Focus sur « Pegasus » un programme informatique d’espionnage dénoncé par Amnesty International

Le groupe israélien NSO, spécialisé dans la fourniture de solutions de sécurité informatique, a été impliqué dans plusieurs scandales portant sur la mise à disposition de programmes dédié au piratage informatique de plusieurs systèmes à travers le monde.

Depuis un certain moment, cette firme Israélienne est dans le collimateur de Amnesty International, l’institution International de défense des droits de l’homme. L’organisation non gouvernementale l’accuse d’avoir permis à certains gouvernements, dont un en particulier, à travers ces logiciels d’espionnage, de pouvoir infiltrer de manière illégale, les terminaux utilisés par un journaliste spécialisé dans les questions relatives aux droits de l’homme, le Marocain Omar Radio. Et cela dans un objectif de surveillance politique.

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La mise en cause a de nouveau apparu dans un rapport rédigé par Amnesty International publié exactement le 22 juin, c’est-à-dire dans la journée d’hier. Selon ce rapport, grâce au programme dénommé Pegasus, Une surveillance électronique de nature malveillante a été imposé, a son insu, au journaliste marocain dans le but de mettre à la loupe ses activités. L’objectif politique de cette surveillance selon Amnesty International ne souffre d’aucun doute. Et ce n’est pas tout. L’ONG affirme dans ce rapport, que ce logiciel d’espionnage aurait été utilisé par plusieurs gouvernement dans le but de mettre sous surveillance à plusieurs militants défenseurs des droits de l’homme ainsi que de la société civile. Et leur a même été probable qu’il a utilisé contre le journaliste Jamal khashoggi, qui fut malencontreusement assassiné dans le consulat d’Arabie Saoudite situé à Istanbul en 2018.

Plusieurs médias ont relayé l’enquête produit par Amnesty International, quelques France info ou encore le Monde. L’enquête a été coordonnée par l’organisation Forbidden Stories

Selon l’ONG, Pegasus a été utilisé par des gouvernements pour attaquer des personnes de la société civile, en particulier des militants des droits de l’homme. Il aurait aussi probablement été utilisé à l’encontre du journaliste Jamal Kashoggi, assassiné et démembré au consulat d’Arabie Saoudite à Istanbul en 2018. L’enquête d’Amnesty est publiée ce lundi par une quinzaine de médias internationaux, parmi lesquels France Info et Le Monde, coordonnés par l’organisation Forbidden Stories.

Plusieurs défenseurs des droits de l’homme à travers le monde, ont suite à une analyse de sécurité initiée par la branche de sécurité informatique de Amnesty International, montré des signes d’intrusion dans leur téléphone portable. Et ce fut le cas pour Omar Radi le journaliste marocain. Omar Radi « est un journaliste d’investigation primé qui travaille pour plusieurs médias nationaux et internationaux, dont Atlantic Radio et TelQuel », indique Amnesty International qui affirme que ce dernier aurait été ciblé par ces espions « de janvier 2019 à fin janvier 2020 ».

Selon les informations recueillies par l’ONG, le téléphone du journaliste aurait été particulièrement surveillé à partir du mois de décembre 2019, une période qui coïncide avec les attaques en justice qui auraient été initiées contre lui suite à un tweet qui critiquait les pratiques d’un juge, qui aurait jugé et condamné plusieurs opposants au gouvernement marocain actuel. Il faut rappeler que le journaliste a été condamné à 4 mois de prison avec sursis.

En ce qui concerne en groupe israélien NSO, ils ont la réputation de concevoir des outils de surveillance, pour ensuite les vendre au gouvernements. À titre de rappel, en 2018 la société israélienne avait déclaré avoir mis au point « une cyber-technologie pour permettre aux agences gouvernementales d’identifier et de perturber les complots terroristes et criminels. ». À plusieurs reprises, elle a été mise en cause par Amnesty International pour divers incidents. En particulier celui qui a touché le laboratoire Citizen Lab à Toronto.

De son côté, la firme israélienne se justifie en notant que : « Toute utilisation de notre technologie qui est contraire à cet objectif constitue une violation de nos politiques, de nos contrats légaux et des valeurs que nous défendons en tant qu’entreprise ».

Selon France info : « Plusieurs ONG parmi lesquelles Amnesty International et Reporters sans frontières ont dénoncé le fait que NSO vende sa technologie à des régimes autoritaires qui peuvent potentiellement l’utiliser à des fins de surveillance politique ». Ça d’ailleurs pour cette raison, que Amnesty International conclura son rapport en soulignant que « NSO Group continue de ne pas faire preuve de la diligence requise en matière de droits humains et que sa politique en la matière est inefficace ».

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