StopCoviD : une application plus sûre que les réseaux sociaux

On se rappelle que la semaine dernière les autorités Françaises de l’Institut de Recherche Informatique (lNRIA) et l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information avait mis en place une campagne de bug Bounty en collaboration avec la société Française Yes WE Hack.

L’objectif de cette collaboration, était de trouver le maximum de vulnérabilité sur StopCoviD, et par la suite trouver un moyen de les combler. Lors d’un commentaire sur la question, M Arnaud Lemaire, le directeur technique de F5 Networks rappelait ceci : « Une application est développée par des humains » en conséquence, « il y a des forcément des erreurs ». Comme pour justifier le fait application parfaite dénuée de tous bugs, vulnérabilités n’existe pas.

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Toutefois, en ce qui concerne StopCoviD, application de traçage initiée par le gouvernement français en plus de faciliter le déconfinement progressif sans avoir à subir une nouvelle vague de contamination coronavirus, les experts en charge du projet, se veulent rassurants, et rassure aussi au passage. En effet, Guillaume Vassault-Houlière, le patron de la firme spécialisée dans les solutions de sécurité, notait que la tâche qui consiste à hacker l’application pour le moment, s’avère une très difficile. Car, c’est « une plateforme assez mature qui a déjà bénéficié des recommandations de l’Anssi ». Mais bien sûr, il ne nie pas l’éventualité que cela est possible. « des hackers spécialisés arrivent toujours à trouver des trucs, qui peuvent être bénins comme ils peuvent être très gros. » ajoute-il.

Testée par la start-up Pradeo, une société basée à Montpellier spécialisée dans la sécurité des applications pour smartphone, Clément Saad, cofondateur de Pradeo indique que concernant StopCoviD, l’on ne devait craindre « Aucune connexion non sécurisée ». Quand bien même qu’elle est assez critiquée dans le secteur de la sécurité informatique et ailleurs, cela n’empêche pas certains spécialistes de conclure à son propos, des analyses en très positives.

Pour l’heure, on attend sa publication sur l’App store que Apple est le Google PlayStore. Mais le rapport des experts de Pradeo est assez concluant et rassurant à l’égard de l’application de traçage. Ils notent en effet que : « L’application se restreint à la transmission des informations collectées par le Bluetooth et respecte les principes de protection de la vie privée. ». Selon cette analyse de la firme de cybersécurité, l’application mobile de traçage française, serait à la première place, ex æquo avec celle de l’Allemagne, dans le classement des 30 applications développées par les États  pour le tracking mobile, dans le cadre de la circonscription du coronavirus. Ce classement a été publié par la même firme Montpellierienne et est toujours disponible sur leur site web. Le cofondateur de la firme de cybersécurité pour les applications mobiles, confirme ce classement et précise dans un commentaire : « Nos outils propriétaires nous ont très rapidement permis de mettre au jour que celle-ci respecte les engagements de l’État sur la sécurité informatique et le respect des données personnelles.». Dans ce contexte l’analyse a permis d’établir approche conclusives: « L’application ne réalise pas de connexions non sécurisées ». Ce qui élimine automatiquement l’hypothèse selon laquelle, un programme malveillant pourrait être installé sur le smartphone utilisateur à son insu et via l’application de traçage. Par ailleurs l’application à une particularité, elle ne « demande et n’envoie aucune donnée à caractère personnel » mettait en évidence Clément Saad

Par ailleurs, dès le début du projet, l’application a été plusieurs fois critiquée d’être une solution pour le gouvernement, d’initier un tracking personnel du smartphone des futurs utilisateurs, quand bien même que l’objectif énoncé de celle-ci était de tout simplement informer toute personne l’ayant installée sur son smartphone, concernant ces interactions et si cette dernière avait été en contact avec un potentiel contaminé à la maladie du coronavirus. Dans cette approche, la firme de cybersécurité signifie le fait que « Le GPS n’est utilisé à aucun moment » rendant ainsi impossible le traking tel que décrit par les detracteurs de l’application. De plus, à aucun moment, StopCovid accède ou ne tente d’accéder aux données personnelles stockées sur la mémoire du téléphone. « Au-delà de la complexité technique, qui n’était pas énorme, l’enjeu politique de la sécurité de StopCovid était tellement fort que les choses ont été bien faites. ». À l’égard des critiques contre l’application de traçage mobile, Clément Saad conclura : « Cela m’énerve un peu lorsque je vois des élus critiquer l’application seulement parce qu’ils sont dans l’opposition, alors que tous les politiques sont sur les réseaux sociaux. StopCovid me semble en effet bien moins dangereux à installer que les applications de Google, Facebook ou Twitter, sans parler de véritables aspirateurs à données personnelles, tels que TikTok ou Snapchat. ».

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