La cybersécurité à l’épreuve des voitures connectées

Selon une étude, le nombre de voitures connectées devrait augmenter de 100 % dans 5 ans à venir.

Le problème, c’est qu’en temps que objet connecté, la question de la sécurité demeure l’une des principales préoccupations. Une voiture connectée est généralement fonctionnel grâce à Internet avec différentes fonctionnalités touchant les phares, les freins, le volant ou le pilotage et même les essuie-glaces… Et qui dit connecté, dit bien sûr piraté.

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La nouvelle technologie des voitures semi autonomes permet de palier les failles humaines lors des conduites, il n’en demeure pas moins que ces mêmes véhicules sont exposés à un danger extérieur. Le piratage informatique est un fléau depuis très longtemps maintenant. Et bien sûr ces nouveaux bijoux de la technologie moderne ne vont pas y échapper. Et le fait que les voitures deviennent de plus en plus autonome pose un souci.

Pour cause, notons que la voiture connectée sont équipés de plusieurs éléments informatiques partant des processeurs aux applications standard pouvant être utilisées depuis le tableau de bord. De ce fait, ces véhicules vont communiquer avec des serveurs souvent même avec d’autres véhicules. Ces transmissions sont souvent une aubaine pour les pirates informatiques qui peuvent les intercepter et les utiliser à la guise. De la sorte ils peuvent nous seulement collecter des données, mais aussi prendre le contrôle de ses véhicules s’ils ne sont pas bien sécurisés ou si les pirates sont tout simplement compétents.

« Prenons l’exemple d’un gros camion qui transporte du carburant. Imaginez un criminel qui parvient à en prendre le contrôle. Il peut l’envoyer dans le fossé ou dans un bâtiment. C’est le 11 septembre sur roues. », expliquait Moshe Shlisel, le responsable de GuardKnox, une entreprise israélienne de sécurité informatique.

Selon une estimation faite par un rapport de Juniper, nous aurons 775 millions de véhicules connectés utilisés par des personnes privées à l’horizon 2023. « Il y a 5 ans, ce n’était pas un sujet d’inquiétude. Mais aujourd’hui, avec la connectivité, il est devenu nécessaire de penser chaque élément de l’automobile avec la cybersécurité en tête. » note, un ancien membre du Conseil pour la Cybersécurité automobile, Henry Bzeih.

La société israélienne dénommé Upstream a recensé en 2019 environ 150 incidents directement liés à la sécurité des véhicules connectés, presque le double de ce qui avait été décompté en 2018. Et selon Upstream, la moitié de ces incidents ont été causés par des pirates informatiques malveillants. Elle a notifié que les incidents portaient en majorité sur le système de verrouillage à distance des véhicules piratés. Par contre d’autres avaient tendance à cibler la connexion de ces véhicules aux serveurs Cloud et aux applications mobiles. C’est ainsi que plusieurs véhicules de luxe connectés ont été volé par des pirates informatiques en avril 2019 dans la ville de Chicago aux États-Unis, et cela grâce au piratage de l’application Car2Go de la société Daimler. Par contre, il faut craindre plusieurs autres risques potentiels. « Le risque ultime, c’est si quelqu’un parvient, par exemple, à faire freiner un grand nombre de véhicules en même temps. » remarque le vice-président d’Upstream, Dan Sahar. Allant dans le même sens que lui, Ralph Echemendia expert en cybersécurité et hacker éthique note ceci : « Une fois qu’on a trouvé une faille sur une voiture, on peut l’appliquer à tous les exemplaires du même modèle. »

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