La protection des réseaux industriels et les équipements connectés face à la cybercriminalité galopante

Durant le confinement, les cybercriminels ont profité pour étendre leur activité.

Ils n’ont jamais été autant à l’aise que durant cette période où le télétravail était devenu le standard professionnel pour une grande partie des entreprises. Ces derniers ont ciblé toutes les institutions et structures qu’ils pouvaient. On parle ici d’organisations sanitaires et médicales, d’organisations internationales et gouvernementales, d’entreprises industrielles, etc.

Ce phénomène s’est expliqué par le fait qu’une grande partie des activités sur internet en connu un boom non exigible. Sans oublier la quasi connexion des structures privées et publiques au réseau Internet. Selon une analyse de checkpoint, la société américaine spécialisée dans la fourniture de solutions de sécurité informatique, 92 % des entreprises industrielles, 63 % des entreprises en tout et 82 % des organismes de soins de santé utilisent ou ont utilisé des équipements connectés. Ensemble toutes les entreprises sont exposées à la cybercriminalité dans ce genre de contexte. Car à y regarder de près, presque tous les outils sont connectés à Internet directement ou indirectement, car nous auront forcément :

– caméras IP,

– ascenseurs intelligents,

– moniteurs patients,

– machines d’IRM et

– systèmes de contrôle industriels.

Si cela facilite les activités de la majorité des actions de l’entreprise, il n’en demeure pas moins que tous les appareils connectés sont de nature à rendre encore plus faciles de nombreuses les opportunités de cyberattaque. Pour illustrer nos propos, l’entreprise de cybersécurité Checkpoint avais mentionné dans son rapport que 82 % des organisations de santé et 67 % des entreprises ont connu au moins une fois, des incidents de sécurité touchant leurs équipements connectés.

 Malheureusement, la connexion de ces équipements à votre réseau informatique étend la surface d’attaque et ajoute des points d’entrée que les pirates informatiques peuvent cibler. Le risque est réel puisque 67 % des entreprises et 82 % des organismes de soins de santé ont connu des incidents de sécurité liés aux équipements connectés.

Avec tout soucis, il faudrait tenir compte des infrastructures dites critiques et l’impact de potentiel cyberattaque à l’encontre de ces structures. A ce propos, Olivier Kauf de Checkpoint souligne : « Les infrastructures critiques comprennent l’eau que nous buvons, l’électricité qui alimente nos foyers et le transport de cargaisons dans le monde entier par mer, terre et air. Elles aiguillent les services d’urgence et veillent à ce que notre circulation se déroule sans encombre. Elles automatisent la fabrication des produits que nous utilisons quotidiennement et alimentent notre industrie en pétrole, en gaz et en énergies renouvelables. Elles contrôlent même les systèmes de gestion des bâtiments dans les hôpitaux, les Datacenters et les bureaux.

Comme vous pouvez le voir, une attaque contre les infrastructures critiques peut avoir des répercussions sur presque tout le monde. (…) Le risque pour la sécurité est considérablement amplifié. (…) Les cyberattaques contre les infrastructures critiques ont augmenté de 2 000 % en 2019, perturbant souvent des activités essentielles. Le télétravail, rendu obligatoire par le coronavirus, a amplifié le risque pour la sécurité. Il y a actuellement une pénurie de travailleurs dans les infrastructures critiques et, en raison d’arrêts-maladie et des mesures de quarantaine, davantage d’employés travaillent à distance avec moins de contrôles de sécurité sur leurs réseaux personnels que sur les réseaux de leurs lieux de travail. ».

Avec la multiplication des services à distance, notamment lors de la lutte contre le coronavirus, la mise contact à distance d’un employé et le réseau de son entreprise, a ouvert plus de frontières qu’il ne devrait. Comme le dit les spécialistes, les surface d’attaque se sont élargies. Par exemple si le terminal, où tout autres périphériques de stockage ou de connexion utilisés par un employé qui travaille depuis chez lui est infecté, cela expose grandement les entreprises en particulier lors de retour après le confinement au bureau « car les pirates peuvent utiliser les privilèges de ce collaborateur pour se déplacer latéralement, et passer du réseau informatique au réseau industriel et aux systèmes de contrôle des usines. Une fois parvenus aux systèmes de contrôle, les pirates peuvent superviser et manipuler les composants opérationnels, notamment en lisant les commandes ou en les modifiant pour perturber les activités. » mentionne l’expert de Checkpoint. « La surface d’attaque des systèmes de contrôle et la fréquence des attaques augmentent, avec 61 % des incidents perturbant les réseaux industriels des entreprises et touchant les processus de production. Sécuriser les infrastructures critiques d’aujourd’hui contre les cyberattaques est plus difficile que jamais pour plusieurs raisons. » s’inquiète ce dernier.