PegasusGate : l’ONU demande un moratoire quant à l’utilisation des technologies d’espionnage

Ces 2 derniers mois, le logiciel d’espionnage PEGASUS aura fait parler de lui et remuer plus d’une rancœur.

Si l’utilisation de cette technologie d’espionnage a écœuré le monde entier, il ne faut toutefois pas oublier que ce sont les États et souvent des organismes ont bien reconnu qui s’en servent. Face à la grogne publique, l’Organisation des nations unies a de son côté voulu réagir. L’organisme international cherche à ce que soit établi un environnement réglementaire qui permettra d’ordonnance et les transferts et les ventes de technologies dédiées à l’espionnage.

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On se rappelle bien que durant le mois de juillet, le collectif de media Forbidden stories mettez en évidence un espionnage de masse qui est organisé par plusieurs gouvernements au travers de logiciel fourni par NSO Group, une entreprise israélienne spécialisée dans la conception et la mise à disposition de logiciels d’espionnage. Ce logiciel est connu sous la dénomination de Pegasus. L’ONU face à cette mise à nu des pratiques peu convenables lié à cette application, décide d’imposer poser un moratoire quant à l’utilisation des technologies d’espionnage et de surveillance. Les experts de l’institution international essayent de lutter pour que ce soit dresser un cadre conventionnel stable permettant de régir au mieux l’utilisation de ces technologies dans le respect des droits de l’homme.

Les experts de l’ONU ont déclaré être « profondément préoccupés par l’utilisation d’outils comme le logiciel Pegasus ».

En 2016 lorsque l’utilisation de ce logiciel d’espionnage avait été révélée par les activités de Amnesty International à travers son laboratoire de cybersécurité, l’on a cru malheureusement à tort que ces activités et relevaient d’un cadre assez confidentiel et isolé. Le problème, c’est bien évidemment pas le cas. Et les récentes révélations de Forbidden Stories ont confirmé ce que Amnesty International décriait depuis des années soutenues par d’autres entreprises tels que WhatsApp. On retient dorénavant que grâce à Pegasus, certains gouvernements se sont permis d’espionner à travers le monde près de :

– 180 journalistes ;

– 600 personnalités politiques ;

– 65 chefs d’entreprise ;

– 85 militants des droits humains.

Il a même été mentionné que le président français Emmanuel Macron et son entourage sans oublier l’entourage du roi du Maroc faisaient partie des personnes espionnées.

Et dans un communiqué, l’Organisation internationale et ces différents experts ont signifié être « profondément préoccupés par le fait que des outils intrusifs hautement sophistiqués soient utilisés pour surveiller, intimider et réduire au silence les défenseurs des droits humains, les journalistes et les opposants politiques ».

Ces pratiques sont clairement en désaccord avec la liberté d’expression et si que l’existence de la vie privée et de la liberté dans son grand ensemble selon Irene Khan, Mary Lawlor et Clément Nyaletsossi Voulé, des spécialistes en droit et des libertés de l’Organisation des nations unies. Ils mentionnent aussi le fait que ces pratiques mettent en danger des personnes qui sont généralement ciblées par ces espionnages.

Dans un tel contexte, imposer un moratoire pour prévenir et réduire les effets négatifs de l’espionnage à grande échelle se présente comme une nécessité.

Interrogées à plusieurs reprises, la société israélienne NSO Group a toujours démenti les accusations portant à croire que son logiciel est utilisé pour espionner des journalistes ou des hommes politiques. L’entreprise continue de soutenir que sa technologie sert plutôt à lutter contre la criminalité des grandes envergures et le terrorisme. Bien évidemment les experts de l’ONU ont exigé de la part de la société israélienne ainsi que du gouvernement israélien de « divulguer si elle a déjà fait preuve de la diligence requise en matière de droits de l’Homme […] et publier l’intégralité des conclusions de toutes les enquêtes internes que l’entreprise aurait pu mener sur cette question ».

L’ONU aurait aussi demandé à Israël de fournir un ensemble des éléments qui décrit comment les transactions se déroulent en ce qui concerne les logiciels de NSO Group, et quelles sont les mesures prises par ce dernier pour garantir le respect des droits de l’homme.

« Il est du devoir des États de vérifier que des entreprises comme NSO Group ne vendent ni ne transfèrent de technologie ni ne concluent de contrat avec des États et entités susceptibles de les utiliser pour violer les droits de l’Homme. », note les experts de l’institution international.

Par conséquent, l’ONU a demandé à la communauté internationale de respecter le moratoire concernant le transfert et la vente de technologie d’espionnage.

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