait Éric Parent. « Si une banque autorise une transaction frauduleuse, il faudrait qu’elle en prenne la responsabilité ».

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