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StopCoviD : la problématique des iPhones

Dans quelques jours l’application de traçage mobile du gouvernement Français sera déployée officiellement.

StopCoviD est censé aider un plan de déconfinement assez louable. Ce mercredi 27 Mai, l’Assemblée nationale à l’instar de plusieurs autorités de l’État français, a fini par donner son consentement pour permettre la mise à disposition publique du logiciel de traçage mobile. L’outil est censé aider à contrôler la propagation du virus. Et pour que cela se réalise, StopCoviD va retracer la contamination. En collectant des informations liées aux différentes interactions entre les individus. Mais d’abord, il faut noter que l’application ne géolocalise pas son utilisateur. Tout fonctionne grâce au Bluetooth. Ce qui a le mérite d’accroître la confidentialité des informations. Lorsque deux individus se trouvant dans un périmètre d’environ 1 mètres, leurs applications marquera l’interaction. Si par la suite l’un de ces individus est testé positif au covid-19, une notification est un envoyé à l’autre, lui faisant savoir de son contact, incitant alors ce dernier à non seulement s’isoler mais aussi se faire dépister à son tour. Les identifications sont anonymisées, et tout fonctionne sur la base de pseudonyme. Peut-être que l’un des problèmes de l’application serait le fait qu’elle soit basée typiquement sur le volontariat. En effet, les informations concernant le statut d’une personne ne peuvent être partagées qu’avec son consentement, bien que ces informations soient anonymisées. En effet, comme le déclarait la présidente de la Commission Nationale de l’Informatique et des libertés, Marie-Laure Denis, l’application devra exiger au préalable le consentement des utilisateurs sur différents points : « Quelles données sont utilisées, par qui, avec qui sont-elles partagées, pour quelle finalité, pour combien de temps. Il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas de case précochée. ».

Cependant, un autre problème subsiste. Il s’agirait de l’utilisation de l’application sur les iPhones. Lorsque ces smartphones tournant sur iOS sont en veille, il ne met pas de signal bluetooth. Ce qui empêche le croisement avec d’autres smartphones dans la même zone. Selon le secrétaire en charge, Cédric O, le croisement devrait fonctionner dans la majorité des cas, mais il reconnaît que cela ne marchera pas à 100 %. Les cas d’échec les plus courants seront lies aux Iphones à cause d’un réglage particulier. En effet, le fabricant des iPhones, Apple, a paramétré son appareil de telle sorte que le bluetooth soit automatiquement bloqué lorsque l’outil qu’il a activé ne fonctionne plus. Par exemple dans le cadre d’une mise en veille du téléphone par exemple. Suite à des tests, il a été plusieurs fois confirmée, que l’application de traçage mobile n’émettait plus de signal quelques minutes après que l’iPhone soit verrouillé. C’est pour cette raison que le secrétaire chargé au numérique a déclaré ceci : « Ça ne marche pas dans 100% des cas. Effectivement, si deux iPhones en veille se croisent, l’application ne fonctionne pas, mais ce n’est pas une situation très courante. ». Mais cette limite n’est pas négligeable pour autant. En effet selon une étude menée par compère Kantar, les utilisateurs français de smartphones sont composés à 21 % de détenteurs de iPhones, ils sont 19 % de détenteurs d’appareils tournant sous Android. L’équipe en charge de concevoir l’application aurait affirmé trouver un moyen pour contourner le problème de la mise en veille d’iPhone et de la désactivation du signal bluetooth. « Si un Android croise un iPhone, il le réveille », expliqué les experts en charge du projet. Mais l’efficacité de tout ceci va dépendre du modèle des smartphones de la version des systèmes d’exploitation. « Peut-être que sur certains très vieux téléphones, peut-être que sur certaines versions d’iOS ou Android particulières qui sont peu diffusées parmi la population française, il y a beaucoup de choses à améliorer », a indiqué ce mardi, M. Cédric O lors d’une audition à l’Assemblée nationale. Le secrétaire d’État affirme que d’après les tests effectués : « nous captons entre 75 et 80 % des gens à proximité, soit à moins d’un mètre ».

En outre, le gouvernement français avait demandé à la firme américaine de lever la barrière de protection sur le bluetooth pour faciliter le fonctionnement de l’application de traçage. Malheureusement, fidèle à lui-même, Apple s’est tout simplement contenter de réfuter la demande tout simplement. Le prétexte demeure le même. La sécurité et la vie privée des utilisateurs des iPhones.

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StopCovid : 4 points en sa défaveur qui risque d’impacter négativement son utilisation

L’application de « traçage », pour avertir des personnes qui ont croisé des cas positifs, a été adoptée par le parlement mercredi.

Le 27 Mai c’est-à-dire hier, le parlement français adopté de manière définitive le projet gouvernemental de mise en place d’une application mobile du traçage. Une application qui est censée permettre de retracer les interactions en vue de permettre l’information d’une personne dans la mesure où elle serait en contact avec une autre dépistée positive au Coronavirus. La mise en place de l’application a été perçue par le gouvernement français comme une étape-clé dans la procédure de confinement, afin de réduire au minimum les coûts en terme de d’infections. Selon les dernières nouvelles, cette application pourrait être disponible au grand public à partir de cette fin de semaine, c’est-à-dire le 31 mai.

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En dépit de l’aval du parlement et de l’autorité administrative indépendante en charge de la protection des données personnelles et des droits du numérique, CNIL, il n’empêche que certains aspects poussent à croire que l’application risque de rencontrer beaucoup de difficultés. Et les raisons sont nombre de 4.

1- La limite d’ordre pratique

Le problème avec une application mobile, c’est qu’elle fonctionne sur des smartphones. Selon l’Agence de Régulation de Communication Electronique des Postes et de la distribution de la presse en abrégé Arcep, 77 % les Français détenaient un smartphone en 2019. Seulement 79 % en 2020. En observant les tranches d’âge, ce taux se partage à 98 % pour les individus âgés de 18 à 24 ans et 44 % pour les personnes âgées de 70 ans et plus. On peut remarquer une chose importante dans cette statistique, c’est que les personnes les plus vulnérables sont pratiquement exclues de ce schéma, car ils seront bien sûr, les moins à utiliser cette application.

2- Bluetooth et la question de sécurité et de fiabilité.

Comme nous le savons déjà, l’application de traçage du mobile du gouvernement se basera sur la technologie Bluetooth. En effet, lorsque l’application est installée sur deux smartphone, et que ce smartphone se trouvent à une distance d’un mètre l’un de l’autre, il sera envoyé une notification à l’utilisateur du smartphone, négatif au coronavirus lorsque l’autre est dépistée positif. De la sortie notification vous incitera alors à vous isoler et contacter automatiquement les services de santé. Si l’avantage de Bluetooth dans ce contexte évite de passer par la géolocalisation, il n’empêche pas qu’il est possible de détecter un cas même derrière une vitre en plexiglas ou une combinaison. Ce qui n’est pas très adapté pour les agents de santé par exemple.

De plus, le secrétaire Cédric O dans ses estimations avait noté le l’application serait en mesure de capter : « entre 75 et 80 % des gens à proximité », il n’en empêche que les iPhones poseront un problème de direction, car durant les différents tests, à plusieurs reprises, la connectivité bluetooth iPhone ont posé de difficulté.

3- La protection de la vie privée.

Lors du débat à l’Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon s’insurgeait : « Je fais partie de ceux qui ne veulent pas qu’on sache près de qui j’étais à moins d’un mètre, pendant plus d’un quart d’heure. C’est le temps d’un baiser. Ça ne vous regarde pas ». Il faut reconnaître que de nombreux élus à l’instar de ces derniers, des spécialistes de la sécurité informatique et des défenseurs des droits, ont critiqué le problème que pose l’application de traçage mobile en ce qui concerne la vie privée. Si le gouvernement a plusieurs fois répété que les informations récoltées seront confidentielles et ne pouvant être utilisée même par l’État à des fins de surveillance, l’inquiétude demeure, et les gens ne font pas confiance. D’où le dilemme exposé par, Damien Abad, le député de l’Ain, par ailleurs, président du groupe parlementaire « Les Républicains à l’Assemblée nationale » : « Cette application est confrontée à un blocage : soit elle est volontaire et alors elle est inefficace, soit elle est obligatoire et alors elle est liberticide ».

4- le timing

Pour certains, cette application vient un peu trop tard. Surtout que d’ici le 2 juin, le deconfinement serait à sa seconde phase. « Il faut dire la vérité : cet outil pourrait être utile en cas de deuxième vague, mais là il est arrivé trop tard. Le débat parlementaire était prévu le 28 avril , ils ont un mois de retard à l’allumage! », notait Damien Abad. Mais tous ne sont pas d’avis avec ce dernier car Marie-Christine Verdier-Jouclas affirme de son côté : « Rien n’est jamais trop tard, tant qu’il y a la possibilité de sauver des vies. L’épidémie est toujours en cours, le virus circule toujours ».

En définitive, plusieurs raisons peuvent faire penser l’application de traçage mobile pose un problème. Les initiateurs c’est-à-dire le gouvernement, ne semble pas flancher et continue d’assurer que ce programme pourrait atteindre son but. À cet effet, Cédric O et son équipe estime que : « StopCovid est utile dès les premiers téléchargements, c’est ce que révèlent les études épidémiologiques. Il n’y a pas d’objectif de pourcentage (…) les conditions d’une large adoption par la population française sont réunies (volontariat, temporaire, anonyme, transparence, pas de géolocalisation) ». Le secrétaire chargé au numérique déclarait lui-même : « À partir de 10 % de personnes qui l’utilisent dans un bassin de vie, elle (l’application, NDLR) a une efficacité systémique pour diminuer la diffusion de l’épidémie ».

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StopCovid : l’application de traçage lancée dans les jours qui viennent

Pour l’application de traçage mobile initiée par le gouvernement Français, StopCoviD, les préparatifs ont atteint la phase finale.

Validé par toutes les autorités compétentes à la matière, notamment la Commission Nationale de l’Informatique et des libertés, l’ARCEP, ou encore le parlement, d’ici quelques jours, ce programme informatique sera déployé et mis à la disposition du grand public. Alors certaines informations doivent être élucidé sur cette appli, qui semble jouer un grand rôle dans le programme de déconfinement du gouvernement.

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Comme le décrivait le ministre Édouard Philippe le 28 mai, concernant la phase du déconfinement : « StopCovid est un outil complémentaire au travail des équipes de suivi (traçage) des contacts ». Et le fait tout le parlement français est donné son accord pour le déploiement officiel de l’application, le gouvernement se donne les moyens pour réussir son pari. Dans ce contexte, Édouard Philippe exhorte : « J’invite les concitoyens à l’utiliser pour se protéger et protéger les autres ».

Le déconfinement étant quelque chose qui s’est imposé pratiquement au gouvernement, ce dernier ne pouvait pas nier la peur d’une deuxième vague épidémique, et cela est de même dans plusieurs autres États à travers le monde. Alors l’utilisation de l’application va répondre besoin de retracer les différentes interactions entre les personnes après les déconfinement, de sorte à pouvoir repertorier les personnes qui seront testées positives, ainsi que d’autres avec qui elles auraient pu avoir un contact. Le secrétaire d’État au numérique, Cédric O note à propos de StopCoviD, comme étant le moyen de « prévenir les personnes qui ont été en contact avec un malade testé positif afin de pouvoir se faire tester soi-même et si besoin d’être pris en charge très tôt, ou bien de se confiner. ».

Quand il était mentionné plus haut, le gendarme des données personnelles et des droits du numérique, la Commission Nationale de l’Informatique et des libertés a déjà validé le projet. Le 25 mai dernier, le ministère des armées annonce avoir déjà procéder à un test de l’application auprès des 60 soldats, l’objectif étant de « vérifier son fonctionnement et mesurer, en conditions réelles, les résultats de la détection de proximité dans différentes situations. ».

Concernant le principe de son fonctionnement, l’application devra être installé sur le smartphone de la sorte, lorsqu’un individu possédant un smartphone sur lequel est installé l’application rencontre une autre qui possède un smartphone du même genre, une interaction se crée. De sorte que, si l’un de ces personnes revenaient à être détectée comme positive au coronavirus, l’autre sera immédiatement informée et conseillé d’observer certaines mesures de sécurité. Mais pour que l’alerte puisse être transmise convenablement, la personne qui est positive doit accepter que cette information soit transmise. Bien sûr l’anonymat est respecté. L’identité de la personne ne sera pas révélée, seulement que les personnes concernées recevront des notifications qui leur avertiront avoir potentiellement rencontrer une personne contaminée. Pour la question de l’anonymat, de son côté, le premier ministre Édouard Philippe indiquait ceci : « Nous avons pris toutes les garanties nécessaires pour que StopCovid respecte les données personnelles et de vie privée de ceux qui l’utilisent, son utilisation sera anonyme. ». L’autorité administrative de la protection des données, en particulier Marie-Laure Denis, la présidente de la CNIL explique que StopCoviD : « respecte le concept de protection des données dès la conception, car l’application utilise des pseudonymes (générés automatiquement) et ne permettra pas de remontée de listes de personnes contaminées. ».

En outre, il faut noter que l’utilisation de l’application StopCoviD et totalement volontaire. Aucun citoyen français n’est obligé de l’installer sur son smartphone. « Un véritable volontariat est la meilleure garantie du respect du Règlement général sur la protection des données (RGPD) ». Indique Marie-Laure Denis. Elle insiste par ailleurs sur la nécessité d’avoir le consentement des utilisateurs sur plusieurs points dont : « Quelles données sont utilisées, par qui, avec qui sont-elles partagées, pour quelle finalité, pour combien de temps. Il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas de case précochée. ».

Pour conclure, il faudrait noter que StopCoviD n’est pas une application unique en son genre. Plusieurs États à travers le monde ont initié ce genre de programme. En particulier la Corée du Sud, la Chine même quelques États européens. La Commission Nationale de l’Informatique et des libertés pour exemple, application de traçage mobile utilisé par l’État de Singapour : « Une application identique à StopCovid : TraceTogether est déjà utilisée à Singapour. Elle enregistre les rencontres entre deux personnes dans un rayon de deux mètres. Les données sont conservées, de manière chiffrée, pendant 21 jours sur le téléphone. Le ministère de la Santé peut y accéder sur demande pour identifier les personnes ayant été en contact » mettait en évidence l’autorité administrative indépendante.

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Suite à un test, 20 % des employés de Gitlab se font avoir par une attaque au phishing

Le phishing ou encore l’hameçonnage est une technique très connue dans le secteur de la cybercriminalité.

C’est littéralement et classique du genre, qui permet au cyber malveillant de récolter des informations sur des internautes imprudents.

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Des informations qui peuvent souvent se révéler sensibles ou confidentiels. On pense notamment aux identifiants de connexion ou à toutes données qui permettent l’authentification d’une personne en particulier lors d’une quelconque connexion. Cette technique et souvent utilisé par le biais d’outils de messagerie dont les utilisateurs de services numériques ont tendance à le plus utilisé. Il pourrait s’agir par exemple de l’email tout simplement qui constitue à lui seul une grande majorité des campagnes de phishing. Il pourra aussi s’agir d’applications de messagerie classique tel que Messenger ou encore Whatsapp, ou tout simplement les SMS.

Pour réussir son coup, le cybercriminel enverra un message dans le but d’attirer l’internaute vers un site Web factice. Le message piège porte généralement sur une thématique courante telle que le covid-19 que nous vivons aujourd’hui, ou sont axés autour de jeux qui pourront permettre à la personne ciblée de gagner de l’argent. Si cette dernière manque par exemple de vigilance, et qu’elle clique sur le lien proposé dans les messages qui’il reçoit, elle sera rédigée vers un site qui est géré par les cybermalveillants. Ces derniers profiteront pour lui demander de remplir des formulaires qui leur permettront ensuite de récupérer les informations qui les intéressent. Stan Adkens, Notait à cet effet : « Les attaques de phishing sont conçues pour voler des identifiants ou pour tromper le destinataire afin qu’il télécharge ou exécute des pièces jointes dangereuses. C’est une technique utilisée par des fraudeurs qui consiste à faire croire à la victime qu’elle s’adresse à un tiers de confiance. »

Pour ceux qui nous intéresse dans cette histoire, notons tout simplement que l’entreprise GitLab a tendance à effectuer des tests d’hameçonnage sur son personnel employé chaque trimestre. Mais à chaque fois, le résultat obtenu donne l’impression qu’il est pratiquement impossible d’éradiquer ce phénomène. Le dernier test de la société remonte depuis la semaine dernière. Dans cette campagne de phishing, l’entreprise avait pour but en ciblant certains employés d’obtenir certaines informations telles que les identifiants gitlab.com. Les équipes ont été testée par des courriels reçus en trombe faisant passer pour une campagne de communication commerciale tout à fait normale. Et bien sûr certains se sont fait prendre par le jeu.

L’entreprise a signifié un fait important, l’objectif n’est pas du tout de punir les personnes qui ne suivent pas les mesures d’hygiène numérique convenablement, mais dans un certain sens les sensibiliser, leur montrer que la faille provient en grande partie d’eux, dans le but de les ramener sur le droit chemin. Cela y va de la sécurité de l’entreprise ensemble.

La simulation du phishing n’a pas pris en compte certains détails, qu’est-ce que le moyen de défense supplémentaire, notamment L’authentification à multiples facteurs. L’équipe de test a mis en ligne le domaine GitLab.company. Ils se sont servi de G Suite pour balancer les courriels corrompus. Les services et le nom de domaine utilisés dans ce contexte ont été configurés avec configuration SSL de sorte à donner l’image aux courriers comme étant des e-mails légitimes provenant de l’entreprise. GitLab a soulevé le fait que de telles infrastructures peuvent être mise en place par un cybermalveillant gratuitement et sans beaucoup trop d’efforts.

Sur cinquante employés ciblés lors de ce test, 17 se sont fait prendre par le piège. Ils ont malheureusement cliqué sur le lien proposé. À la suite de cet acte ils furent automatiquement redirigés vers un manuel conçu par GitLab pour sensibiliser contre l’hameçonnage. Les victimes seront alors encouragés à suivre des cours de formation ou de solliciter l’équipe de sécurité afin de leur prodiguer certaines recommandations pour que cela ne se reproduise pas. Par ailleurs, 6 de personnes ciblées ont signalé automatiquement le courrier comme étant malveillant après l’avoir reçu. Leur intuition sur la question a été la bonne.

L’exemple de GitLab sur ce test met en évidence un certain fait. L’hameçonnage reste toujours quelque chose difficile à combattre, voir éradiquer. Chris Rothe, le fondateur et chef produit de Red Canary, une société spécialisée dans la détection de menace notait un peu près observation : « Le phishing est un excellent exemple de quelque chose qui ne peut pas être totalement empêché (…) Parce que le courrier électronique est une fonction commerciale essentielle, il doit être optimisé pour sa fonction commerciale et non pour la sécurité dans la plupart des cas. Il existe de nombreuses stratégies que les équipes informatiques peuvent utiliser pour réduire le nombre d’attaques de phishing réussies – blocage des e-mails, dépouillement et analyse des pièces jointes, formation de sensibilisation –, mais il n’existe pas de solution à 100 % ».

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La protection des données de santé, un casse-tête pour les autorités et les particuliers

Depuis l’annonce de StopCoviD, l’application de traçage, plusieurs débats ont été initiés, menés et continueront de naître au fur et à mesure.

La question essentielle pour ne pas dire l’inquiétude au centre de taux surmenage n’est rien d’autre que la gestion des données de santé. Les données de santé sont des données personnelles qui permettent d’avoir certaines informations sur une personne en particulier.

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Il peut s’agir de son état de santé mais encore plus. C’est-à-dire, des informations nominatives tels que des noms, des prénoms et mêmes des statuts matrimoniaux sans oublier la localisation géographique. Pour dire que parlant de données personnelles de santé, la nature délicate de la chose pousse certaines personnes en particulier les défenseurs des droits humains et les spécialistes de la sécurité informatique à réagir.

L’idée de l’application et l’objectif derrière ne sont pas mauvais en soi. Cependant, plusieurs réalités sont à prendre en compte. Comme le fait que tous les intervenants dans ce programme, pourraient avoir accès à l’ensemble des données qui seront collectées et gérées. Et les acteurs de cette chaîne de pistage à ce jour sont assez nombreux. On parle notamment de médecins, de pharmacies, de laboratoires, les services de santé de l’armée, d’établissement de santé, des assurances maladie, des communautés professionnelles territoriales dédiées à la santé et l’ensemble des structures qui ont été créé depuis les débuts de la pandémie pour lutter contre la maladie. Beaucoup trop d’intervenants pour toutes ces données. De quoi à rendre difficile une quelconque transparence dans la gestion de celles-ci.

Dans de telles conditions, appliquer certaines règles seraientt impossible. Même si d’un autre côté le conseil constitutionnel essaie d’élargir le champ d’application des principes existants en essayant d’inclure certaines ideaux de nécessité publique. L’institution juridique suprême notait à cet effet : « le champ des personnes susceptibles d’avoir accès à ces données à caractère personnel, sans le consentement de l’intéressé, est particulièrement étendu, cette extension est rendue nécessaire par la masse des démarches à entreprendre pour organiser la collecte des informations nécessaires à la lutte contre le développement de l’épidémie ». Dans le contexte actuel, il serait anticonstitutionnel si et si seulement des travailleurs sociaux prenais connaissance des fichiers appartenant à des individus sans leur consentement, car : « rien ne justifie que la communication des données à caractère personnel traitées dans le système d’information ne soit pas subordonnée au recueil du consentement des intéressés ».

Notons par ailleurs que le ministère de la Santé a mobilisé un groupe d’agents dénommé « brigades d’anges gardiens », leur objectif étant étant d’assurer le pistage des personnes détectées positives au coronavirus ainsi que les personnes avec lesquelles on pilote en contact. Pour assurer la sécurité des informations qui serait connecté sur les personnes impliquées dans ce pistage, les structures acteures devraient mettre en œuvre un moyen pour respecter la norme en vigueur à ce sujet, notamment le règlement européen 2016/679 du 27 avril 2016, où l’existence est faite aux intervenants : « respecter l’essence du droit à la protection des données et prévoir des mesures appropriées et spécifiques pour la sauvegarde des droits fondamentaux et des intérêts de la personne concernée. À cette fin, une matrice d’habilitation définissant les droits d’accès en lecture et en écriture selon les profils des personnels habilités est un élément central de la sécurité du traitement ».

Cependant, le ministère de la Santé avait signifié à la Commission Nationale de l’Informatique et des libertés qu’il ne comptait pas reconfigurer les dispositifs de pistage pour limiter les accès pour le seul besoin des utilisateurs en raison « des contraintes opérationnelles rencontrées ». Une posture qui pour les juristes est totalement contraire aux règles du règlement général de la protection des données dans le cadre des « mesures techniques ou organisationnelles appropriées » (art. 5.1). En effet, vous en article 32. 2 la RGPD dispose que : « il est tenu compte en particulier des risques que présente le traitement, résultant notamment de la destruction, de la perte, de l’altération, de la divulgation non autorisée de données à caractère personnel transmises, conservées ou traitées d’une autre manière, ou de l’accès non autorisé à de telles données, de manière accidentelle ou illicite ».

En outre, un autre point est mis en évidence concernant la gestion des données après sa collecte. C’est la centralisation des informations collectées. Pour les spécialistes, procéder ainsi expose grandement les personnes impliquées dans cette dynamique de pistage. Car cela permet très facilement les abus de la part de l’autorité en charge de cette collecte et de cette gestion. Dans le cas de l’application de traçage français, l’idée a été émise de crypter les informations quand bien même qu’elles seront stockées sur un serveur unique et centralisé. Une idée qui n’est certes pas parfaite, mais qui a le mérite d’être validée par la Commission Nationale de l’Informatique et des libertés, que le 24 avril 2020 écrivait ceci : « […] la conception de l’application StopCovid témoigne du souci de protéger la vie privée des personnes, notamment en évitant que soit centralisée dans un serveur une liste des personnes qui se déclarent malades ».

En dépit de toutes ces tentatives, il n’empêche que le problème demeure. Les informations des particuliers relatives à la santé n’ont pas encore trouvé un cadre technique et juridique pour assurer la protection des personnes qui sont liées.

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