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Sécurité informatique des systèmes d’entreprise : l’importance de former les collaborateurs aux bonnes pratiques de la cyber sécurité

Du fait de la crise sanitaire que connaît le monde entier, les habitudes ont nettement changé. Et cela même au niveau des méthodes de travail. Selon une étude de Odoxa-Adviso Partners, une entreprise sur 5 a un penchant particulier pour le travail à distance, cette pratique qui à cause de confinement général s’est peu à peu développée et installée dans mes habitudes professionnelles. Cependant, il ne faut pas occulter un fait important si depuis le début a été signalé par les spécialistes de la sécurité.

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La question de la fragilité des systèmes d’information face au télétravail ne sont pas les arguments qui manquent. Par ailleurs il a été observé une augmentation assez significative des failles de sécurité du côté des entreprises. Selon la firme spécialisé dans la fourniture de solutions de sécurité barracuda networks, il a été détecté une augmentation de 667 % de tentatives d’hameçonnage seulement entre le 1er et le 23 mars. Des tentatives qui avait pour point central la pandémie du coronavirus.

Face à la menace grandissante, certains spécialistes tel que Cnam ou encore Biblos Group se sont unis pour sensibiliser, former et protéger les travailleurs à distance contre les différents risques qui gravitent autour des entreprises durant cette période assez trouble. Alors, ils ont observé une évaluation sous-estimées des risques informatiques. Olivier Kauf de chez Biblos group notait à cet effet : « Nos entreprises, durement touchées par la crise sanitaire, ont fourni dans l’urgence des accès distants à leurs salariés. Ces derniers, concentrés sur leurs nouveaux outils de travail, ont sans en avoir conscience, ouvert la voie aux hackers : du vol de données privées et professionnelles à la privation de leurs appareils informatiques (portables, ordinateurs, etc.), les pirates informatiques exercent des pressions morales considérables : envoi massif d’emails malveillants, chantage, manipulation, faux ordres de virement et même demandes de rançon. ». Dans un certain sens, la vulnérabilité ici, c’est tout simplement les employés et les entreprises elles-mêmes. Il n’y a pas une prise en considération de certaines exigences, sans oublier le manque de connaissance de certaines personnes impliquer directement dans la gestion des réseaux informatiques. Le manque d’équipement homologué y ait pour beaucoup de choses aussi.

Cependant ce problème risque de s’empirer. En effet, près de 73 % de salariés interrogé en manifesté le désir de continuer à travailler depuis chez eux. 42 % pour le télétravail à temps partiel et 31 %, à temps plein. Alors que nous savons que les entreprises ne sont pas toutes pareilles face à la menace de la cybermalveillance. En pratique, les grandes entreprises ont réussi à anticiper et même à mettre en place un système assez efficace pour continuer à fonctionner correctement malgré les difficultés causées par la crise sanitaire. Ce qui ne fait pas le cas pour les entreprises à taille intermédiaire et les petites et moyennes entreprises. Ces derniers ont malheureusement dû mettre en place un système dans l’urgence, souvent au détriment même de certaines règles de bases de la cybersécurité. En particulier, la formation des collaborateurs, des techniciens et même des managers. C’est qui les a rendus encore plus vulnérables face à la cyber menace. « La menace n’est pas réservée aux grands groupes consommateurs de Téra octets de données et dont les mailing lists sont très longues ; elle plane aussi sur les PME et PMI souvent moins protégées et dont les salariés sont peu sensibilisés aux bonnes pratiques. On peut se prémunir des attaques, mais pour cela, il faut être vigilant, former ses collaborateurs, mieux encore les entrainer à gérer les situations numériquement dangereuses ». À rappeler le président des groupe Byblos Simon Hoayek.

De quel constat ont permis à Byblos Edge, la filiale de l’entreprise française en de la cybersécurité, le groupe Byblos, en partenariat avec la Cnam, d’élaborer et ce programme de formation en cyber entraînement. L’objectif est tout simplement d’apporter suffisamment de connaissances au niveau de la cybersécurité, et de prodiguer les formations permettant aux acteurs directs et indirects de pouvoir de pouvoir utiliser l’ensemble des réseaux de leur entreprise en sans pour autant l’exposé.

Le programme prend une journée entière dans famille sont pratique, dont le fonctionnement est basé sur des cours à distance. Une formation dispensée par des spécialistes de la Cnam, « prépare efficacement les salariés au nomadisme numérique grâce à un training très orienté sur les pratiques quotidiennes des internautes : gestions des données privées et professionnelles, identités numériques, mails et messageries, e-paiements, téléchargements, objets connectés et échanges réseau et wifi. » selon Olivier Kauf.

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Desjardins : un an plus tard que retenir de la fuite de données

Hier, cela faisait un an jour pour jour que la société Canadienne en Desjardins a été victime d’un des plus grands vols de données de l’histoire du Québec.

Qu’est-ce qui a été retenu de ce grand incident informatique. Il y aurait-il des améliorations quant à la protection des données des personnes. Il Y a-t-il encore du progrès à faire dans ce domaine ? autant de questions que se posent à la fois, les particuliers les spécialistes et les autorités.

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Depuis 1 ans, le gouvernement Legault n’a pas cessé de multiplier les initiatives pendant à améliorer la sécurité des données personnelles dans des citoyens québécois et la cybersécurité des infrastructures informatiques. Cela s’établit clairement dans sa promesse de transformation numérique, justifiant la nomination de Éric Caire comme délégué.

Durant le mois de décembre 2019, un projet de loi a été proposé, dans l’optique d’encadrer certaines agences en particulier celles chargées d’évaluation de crédit. La loi a pour but déposer une sorte de « gel de sécurité » aux consommateurs, de sorte à empêcher que des prêts soient accordés à ces derniers. Depuis le mois de mars dernier avec le projet de loi 64, le gouvernement québécois met l’accent encore plus haut sur la cybersécurité en obligeant tous les organismes publics, à assurer de manière ponctuelle la sécurité des données personnelles qui leur seront confiées. En plus des institutions publiques, les organisations privées sont aussi dans la ligne de mire de cette nouvelle proposition législative. Ces dernières risquent des amendes pouvant monter jusqu’à 25 millions de dollars en cas de problème relatif à la protection des informations personnelles de leur clientèle. « Ça s’en va dans la bonne direction », selon Steve Waterhouse, spécialiste de sécurité de l’information et professeur à l’Université de Sherbrooke. « Ça va se travailler dans les prochaines années et ça va aider à raffermir la sécurité des données personnelles au Québec. » ajoute l’expert.

Pour un autre enseignant, le professeur José Fernandez, chargé de cours au département de génie informatique et génie logiciel de Polytechnique de Montréal, l’affaire Desjardins a été quelque chose qui aurait boosté d’une certaine manière les mesures de protection des systèmes informatiques au Québec, en particulier l’authentification. « C’est quelque chose dont on ne parlait plus il y a trois ou quatre ans, maintenant on en parle. Est-ce que Desjardins a poussé Québec à aller plus loin ? Oui, sans doute. On parle du long hiver de l’intelligence artificielle ; il y a eu le long hiver de l’identité numérique, on est peut-être maintenant au printemps, espérons-le. » souligne le Professeur.

Selon le PDG de la société spécialisée dans la cybersécurité Eva technologies, le Québec est suffisamment outillé avec une balise assez solide en matière d’authentification, et de préservation de l’identité numérique, à l’instar bien sûr du permis de conduire : « On en est tellement proches… Il y a déjà un code à barres à l’arrière, on n’aurait qu’à faire une base de données avec l’assurance maladie, on aurait la base de notre carte d’identité nationale. ».

L’incident informatique de Desjardins, qui a coûté près de 108 millions de dollars à l’institution financière, et affecté 8 millions d’individus, et même pas assez pédagogique sur l’ensemble du paysage informatique du Québec. En effet que ce soit les autorités les entreprises au même la population, ce problème a été suffisant pour sensibiliser tous ces acteurs sur le danger que représente la cybercriminalité et l’enjeu important de la sécurité informatique dans le quotidien. Aucune compagne de sensibilisation ou même marketing aurait eu autant d’effet. « Quand je travaille chez un client, la première chose que je lui demande, c’est : “Voulez-vous qu’un scénario à la Desjardins arrive chez vous ?”, C’est une ficelle que je n’aime pas tirer, mais c’est un fait : le cas Desjardins sert d’épouvantail… » expliquait Jean Loup Le Roux, un spécialiste de spécialiste en sécurité informatique. Le fait que le vol de données subi Desjardins a été grâce à une méthode assez classique connue déjà par les responsables de la sécurité et grâce à des outils technologiques limités, la cybersécurité a été littéralement démystifiée. « On a fait beaucoup de bruit autour du dark web et des pirates chinois ou russes, mais la réalité du terrain est beaucoup plus banale. Quelqu’un de l’interne a eu accès à beaucoup trop d’information, il l’a exfiltrée avec des méthodes qui auraient dû être surveillées et l’a revendue à des contacts dans la vraie vie. On part de scénarios à la James Bond et on se rend compte que la réalité est souvent bien plus simple. » ajoute notre spécialiste.

« Chaque semaine, il y a une nouvelle là-dessus, Avon, Visa, des PME, des institutions financières… » Les Québécois ont compris à quel point il était assez vulnérable face à la cybermalveillance. Comme le note Steve Waterhouse. Éric Parent, un autre professionnel de la sécurité renchérit : « Ça a changé la perception des gens qui se pensaient intouchables : tout le monde a été touché, même moi qui ne suis pas client ».

Du côté de l’organisation, Desjardins a annoncé plusieurs réformes en son sein. Le mouvement assure même « avoir rehaussé sa sécurité à l’interne, mais il n’y a aucun audit d’une organisation indépendante qui a pu le confirmer », rapporte Steve Waterhouse. En décembre dernier, le mouvement Desjardins crée un bureau de la sécurité. Unité qui rassemble près de 900 experts de la société. Ce bureau a effectivement en son sein une autre unité destinée spécialement à lutter contre les crimes financiers, tel que décrit par Chantal Corbeil la parole du mouvement. « Depuis plusieurs années, Desjardins augmente ses investissements significativement en sécurité de l’information [plus de 100 millions cette année par rapport à 70 millions l’an dernier]. Nous allons continuer de le faire », ajoute-t-elle.

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Les utilisateurs de Chrome exposés à de l’espionnage

Des chercheurs de chez Awake Security déclaraient auprès de l’agence de presse Reuters qu’ils avaient découvert un programme d’espionnage qui sévissait sur le navigateur de Google Chrome.

Ce programme malveillant touche à ce jour plus de 32 millions de téléchargement d’extensions liées à Chrome.

Malheureusement ce n’est pas un problème totalement inédit car cela est récurrent, surtout dans ce secteur. Et cela n’est pas du genre à faire plaisir aux experts de la sécurité. En effet la problématique est assez logique et frustrante, quand on sait que les navigateurs sont utilisés pour pratiquement n’importe quel service, dans la majorité présente un risque indéniable pour la vie privée ainsi que la confidentialité des connexions. Le sécurisé (le navigateur) devient alors une mission quasi impossible.

Les chercheurs de la firme Awake Security ont permis grâce à une récente analyse de mettre en lumière un nouveau logiciel qui présente un risque pour la vie privée et la confidentialité des utilisateurs. Un programme d’espionnage, qui cible des millions d’utilisateurs, selon ce qui a été rapporté par l’agence de presse Reuters. On parle à ce niveau de 32 millions de téléchargement qui seraient infectés par ce spyware. Même les extensions disponibles sur la boutique officielle de Google sont aussi touchées par cette corruption. Le géant de Mountain View de son côté déclarait le mois dernier avoir retiré plus de 72 de ses extensions malveillantes. Mais au-delà de cela, une analyse a démontré qu’utiliser des extensions sur son navigateur ralentissait considérablement celui-ci. « Quand nous avons été alertés d’extensions de notre “web store” violant notre politique, nous avons pris des mesures et utilisé ces incidents comme matériel de formation pour améliorer nos analyses automatisées et manuelles », a indiqué Scott Westover, porte-parole de Awake Security, auprès de Reuters.

Le paradoxe dans cette histoire, c’est que la majorité des extensions qui sont pointé du doigt comme étant celle qui abrite ce programme malveillant, sont généralement des produits utilisés par les utilisateurs pour les protéger des sites web malveillants. Une autre partie de ses outils et elle se servant à convertir des formats de fichiers.

L’une des fonctionnalités de ce logiciel espion selon la société de cybersécurité, sera la collecte de données de navigation telle que les historiques, ainsi que des accès aux outils internes, pour sûrement permettre aux cybercriminels de mener certaines actions notamment à but malveillant.

Selon Scott Westover, cette propagation de ce logiciel se présente comme étant la plus grande vague d’espionnage par téléchargement d’extension. Les analystes ont démontré qu’une grande partie des utilisateurs de chrome ont transmis des informations personnelles à leur insu, seulement en visitant des sites web corrompu. Mais d’un autre côté, les réseaux d’entreprises semble avoir suffisamment résister à cette vague d’espionnage, grâce notamment à leur service de sécurité, qu’ils ont réussi à empêcher les exfiltrations de leurs données vers des serveurs externes, par exemple en empêchant les accès aux sites web malveillants. Dans tous les cas, les particuliers sont moins protégés que les entreprises dans ce genre de contexte. Avec la négligence des utilisateurs lambda, il n’est pas rare de voir se propager ce genre de vulnérabilités.

De plus. Google a récemment développé de nouvelles fonctionnalités dans son navigateur pour rendre son utilisation plus sécurisée. Il est donc recommandé de ne pas rater les récentes mises à jour disponibles.

Les noms de domaines concernés par ce problème d’espionnage sont selon la société de cybersécurité au nombre de 15 000, ayant chacun un lien avec l’autre. Il semblerait qu’ils appartiennent à une firme israélienne du nom de Galcomm, encore connu dans le domaine sous la dénomination CommuniGal Communication. Interrogé par l’agence de presse Reuters, la société israélienne a nié : « être impliqué ou complice d’activité malveillante. ». Gary Golomb, les fondateurs d’Awake Security notait dans ce contexte : « Cela montre comment les pirates informatiques peuvent utiliser des méthodes extrêmement simples pour cacher, dans ce cas, des milliers de domaines malveillants ».

Pour l’heure, les enquêtes continuent, afin de dénicher des pirates informatiques derrière cette vague de cybercriminalité. Les pirates informatiques, qui auraient pu initier n’ont pas encore été déterminé. En dehors de cela, il semblerait que, jeux de vague de corruption d’extensions cache une autre activité malveillante non dévoilée pour le moment.

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Les organisations Suisses du secteur pharmaceutique face aux cybercriminels

Les experts de la cybersécurité, unanimement ont observé une augmentation nette et spectaculaire des attaques de phishing et de spearphishing dans les thématiques tournant le plus souvent autour du coronavirus.

Et bien évidemment cela fonctionne car le contexte actuel tous les internautes et les utilisateurs de plusieurs services en ligne à se risquer vers des informations qui leur semblent importantes voir essentielles. Pourtant, la majorité de ces notifications sont belles et bien des pièges destinés à dérober les informations ou installer des programmes malveillants sur les terminaux de ces derniers.

C’est du côté du secteur pharmaceutique le problème demeure. On est fait une course contre la montre est engagée dans le but de trouver un remède au covid-19. Plusieurs Laboratoires à travers le monde sont engagés dans ce projet. Et bien sûr chacun veut être les premiers. Une course qui va bien sûr engendrer certains comportements malveillants tels que l’espionnage industriel. Alors le contexte devient simple. D’un côté, des médecins et chercheurs qui dans un premier temps essaie de trouver un vaccin au virus qui a plongé le monde dans une crise sanitaire sans précédent, d’un autre côté, il vient les cybercriminels qui sont à l’affût, cherchant la moindre occasion pour dérober ses résultats de recherche. Et le plus souvent des cybercriminels au service d’États étrangers. Par exemple durant le mois de mai dernier, les États-Unis ont accusé publiquement la Chine d’avoir plusieurs fois tenté, grâce à des cybercriminels, de s’introduire illégalement dans des systèmes informatiques de plusieurs institutions de recherche américaines, dans l’optique de voler des secrets médicaux portant sur la recherche du remède contre maladie. Aussi le Royaume-Uni déclara aussi avoir subi plusieurs attaques sans pour autant accuser quelqu’un de manière spécifique. Quant à la cyberattaque subie par l’organisation mondiale de la santé, l’état iranien était le premier à être suspecté sur la question durant le mois d’avril. Sans oublier que la Russie aussi avec des suspects et pour cette cyber intrusion.

« On observe ces acteurs chercher à identifier et obtenir illégalement […] des données relatives aux vaccins, aux traitements et au dépistage, provenant des réseaux et du personnel impliqués dans la recherche sur la Covid-19 », notait dans un communiqué émis le mois dernier par la police fédérale américaine et la CISA (Cybersecurity and Infrastructure Security Agency).

Comme nous l’avons mentionné plus haut, les cyberattaques ont explosé depuis le début de la crise sanitaire. Cependant, une autre forme de cybercriminalité impactant se développe depuis un certain moment. Celui de l’espionnage des institutions de recherche médicale. La découverte des vaccins contre le coronavirus est devenue un enjeu stratégique et bien sûr géopolitique. Tout les États du monde veulent avoir cette possibilité de produire en premier ce remède. On se rappelle que durant le mois de mars, le président américain tente de négocier l’exclusivité d’un potentiel vaccin lorsqu’il sera découvert. Alors, va s’engager derrière cette compétition une autre course mais cette fois-ci, dans l’ombre. Cette fois-ci destiné à espionner l’autre dans le but de lui dérobé le maximum d’informations.

Il faut l’avouer le cyber espionnage en particulier celui destinée aux vols de propriétés intellectuelles est généralement entouré d’un grand secret de sorte que des personnes lambda ne puisse pas véritablement s’en imprégnée. Cependant certaines grandes institutions sont connues être généralement la cible de ce genre d’acte de cybermalveillance. On parle notamment du géant pharmaceutique Gilead, la société allemande Bayer, l’Université d’Oxford, etc.

Concernant les organisations pharmaceutiques suisses, le problème est général. Elles sont aussi touchées par le cyber-espionnage, aussi impliquées dans la recherche portant sur le covid-19. Mais de leur côté les menaces ne semblent pas si concrètes, comme l’on pouvait l’observer aux États-Unis, ou en Allemagne. Toutefois : « Nous n’observons pas d’augmentation des cyberattaques », notait Nathalie Meetz, porte-parole de Roche. « Mais celles-ci continuent en permanence et évoluent constamment. Une bonne partie de notre personnel informatique travaille à bâtir des systèmes plus sûrs » ajoute t-elle.

De ce côté, les autorités suisses préfèrent adopter une attitude préventive. « Le Centre national pour la cybersécurité (NCSC) a des contacts réguliers avec les organismes de recherche et les universités, et ce indépendamment de la crise de la Covid-19 », note Pascal Lamia, le premier responsable de la Centrale d’enregistrement et d’analyse pour la sûreté de l’information (MELANI). Il souligne par la suite que : « Ces organisations, ainsi que d’autres exploitants d’infrastructures critiques en Suisse, reçoivent régulièrement des informations sur la situation actuelle en matière de cyber menaces ». C’est d’ailleurs pour cela que MÉLANI a « publié une directive concernant le télétravail pendant la crise du coronavirus ». Pourtant, il faut noter qu’en matière de cyber espionnage industriel et même scientifique, impliquant une puissance étrangère, la compétence du Service de Renseignement de la Confédération qui davantage mis en avant. A cet effet il a été mis en place un programme de prévention dénommé Prophylax, conduit par le SRC « depuis plusieurs années auprès des entreprises et des hautes écoles suisses » pour protéger les entreprises et autres organisations contre le vol de données sensibles.

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L’usage de caméras thermiques dans les bâtiments administratifs est enfin autorisé

Suite à une décision de justice, précisément celle en référé du 22 mai 2020 rendu par le tribunal administratif de Versailles, il est officiellement reconnu que l’utilisation de dispositifs de caméras thermiques (en référence à ce qui était utilisé dans la commune de lisses) ne portait aucunement atteinte à des droits fondamentaux tel que le respect de la vie privée, de la liberté personnelle et celle d’aller et de venir.

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Le juge administratif prend cette décision motif que « ces matériels ne comportent, en l’état de l’instruction, aucun dispositif technique de nature à éviter, dans tous les cas, que les informations recueillies puissent conduire, au bénéfice d’un autre usage que celui actuellement pratiqué, à rendre les personnes auxquelles elles se rapportent identifiables, compte tenu notamment de la forme corporelle qui s’affiche sur l’écran. Dans ces conditions, les données susceptibles d’être utilisées par le traitement litigieux doivent être regardées comme revêtant un caractère personnel en matière de santé, au sens et pour l’application du règlement général sur la protection des données. ».

Les données évoqués dans cette décision sont selon les règles établies par le règlement général la protection des données (RGPD), sont des informations sensibles qui ne peuvent faire l’objet d’aucun traitement de la part ni de l’État sauf pour cas de force majeure, ni pour aucune autre organisation tant que les individus concernés n’y a ont pas expressément consentis. Cependant comme les individus peuvent décider de ne pas passer devant les caméras, ayant la possibilité d’emprunter d’autres chemins, le juge administratif a déduit alors qu’« ainsi, eu égard au caractère volontaire que revêt en l’espèce la prise de température corporelle, le dispositif de caméra fixe en cause ne méconnaît pas le principe d’interdiction posé par les dispositions de l’article 9 précité du règlement général sur la protection des données. Quant aux caméras portatives, leurs modalités de fonctionnement propres font par nature obstacle à toute prise de température imposée. En tout état de cause, il n’est ni établi ni même allégué, et ne résulte d’ailleurs d’aucun élément de l’instruction, qu’une prise de température opérée du fait de leur utilisation n’aurait pas donné lieu au consentement préalable des parents des enfants, avant l’entrée dans les bâtiments scolaires et périscolaires, et des personnels les encadrant. ».

Le problème survient depuis le 11 mai 2020, où la Commune de Lisses a commencé à imposé à une cinquantaine d’agents municipaux, travaillant dans son pôle administratif, mais aussi à l’ensemble des personnes qui fréquentent le bâtiment où les alentours du bâtiment administratif de se soumettre à un test de température réalisé grâce à une caméra thermique installée à l’entrée. Et cela à chaque fois que cette personne y pénètre. La caméra thermographique est juste installée à l’entrée du bâtiment qui se dénomme « les Malines ». Un bâtiment qui regroupe les services des ressources humaines, de la comptabilité, des sports et loisirs ainsi que de la sécurité informatique.

Lorsqu’un individu est à l’entrée du bâtiment, à mesure d’une distance marquée au sol permettant à la caméra de pouvoir analyser sa température, voyant s’allume en fonction de cette température, qu’elle soit élevée ou non, de couleur rouge ou verte.

Par ailleurs cette décision tombe à point nommé dans la mesure où la commune en question après l’acquisition de plusieurs caméras thermiques portatives, dans l’optique d’un déploiement dans des zones scolaires et périscolaires, pour veiller à l’accueil des enfants et à la sortie d’école. Le but de pouvoir vérifier la température de toutes les personnes qui seront présentes et qui encadreront les enfants. « Lorsque la personne passe dans le faisceau de la caméra fixe, un écran affiche un carré vert, indiquant une température normale, ou un carré rouge, indiquant une température anormale, lesdits carrés se superposant à une forme corporelle. Lorsqu’une personne passe dans le faisceau de la caméra portative, sa température maximale est indiquée, cette information étant accompagnée, elle aussi, de l’affichage d’une forme corporelle. ». Explique le porte parole de la commune. Contrairement à celle installée juste devant la bâtisse communale, le passage devant ses caméras ne sera pas obligatoire. Les dispositions ont été faites de sorte à permettre aux personnes ne voulant pas être soumises à ce contrôle de pouvoir en échapper en empruntant d’autres chemins.

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