Espionnage de personnalités publiques : comment s’y prennait le suspect ?

La structure canadienne Revenu Québec a décidé depuis le mois de décembre 2019 de mettre fin à sa collaboration avec un certain Pascal Desgagnés.

Il exerçait en tant que consultant temporaire pour l’agence du fisc Québécois. Et pour cause ce dernier est soupçonné d’avoir accompli des actes d’espionnage sur les téléphones cellulaires de plusieurs personnalités publiques. On ajouta qu’il avait aussi accès car l’Assemblée nationale à travers son système informatique. Ce dernier est reconnu avoir travaillé avec l’Institut financière Desjardins dans un mouvement dénommé mouvement Desjardins et la ville de Québec sur un ensemble de projet portant sur la sécurité informatique.

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Pour l’heure, il est difficile de savoir à quelle genre d’information ce dernier avait eu accès, car l’agence du fisc québécois refuse de donner plus d’informations à ce sujet. Tout ce qu’elle a déclaré concernant le suspect en question c’est : « Revenu Québec a mis fin au lien contractuel qu’il entretenait avec Pascal Desgagnés, à la suite de son arrestation et de sa mise en accusation par le Service de police de l’agglomération de Longueuil, hier », a signifié au Journal Geneviève Laurier, la porte-parole, de l’agence. L’objectif pour Revenus Québec est de ne pas nuire à l’enquête judiciaire qui a été enclenchée suite aux révélations.

Selon Éric Parent, un expert de la sécurité informatique, par curiosité il était envisageable que le suspect ait voulu consulter certaines informations dans les dossiers de l’agence du fisc. L’idée de curiosité ici viens dans le sens du fait qu’aucune personne concernée par l’espionnage n’a véritablement subis de dommages financières. « Tout dépendamment de ses accès, c’est quasiment une certitude qu’il a jeté un coup d’œil. Il ne s’est pas gêné pour le faire avec les cellulaires », expliquait le PDG d’EVA-Technologies, une Société de sécurité informatique.

Par ailleurs, il faut noter que notre suspect, Pascal Desgagnés, a exercé aussi comme consultant externe à l’Assemblée nationale dans le domaine de l’informatique. Là-bas aussi les accès qu’il avait au système informatique lui ont tous été retiré. « J’ai comme information que ses accès informatiques étaient très limités. Nous effectuons actuellement des vérifications », déclarait Julie Champagne, la porte-parole de l’Assemblée nationale. De ce côté aussi, l’homme n’a pas pu avoir des informations sur la nature des documents qu’ils auraient pu ou non écouté car le doute encore subsiste. Du côté de la firme japonaise Fujitsu, il semblerait qu’il ait exercé aussi en tant que consultant externe, pour la ville de Québec de 2011 à 2012. David O’Brien, Le porte-parole de la ville indiquait : « Il était mandaté sur des systèmes de gestion de projet à titre de spécialiste Sharepoint.Il n’avait pas accès aux systèmes et données sensibles de la Ville ».

Pour le moment l’on faudrait noter que ce ne sont que des soupçons. l’enquête suit son cours même si plusieurs éléments portent à croire qui est sûrement coupable de l’espionnage de ces personnalités publiques. Actuellement, seul Revenu Québec a ‘affirmé un grief contre ce dernier.

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