Les autorités australiennes accusent Huawei de complicité de piratage informatique

Les autorités australiennes accusent Huawei de complicité de piratage informatique

janvier 3, 2022 Non Par admin

Depuis quelques années, la réputation du géant chinois de la télécommunication et des technologies n’est pas véritablement celle qu’elle était avant.

À cause des tribulations de Donald Trump et des sanctions américaines qui ont directement touchées la société chinoise, elle peine à s’en sortir.

Malheureusement, certaines situations poussent à croire que les soupçons américains pourraient peut-être être avérés.

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Dans une publication de Bloomberg relevée la semaine dernière, les pirates informatiques chinois aurait profité d’une faille de sécurité dans un logiciel fourni par Huawei pour pirater des systèmes de télécommunication australiens. Un acte qui remonte depuis une dizaine d’années maintenant.

Selon le média, la faille de sécurité aurait été causé par une mise à jour du logiciel comportant un code malveillant. Ce qui a facilité la cyberattaque les réseaux de télécommunications australiens en 2012.

Lorsque ces événements ont survenu, les services de renseignement Australiens ils ont informé leurs collègues américains qui suite à une enquête ont bel et bien confirmé cette violation portant atteinte à la sécurité nationale.

C’est depuis lors que les 2 États ont commencé à soupçonner l’utilisation de Huawei par l’État chinois dans le but d’espionner. On note par ailleurs que ces révélations surviennent dans un contexte au plusieurs États tels que le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Australie ont officiellement décidé de bannir Huawei de leurs télécommunications surtout au niveau du réseau 5G.

« La mise à jour semblait légitime, mais elle contenait un code malveillant qui fonctionnait comme une écoute numérique, reprogrammant l’équipement infecté pour qu’il enregistre toutes les communications qui y transitent avant d’envoyer les données à la Chine », a signifié Bloomberg News dans le rapport de son enquête.

L’enquête a révélé que le code malveillant utilisé pour créer la brèche s’est supprimée de manière automatique quelques jours après avoir créé la faille. Cependant, selon le rapport de plusieurs spécialistes de renseignement Australiens, des espions chinois ont bel et bien réussi à infiltrer leur système informatique en passant par la société Huawei, notamment on se déguise en un des techniciens.

« Les Australiens, dès le départ, ont fait preuve de courage en partageant les informations dont ils disposaient, non seulement avec les canaux de renseignement, mais plus largement dans les canaux gouvernementaux », a signifié Michèle Flournoy, la cofondatrice et associée de la société de conseil en sécurité nationale WestExec Advisors LLC à Bloomberg.

« L’Australie l’a vécu, mais c’était aussi un réveil par procuration pour les alliés de l’Australie », ajoute cette dernière.

Toutefois, aucune preuve n’a été trouvée pour une cliquer directement les dirigeants de la société chinoise dans cette affaire d’espionnage. Jusqu’à présent, l’implication direct et volontaire de Huawei reste une hypothèse.

« Il est difficile de commenter les spéculations et les “sources supérieures” non citées », a signifié John Suffolk, le responsable de la cyber sécurité mondiale de Huawei, lors un communiqué de presse. « Il est également difficile de commenter des généralisations telles que les télécommunications australiennes, “la mise à jour du logiciel”, “l’équipement”, etc. », ajoute ce dernier.

Selon le chef de la cybersécurité du géant chinois, les employés de Huawei ne peuvent accéder à un réseau que par accord exprès du client. Sans cette autorisation, il est impossible pour ces derniers d’employer des mises à jour dont le client en a le contrôle.

« Nous surveillons de près tous nos ingénieurs. Lorsque la loi le permet, nous procédons à des vérifications supplémentaires, a-t-il souligné. Nous contrôlons les logiciels et les équipements qu’ils utilisent, et une formation de conformité obligatoire est requise chaque année. », explique John Suffolk.

Au niveau des autorités chinoises, le ministre des affaires étrangères de Pékin à dans un communiqué dénoncé « les calomnies de l’Australie sur la Chine ».

« Ce genre de diffamation arbitraire sur un autre pays est une action extrêmement irresponsable à laquelle la Chine s’oppose fermement, a affirmé le ministère d’après le média. Nous exhortons l’Australie à ne pas abuser du nom de la “sécurité nationale” et à porter des accusations sans fondement et à exercer des pressions déraisonnables sur Huawei et d’autres entreprises chinoises. », déclare le ministre chinois.

Cette situation serait-elle une continuité des bras de fer entre les États-Unis et la Chine ?

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