PegasusGate : 7 mots clés d’une affaire d’espionnage numérique d’ampleur

Il y a quelques semaines de cela l’affaire Pegasus est au cœur de l’actualité en matière de numérique.

Elle mettait en évidence un espionnage de masse initié sur la base d’un programme informatique conçu par une entreprise israélienne du nom de NSO Group.

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Parmi les victimes de cette vague de cyber espionnage, les plus courants sont notamment des journalistes suivis de près par des défenseurs des droits humains. À cela s’ajoute des chefs d’État et les figures de l’opposition.

Voici 8 termes clés qui reviennent le plus souvent dans cette affaire

1 – PegasusGate

L’affaire Pegasus ou encore PegasusGate est une affaire qui implique une surveillance informatique de grande ampleur. C’est prêt de 50 000 smartphones qui auraient été infectés par ce programme malveillant capable de récupérer plusieurs types de données tels que des messages des mails des photos, sans oublier qu’il a aussi la possibilité d’allumer la caméra ou le micro pour écouter les conversations aux alentours des smartphones contaminés. Pegasus infecte les smartphones à travers des failles de sécurité de type 0 day. En d’autres termes, les personnes qui sont généralement ciblées n’ont presque aucun moyen de se protéger. Cette technologie aurait alors servi à plusieurs gouvernements.

2 – NSO Group

C’est une entreprise israélienne, basée à Tel-Aviv, à la base de Pegasus le programme malveillant d’espionnage au cœur de cette affaire. Selon cette dernière, son logiciel aurait été développé pour lutter contre la criminalité des grandes envergures et contre le terrorisme. La société reconnaît avoir vendu son logiciel a des gouvernements, totalement le fait de l’avoir utilisé dans le but de violer la vie privée de journalistes ou des défenseurs de droit humain.

3- Forbidden Stories

Ce sont des journalistes qui seraient à la base de de ce scandale. En effet l’affaire a été révélé au grand public par une initiative de plusieurs médias internationaux au sein de consortium dénommé Forbidden Stories. Une association de plus de 80 journalistes en collaboration avec l’organisation internationale, Amnesty International. Par ailleurs, les personnes les plus touchées par le phénomène Pegasus sont notamment les journalistes.

4 – Amnesty International

L’Organisation internationale et sans nul doute le précurseur de la lutte contre Pegasus. À travers son laboratoire de sécurité informatique, elle aura plusieurs fois interpellé le grand public contre l’utilisation illégale est mal avisé de ce programme espion par des gouvernements. La semaine dernière, elle demandait un moratoire sur l’utilisation de ce genre de programmes informatiques destinés à la surveillance, « jusqu’à ce qu’un cadre réglementaire respectueux des droits humains soit mis en place. Il s’agit d’un secteur dangereux qui opère depuis trop longtemps à la limite de la légalité ».

5 –  WhatsApp

La société américaine derrière la célèbre messagerie d’application a été l’une des premières à indexer NSO Group de sa pratique visant à espionner les individus à travers son programme espion. Déjà en 2019 le PDG de WhatsApp, Will Cathcart avertissait le grand public d’une vague d’infection de smartphone par Pegasus. Malheureusement pour lui à cette époque il parlait dans le vide. « Ces révélations sont parfaitement cohérentes avec ce que nous avons appris, a-t-il réagi, avant d’appeler les gouvernements à plus de vigilance. Soit les téléphones sont sécurisés pour tout le monde, soit ils ne le sont pour personne. », déclare le patron de WhatsApp

6 –  Clients

Plusieurs pays sont et d’excès avoir participé à la propagation de ce virus à travers le monde. C’est États sont notamment des clients de la société israélienne. Ensuite entre autres l’Arabie Saoudite le Rwanda des Émirats arabes unis le Mexique notamment le Maroc.

7 – Le Maroc

Si les noms de plusieurs pays ont été cité dans ce scandale, le royaume chérifien demeure la star de cette affaire. En effet le Maroc aura attiré l’attention sur lui. Selon l’enquête de Forbidden Stories, l’État marocain serait l’un des principaux clients de l’entreprise israélienne. Le gouvernement marocain bien évidemment continue de nier ces allégations comme elle le signifie dans ses sorties. Le gouvernement de l’État chérifien évoque une tentative de déstabilisation de la part des initiateurs de cette enquête. Il accuse même les organisations derrière le scandale dans Amnesty International et Forbidden Stories pour diffamation. Cependant contre toute attente, sur la liste des personnes surveiller grâce à Pegasus, on y trouve des personnes très proche du roi Mohamed V dont lui-même, faisant partie du lot.

8 – France

La France fait partie des États dont le nom aura sonné avec écho dans ce scandale. En effet, cette situation est dû au fait que plusieurs responsables politiques de l’État français font partie de la liste des personnes potentiellement ciblées par Pegasus. Parmi lesquels le président en personne Emmanuel Macron, l’ancien premier ministre Édouard Philippe, et si que quelques ministres de l’entourage de Macron.

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