L’intelligence artificielle peut-elle venir au secours de la cybersécurité ?

Il faut reconnaître que l’intelligence artificielle et le machine learning ont beaucoup affecté le paysage de l’informatique ces 5 dernières années.

Leur apparition a été synonyme de beaucoup de changements, d’évolution mais aussi d’espoir. Leur intervention dans la sécurité informatique a peut-être été le coup de pouce qui était tant attendu depuis longtemps. Ce qui fait que pour le moment, l’intelligence artificielle est la star du paysage IT. Pour le média Forbes, c’est l’avenir de la cybersécurité. Le Gartner la classe dans le top 10 des tendances technologiques 2019-2020.

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Une telle importance accordé à cette technologie impacte grandement la conviction des professionnels de la sécurité informatique. Dans une étude récente fournie par la Capgemini Research Institute et menée auprès des cadres supérieurs dans le secteur de la cybersécurité, il a été révélé que :

– 69% , donc plus de un tiers des entreprises pense ne pas être en mesure de contrer une attaque informatique sans l’aide de l’intelligence artificielle.

– 69% ont déclaré que l’intelligence  Artificielle rend la détection des malwares et actes de cybermalveillance, plus précise et efficace.

– 60% des professionnels ont estimé qu’elle permet de renforcer l’efficacité du travail des analystes en sécurité, car elle aide à réduire le temps que ces derniers consacrent à analyser des faux positifs, ce qui les rend plus productif.

– 2020, plus de 70% des entreprises compte procéder à un déploiement  de système d’intelligence Artificielle.

Cependant, une question se pose : les capacités de l’intelligence artificielle ne sont-elles pas en train d’être surestimer ?

Pour les spécialistes de la spécialistes, sont rôle dans le secteur de sécurité est indéniable. « L’IA et ses domaines associés, à savoir le Machine Learning, le traitement en langage naturel et l’automatisation des processus robotiques, sont peut-être des termes  tendances aujourd’hui, mais le phénomène n’a rien de nouveau dans le monde de la cybersécurité (…) Le filtre anti-spam par exemple, est l’une des premières occurrences du Machine Learning, remontant au début des années 2000. Au fil des années, le niveau d’analyse de cet outil est passé du filtrage de certains mots à l’analyse précise d’URL, de domaines, de pièces jointes, etc. ». Expliquait Martin Mackay, Vice-Président Europe chez Proofpoint. Il continue ses développements en ces termes :  « Mais ce sont les derniers développements en matière d’IA qui attirent l’attention du secteur. Et pour cause. L’IA a fait de grands progrès, contribuant à la défense de toute une série de vecteurs de menace tels que la détection de la fraude, des logiciels malveillants, des intrusions, le calcul des risques et l’analyse du comportement des utilisateurs et des machines, étant les cinq principaux cas d’utilisation. Ces utilisations sont d’ailleurs de plus en plus courantes : les recherches de Capgemini ont montré que plus de la moitié des entreprises ont déjà mis en œuvre au moins cinq cas d’utilisation à fort impact. »

Mais doit-on accorder suffisamment de crédit à l’intelligence artificielle pour cela. ? Car, s’il est indéniable aujourd’hui que cette technologie a son utilité dans le secteur de la sécurité informatique, l’on ne se demande pas, du moins pas suffisamment, quels pourraient être ses inconvénients. C’est d’ailleurs pour cette raison que Martin Mackay rappelait ceci : « Malgré tous ses mérites, l’IA n’est pas l’unique sésame à employer face aux cybermenaces.

Ses capacités à réaliser des analyses approfondies et dans des délais beaucoup plus courts que l’homme ne se substituent pas pour autant à l’importance d’une intervention humaine. ». C’est pourquoi, il serait préférable de voir cette technologie comme étant un simple outils, aidant dans les équipes de sécurité informatique et non le moyen qui est censé les remplacer. Car c’est comme ça qu’on pourra construire une cyberdéfense très robuste. La technologie et l’humain doivent s’unir. En effet « Une étude récente du Massachusetts Institute of Technology (MIT ) a montré qu’une combinaison d’expertise humaine et de systèmes de Machine Learning – appelée « Machine Learning supervisé » – est beaucoup plus efficace que les humains ou le ML seuls. Le modèle supervisé est même jusqu’à dix fois plus performant que son équivalent en ML seul. » notait Martin Mackay. Car si l’intelligence artificielle est suffisamment compétente pour stopper plusieurs types des Cyberattaques, il n’en demeure pas moins qu’elle reste totalement inefficace face à d’autre, par exemple l’ingénierie sociale a travers la célèbre fraude au président. Dans ce contexte « L’IA reste un outil puissant pour renforcer les politiques de cyberdéfenses mais ne peut être considéré comme l’unique remède de toutes les menaces existantes. » concluait l’expert.

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