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Cybersécurité : Les établissements de santé toujours autant ciblés par les pirates informatiques

Les infrastructures critiques comme leur nom l’indique sont assez délicat pour ce qu’il en est de la cybersécurité.

En effet il suffit qu’un seul de ces systèmes soit touché pour que les répercussions puissent s’observer à grande échelle. Parmi ces infrastructures critiques, on peut compter les hôpitaux qui malheureusement se trouvent être une cible privilégiée de la cybercriminalité. En France seulement, le nombre d’établissement hospitalier touchés par des cyberattaques augmente. Cette liste est très longue. Avec l’effet du coronavirus et de la pandémie que s’en est suivi, les cybercriminels ont le vent en poupe.

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Selon les chiffres fournis par l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information, l’organisme public en charge de la cyberdéfense, c’est près de 27 centres hospitaliers qui ont été ciblés par la cybermalveillance. Il a été aussi observé une intensification des activités des pirates informatiques au cours de l’année 2021. L’agence estime une attaque par semaine contre les établissements hospitaliers. On évalue à l’heure en moyenne près de 187 millions d’attaques informatiques ou de tentatives dirigées contre des établissements de secteur de la santé. Ce qui se calcule à hauteur de 498 attaques par mois et par établissement

« La cybersécurité doit encore évoluer. Les hôpitaux sont exposés aux attaques et doivent prêter une attention toute particulière à leur sécurité. La cybersécurité est devenue un enjeu central dans le secteur de la santé, renforcé par l’officialisation de nouvelles directives exigeant un engagement plus important dans ce domaine. L’État français a ainsi annoncé un important plan d’investissement de 350 millions d’euros, afin que les cliniques et les hôpitaux renforcent leur sécurité informatique et se mettent en conformité. », explique Daniel De PrezzoDaniel De Prezzo, directeur, Chef des ventes technologiques, EMEA – Benelux – Sud de Veritas Technologies.

« À ce jour, de nombreux workflows critiques dans les services de l’hôpital ont déjà été entièrement numérisés. Il est donc important que les responsables informatiques aient une vue d’ensemble précise de l’endroit où sont stockées les données correspondantes. Cette vue d’ensemble fait souvent défaut car les données sont généralement dispersées dans différents silos de données, eux-mêmes sauvegardés avec des outils isolés, au risque de favoriser l’apparition de « zones grises », qui ne sont malheureusement souvent découvertes que lorsque les données ont été corrompues ou perdues. », ajoute ce dernier

En d’autres termes, il faudrait agrandir son champ de vision et sa manière d’appréhender la réalité.

« Il est essentiel de prendre en compte l’ensemble des données de l’hôpital, de la périphérie du réseau au cloud en passant par les datacenters, avec une solution de protection holistique des données qui embarque des technologies de chiffrement. », souligne Daniel De PrezzoDaniel De Prezzo.

À l’aide de ces technologies, il sera beaucoup plus facile et efficace de mettre en œuvre des sauvegardes automatisé. Surtout que ce processus a tendance à exiger beaucoup de ressources et de disponibilité sans oublier l’exigence première de la forte cybersécurité.

« Une telle approche permet d’identifier les symptômes d’une cyberattaque. En effet, lorsqu’un ransomware chiffre les données, il surcharge le système et les corrompt fortement, avec 2 effets du côté sauvegarde : d’un côté, les temps de sauvegarde s’allongent considérablement, et de l’autre, la déduplication devient inefficace, car les fichiers fortement chiffrés diffèrent significativement de leur forme initiale. Ces 2 effets sont l’indication claire aux équipes IT que quelque chose d’anormal se trame. Il est donc crucial que le système de sauvegarde prenne en charge de manière centralisée l’ensemble des charges de travail, des différents types de cloud, sources de stockage et de données. », explique l’expert.

De façon pratique, nous savons tous que les cybercriminels continuent de développer leur méthode de leurs techniques d’attaques. Aujourd’hui on peut tout simplement observer que la manière de faire est beaucoup plus sophistiquée et mieux organisée. Pourtant, le contexte actuel n’a jamais été autant favorable. En effet, les organisations sont en pleine numérisation de leur service. Le télétravail devient une nouvelle manière de collaborer et de manière beaucoup plus persistante. L’ensemble de ces réalités favorise honnêtement l’expansion des actes de cybermalveillance. Les portes d’entrée se multiplient, et le caractère lucratif des cyberattaques continuent de grandir.

Malheureusement, on ne peut qu’observer avec crainte car il est fort probable que les actes de cybermalveillance contre les établissements hospitaliers vont continuer à gagner en puissance et en fréquence.

« Un système de sauvegarde robuste et central basé sur une infrastructure résiliente peut donc constituer une dernière ligne de défense fiable. Par ce biais, il permet une lutte plus efficace contre la cybercriminalité. », conclut Daniel De PrezzoDaniel De Prezzo de Veritas Technologies.

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Les experts IT craignent le rançongiciel 3.0

Le Cloud a favorisé une migration beaucoup plus facile des entreprises vers le digital.

Beaucoup plus d’entreprises par rapport aux années précédentes ont commencé à adopter les solutions Cloud pour se mettre à niveau et faciliter leur basculement dans l’usage quotidien de services numériques. Toutefois il ne faut pas occulter que peu importe l’avancée notable qu’on peut observer dans une numérisation en particulier vers le Cloud, il existe bel et bien certains risques qu’il ne faut pas négliger.

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Aujourd’hui, presque tous les experts du secteur informatique et toutes les entreprises reconnaîtront que la plus grande menace qu’ils craignent d’affronter est bel et bien les attaques de type rançongiciels. Pour certains responsables de sécurité de système d’information, il serait même préférable d’être victime d’une violation de données sensible que de subir une attaque au rançongiciel. Et cela se comprend très facilement en ce sens que quand nous observons les récentes cyberattaque du type, les pirates informatiques se sont fait énormément d’argent. Ce qui signifie qu’ils vont certainement continuer dans leur lancée. Par ailleurs il ne faut pas oublier que les conséquences que les organisations victime ont dû subir temps sur le plan structurel que financier, ont été énormes. Certaines en dépenser des millions de dollars dans le but de rattraper les effets néfastes de ces incidents.

Par ailleurs, on peut aussi faire un rapprochement entre l’avènement des cryptomonnaies et l’explosion des rançongiciels. En effet les premières cyberattaques du type ont commencé à être observables depuis l’apparition de la monnaie cryptographique. Effectivement ce type de monnaies permet aux pirates informatiques d’exiger les rançons sans craindre de mettre en danger leur identité. C’est notamment à partir de 2017 qu’on a pu observer l’explosion de ces cyberattaques. En particulier avec le célèbre logiciel de rançonnage WannaCry qui a pu toucher des milliers de machines travers le monde. Une attaque qui a ébranlé l’ensemble du secteur de la cybersécurité et a pu porter atteinte de manière conséquente et inédite à des infrastructures à travers le monde. Cela a permis de démontrer à quel point il existe une opportunité pour les cybercriminels d’extorquer qui encore plus. Que ce soit dans le secteur de privé comme le secteur du public.

Pourtant, aujourd’hui il semble que les attaques basées sur des logiciels de rançonnage sont beaucoup plus diriger vers de grosses entreprises. Des entreprises avec un fort potentiel de paiement de grosse somme d’argent en guise de rançon. On parle alors de rançongiciel 2. 0. Cette méthode de pouvoir cibler de manière particulière une organisation ou un groupe d’organisation. La méthode consiste à d’abord compromettre certains points d’entrée, que ce soit par des protocoles de bureau à distance, ou par mail. Il est possible de le faire à travers un dispositif comportant des failles de sécurité.

« Au fil du temps, les cybercriminels ont su augmenter leurs privilèges d’accès, avec notamment l’identification de données sensibles, l’exfiltration d’informations, ou encore la contamination des systèmes de sauvegardes. Lorsque le logiciel malveillant implose, la victime a peu de recours. L’option de ne pas payer est difficilement envisageable car les sauvegardes sont compromises et, même si la victime se rétablit par ses propres moyens, l’attaquant détient toujours le pouvoir de divulguer les données sensibles dérobées au préalable. C’est bien face à cette situation critique et peu réjouissante que les RSSI du monde entier craignent le plus d’être confrontés. », explique Andrew Rose responsable de sécurité de système d’information résident EMEA chez Proofpoint.

« Depuis quelques années, la gestion des données est devenue un enjeu stratégique pour les entreprises. Avec la migration vers le cloud qui s’est accélérée, en partie sous l’impulsion de la pandémie de COVID 19, les entreprises dépendent davantage des systèmes et du stockage de données de tiers. Une dépendance qui n’est pas sans risque. En effet, les RSSI doivent plus que jamais s’attendre cette année à ce que les rançongiciels ciblent plus agressivement l’infrastructure du cloud. Les cybercriminels peuvent l’exploiter comme une passerelle d’accès aux identités de l’entreprise ou alors en attaquant directement les données de l’entreprises stockées sur le cloud. », note le spécialiste IT.

En d’autres termes, le concept de rançongiciel 3.0 doit s’appréhender comme la nouvelle menace contre laquelle doivent se préparer toutes organisations.

« Aujourd’hui, le rançongiciel 3.0 représente une nouvelle forme de menace, avec la possibilité d’étendre les répercussions et de créer un flux de revenus à plus long terme à la faveur de l’attaquant. Les rançongiciels augmentent ainsi en sophistication dans la mesure où les cyberattaquants peuvent également s’en prendre à l’intégrité des personnes. En effet, avec l’expérience qu’ils détiennent, il est devenu très facile pour les attaquants de s’emparer de certaines données confidentielles. », note l’expert.

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La cybersécurité des hôpitaux laisse à désirer

Lors du forum international de la cybersécurité, monsieur Guillaume Poupard le directeur de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information, l’organisme en public chargé de veiller à la cybersécurité sur le territoire français, à exposer le plan du gouvernement français visant à améliorer la cybersécurité des établissements hospitaliers de la France.

Mais avant tout propos, il avait déclaré ceci devant toute une assemblée deux professionnels de la sécurité de l’informatique : « Si les hôpitaux français sont attaqués, c’est parce que c’est facile : leur sécurité est nulle ».

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Cette intervention de Monsieur Poupard s’explique par une réalité qui a pris de l’ampleur à partir de l’an 2020. Les établissements de santé que ce soient des hôpitaux ou encore des laboratoires de recherche, se faisaient constamment attaquer par des pirates informatiques. Il a été observé un nombre d’attaque informatique assez impressionnant. Le taux de croissance de ses actes de cybermalveillance est totalement inédit. Ce qui pourrait expliquer cette raison, c’est que la multiplication de ces attaques correspond à une expansion des actes basés sur des logiciels de rançons qui a été observé sur le plan international.

Par ailleurs, dans un contexte dominé par l’actualité de la pandémie à coronavirus, les hôpitaux étaient devenues les cibles privilégiées des pirates informatiques. Car les raisons de payer les sommes exigées dans un contexte où les systèmes informatiques sont inaccessibles deviennent littéralement une obligation pour ces derniers cars cela il va de la vie de leurs patients. Et bien sûr de ce côté il avait vu juste parti.

« Avant 2020, nos hôpitaux ne croyaient pas trop à la menace, ils pensaient qu’ils avaient mieux à faire avec leur argent », note avec regret Poupard, « maintenant, ils ont compris que ce n’est pas seulement un délire de l’Anssi », ajoute ce dernier.

À ce niveau, il a rappelé à quel point il est important le niveau de cybersécurité des organismes publics en particulier les hôpitaux et la collectivité territoriale

En février 2021, le président français Emmanuel Macron, faisait l’annonce de la mise en place d’un plan de redressement de la sécurité informatique des établissements hospitaliers. Ce qui démontre honnêtement que le sujet est quelque chose qui est pris au sérieux et même au plus haut des grades du pouvoir politique. Ce qui est quand même un point positif dans un contexte qui depuis quelques années et en train de sombrer.

En effet, il faut signifier qu’entre les années 2019 et 2020, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information a augmenté le nombre de ses interventions auprès des victimes de cyberattaques basées sur des logiciels de rançon. L’autorité administrative en charge de la cyberdéfense parle d’une augmentation de 250 % avec une croissance par an de près de 60 % au niveau des interventions sur le premier trimestre de l’année 2021.

D’ailleurs en début de l’année 2021, les organismes publics observaient une attaque par semaine contre les établissements de santé.

Du côté des États-Unis, les autorités gouvernementales ont décidé d’opter pour l’offensive face à la multiplication des cyberattaques dirigées contre des entreprises importantes tel que JBS et Colonial Pipeline. Pourtant du côté de la France, l’Agence nationale de cybersécurité n’a pas pour objectif de se lancer dans une attitude offensive contre les cybercriminels.

« On continuera de dire que la meilleure défense, c’est la défense », souligne Guillaume Poupard.

Dans la réalisation de son projet de défense, l’organisme public français pour la cyberdéfense met en application une directive européenne en matière de sécurité d’un réseau informatique, une norme européenne en vigueur en France depuis 2018. Grâce à cela, l’agence peut octroyer la dénomination « d’opérateurs de services essentiels » (OSE), qui vient soutenir de la qualité d « opérateur d’importance vitale » (OIV) qui lui a été institué à travers la loi de programmation militaire de 2013.

Pour les opérateurs de services essentiels, la contrainte de se soumettre à des exigences en matière de sécurité renforcée s’imposent naturellement. Ce qui les obligera dorénavant à notifier à l’Agence nationale de sécurité de système d’information, tous types d’incidents pouvant avoir un impact sur la sécurité. Ces organisations sont contraintes aussi à accepter des audits et des contrôles que jugerait nécessaire l’organisme de cyberdéfense ou un partenaire certifié à cet effet. En d’autres termes, c’est un moyen qui permet d’augmenter la sécurité des organismes visés même contre leur gré.

Plus de 100 hôpitaux ont été catégorisés comme étant opérateurs de services essentiels. 13 Centres hospitaliers universitaires ont reçu la qualification d’opérateurs d’importance vitale.

 « On a fait ce qu’on n’avait jamais fait jusque là : on a pris les établissements tous ensemble et on leur a expliqué. On a fait témoigner des établissements qui ont été victimes, et d’autres qui s’étaient déjà engagés dans une logique d’OSE », souligne Monsieur Poupard. « Nous allons peut-être avoir 20 % de ces OSE qui ne vont rien faire, qui vont se planquer et ne pas appliquer la directive NIS. Mais je m’en moque, car on fait de la médecine d’urgence : l’important, c’est les 80 % qui grâce à la désignation OSE vont utiliser la réglementation pour progresser », ajoute-il.

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Les pirates informatiques sont sous pressions

Récemment dans une déclaration publique, lors d’une interview accordée à l’Agence Française de presse, le directeur de l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information, le gendarme français de la cybersécurité, monsieur Guillaume Poupard déclarait que la Cybercriminalité était sous pression et cela à cause des différentes actions menées par les autorités et les forces de l’ordre.

Il a précisé aussi que beaucoup d’efforts doivent être fourni pour maintenir cette pression et pour atteindre l’objectif final qui est de mettre en mal l’expansion de la cybercriminalité.

« Il n’y a plus d’impunité totale », avait déclarer le patron de l’autorité administrative indépendante. Il mettait en évidence les efforts déployés par son organisme pour lutter efficacement et pour réduire l’impact des actions des pirates informatiques contre les entités qu’ils ont tendance à cibler.

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« Il y a une pression judiciaire qui est très forte, et une pression qui n’est pas que judiciaire », avait-il souligné. Il profite pour faire allusion à l’ensemble d’action mené par les forces de l’ordre américaine contre les pirates informatiques qui s’en sont pris à différentes entreprises sur leurs territoires, telle que Colonial Pipeline.

« Certains groupes criminels ont disparu, et ce n’est pas parce qu’ils ont pris leur retraite » note M. Guillaume Poupard.

On rappelle que suite à un ensemble de mesures déployées par la police fédérale américaine en collaboration avec plusieurs organismes publics et privés, il a été possible de récupérer une partie de la rançon payée par le géant de l’oléoduc américain, qui s’est facturée à hauteur de 4,4 millions de dollars américains.

Quant aux organismes publics aux entreprises, il y a une organisation qui se met en place dans le but d’accroître la cybersécurité des systèmes d’information mais aussi de pouvoir faire des barrières à l’avance et les pirates informatiques, selon le constat de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information « Aujourd’hui, n’importe quel dirigeant du CAC 40 parle cybersécurité dans son comité de direction, c’était totalement inconcevable il n’y a pas si longtemps », estime le directeur de l’Anssi.

« Il y a désormais une réaction beaucoup plus forte et beaucoup plus positive des décideurs publics et privés face aux cyberattaques » ajoute ce dernier.

En France, le gouvernement a décidé d’octroyer à l’organisme de défense un budget à hauteur de 136 millions d’euros, pour faire face à la crise qui est né à partir de la pandémie du covid-19. Un budget à utiliser sur l’année 2021 et 2022 pour améliorer les systèmes de défense des organismes publics tel que les hôpitaux, les collectivités locales, mais aussi de certain organisme du secteur privé à caractère vitale.

Selon les dispositions de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information, ce budget devra être utilisé pour venir en aide aux collectivités locales dans la mesure des audits de sécurité informatique et de déploiement de mesures de remise à niveau.

Monsieur Guillaume Poupard a aussi émis une pensée positive à l’égard des progrès effectués par la coordination européenne en charge de la sécurité informatique. Un progrès que la France en souhaiterait continuer tout au long de sa présidence qui est censée prendre au premier semestre de 2022.

D’ailleurs l’État français souhaite que la révision de la directive NIS de 2016 commence à avancer. Ce qui aura pour mérite de faciliter l’harmonisation des politiques et réglementation en matière de sécurité informatique sur le territoire européen.

L’objectif serait alors de proposer une meilleure cybersécurité aux institutions européennes qui elles-mêmes ne sont pas exemptes de menaces.

« Les institutions européennes se font attaquer en permanence à des fins d’espionnage, explique Guillaume Poupard. ».

« On découvre régulièrement au bout d’un, deux ou trois ans que des grands Etats, alliés ou adversaires, nous écoutent et lisent dans notre jeu, et ce n’est pas acceptable », note ce dernier.

Concernant les actes de cybermalveillance de type espionnage ou toute forme réalisés pour le compte d’État, le patron de l’organisme en de cyberdéfense affirme qu’il est moins optimiste que face aux attaques informatiques de simples criminels.

« Sur les attaques stratégiques de niveau étatique, ce ne sont pas les défenseurs qui gagnent », souligne-t-il.

« Les attaques via un fournisseur » à l’instar de celui de la société texane SolarWinds, « montrent qu’il est parfois très difficile de protéger efficacement ses informations », note-t-il. « Ce n’est pas impossible, mais cela a un coût ».

Concernant l’attaque de SolarWinds qui a été mise à jour en décembre 2020, la Russie semble être pointé du doigt pour avoir commandité cette compromission de logiciels Orion de la société américaine. Un logiciel qui était utilisé par de milliers d’entreprises à travers le monde, dans la corruption a permis la vulnérabilité de toutes de toutes ces structures.

« La conflictualité entre Etats est passée dans le domaine numérique. Et quand il s’agit de combats entre géants politiques, il est difficile pour le patron de PME de se protéger », Guillaume Poupard.

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Kaspersky : 3 méthodes pour compromettre vos e-mails professionnels

Récemment la société de cybersécurité Kaspersky a mené une étude entre le mois de mai et de juillet 2021 sur la menace informatique de type BEC pour Business Email Compromise, en français compromission d’emails professionnels.

Selon la spécialiste de la sécurité informatique, cette forme d’attaque informatique devient très récurrente de nos jours. Principalement dirigée contre les entreprises, elle s’attaque notamment à plusieurs secteurs à savoir l’informatique, la livraison, le transport aérien, le retail et l’industrie…

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En pratique, ce sont des cyberattaques qui demandent beaucoup de patience et de temps sans oublier les ressources énormes. On estime la préparation de ses actes de cybermalveillance entre plusieurs semaines à quelques mois. Pourtant, il suffit d’une seule attaque réussie pour que les préjudices subis par la victime s’élève avait million de dollars.

Cette méthode nécessite que les pirates informatiques échangent au cours de leur action des courriels avec un salarié de l’entreprise ciblée. Généralement ce dernier n’est pas conscient de la situation bien évidemment, au détriment de sa société ainsi que de ses clients.

Pour réussir leur coup, les pirates informatiques vont se servir de boîte électronique déjà piratés, qui prend la forme d’une adresse électronique officielle de l’entreprise à cibler. Ils peuvent aussi passer par le vol d’identifiant de salariés pour atteindre le responsable ou les supérieurs de ces derniers.

Si dans la majorité des cas l’objectif des pirates informatiques et de détourner de l’argent, il peut souvent arriver que leur objectif est d’avoir accès à des informations de nature commerciale telle que des données liées à la clientèle de l’entreprise ou des données sur le développement technologique ou technique de celle-ci.

Selon les experts de Kaspersky, il existe principalement trois méthodes beaucoup utilisées dans la catégorie des BEC.

1- La fraude au Président

C’est de loin l’une des pratiques les plus populaires dans la catégorie BEC. Elle consiste tout simplement à envoyer un email totalement factice à un salarié en usurpant l’identité d’un agent supérieur de l’entreprise. L’intention est de lui soutirer certaines informations le plus souvent confidentielles voir très sensible. Souvent, le pirate informatique demande au salarié d’exécuter une action qui peut partir au détournement d’argent sans que ces derniers ne le sachent bien évidemment.

2- La fausse modification de données bancaires

On est dans le cas où le service comptable peut recevoir un faux email de la part d’un collaborateur où celui-ci démons à modifier ses données bancaires tel que le relevé d’identité bancaire ou même le IBAN pour qu’il puisse à recevoir le paiement de son salaire. Si les agents comptables se laissent prendre par le fait et modifient les informations sans mener au préalable une enquête rigoureuse, le montant destiné au salarié ou au collaborateur sera reversé au pirate informatique.

3 – La fausse facture

C’est généralement les services comptables qui sont directement ciblés par le message frauduleux dans ce contexte. Il peut émaner d’un prétendu fournisseur qui existe par exemple, une facture en retard soit réglée. Les choses sont faits en sorte de pouvoir tromper la vigilance des comptables. Si ces derniers ne font pas suffisamment attention, ils seront exécutés une transaction frauduleuse dont les cybercriminels seront les seuls à bénéficier.

 « Pour exécuter des attaques BEC, les cybercriminels récoltent toujours soigneusement des données sur leur victime et s’en servent ensuite pour établir une relation de confiance. Certaines de ces attaques sont possibles parce que les attaquants peuvent facilement trouver en libre accès les noms et les fonctions des collaborateurs, le site exact sur lequel ils travaillent, leurs dates de congés ou encore des listes de contacts… Les fraudeurs utilisent généralement un large éventail de techniques et de méthodes d’ingénierie sociale afin de gagner la confiance d’une victime et commettre des actes malveillants. C’est pourquoi nous encourageons les utilisateurs à être particulièrement prudents au sein de leur environnement professionnel », Commente Alexey Marchenko, Head of Content Filtering Methods Research chez Kaspersky.

Pour se protéger de cette attaque informatique, il faut prendre certaines mesures tel que décrit par Kaspersky :

  • Utiliser des solutions de sécurité fiable qui utilisent des technologies avancées pour lutter contre des spams et des fichiers ;
  • Renforcer la culture numérique des collaborateurs ;
  •  Former les collaborateurs à savoir identifier les formes des techniques citées plus haut ;
  • Former les salariés à identifier les techniques d’ingénierie sociale est l’une des méthodes les plus efficaces pour les contrer.

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