La sécurité des télétravailleurs, une priorité qui doit encore le rester

La crise sanitaire que traverse le monde depuis près de 4 mois a eu un impact significatif sur plusieurs secteurs.

Si à l’origine certaines entreprises avait déjà établi un plan pour assurer leur cybersécurité depuis le début de l’année 2020, force est de constater que la majorité de ces programmes ont du mal à être respecté. Et plusieurs raisons justifient cela.

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En effet depuis le mois de mars, plusieurs États ont opté pour un confinement général dans le but de réduire au maximum la propagation du virus. Ce confinement a contraint une grande partie des entreprises pas se diriger vers le travail à distance, pour ne pas stopper totalement leurs activités. Malheureusement cette transition cette transition s’est faite de manière un peu trop précipitée. Ce qui a rendu difficile la mise en place d’un ensemble de plateforme de sécurisation pour assurer la protection des échanges à distance lors du télétravail. « Lorsqu’ils ont préparé leur stratégie pour 2020, de nombreux services informatiques ont établi des plans généraux sur la transformation numérique et sur la façon dont le Cloud et les logiciels allaient pouvoir soutenir cet objectif. Aujourd’hui avec la crise Covid-19 ce n’est plus une option, il faut gérer le télétravail et les opérations à distance. La priorité est désormais d’accompagner le télétravail et de veiller à ce que tout se passe pour le mieux, notamment parvenir à assurer la mise à jour et la sécurité du parc informatique à un moment où l’équipe IT n’exerce qu’un contrôle réduit et sans accès physique aux équipements concernés. » explique le Directeur des technologies et de la sécurité de Qualys, Marco Rottigni.

Après un basculement un peu brusque, il a été observé une situation qui a été décriée comme étant très dangereuse pour la sécurité des entreprises. En effet, lors du télétravail, plusieurs collaborateurs de sont mis à utiliser des outils qui à l’origine avait un usage personnel. Cette transposition du cadre professionnel dans un cadre personnel était de nature, à exposer grandement les systèmes informatiques des entreprises. Tout simplement parce qu’un outil personnel avait sûrement servi et été généralement plus exposés aux cyberattaques, où l’a déjà été dans un passé.

En y exposant des informations professionnelles qui souvent sont confidentielles, le collaborateur et l’entreprise courent le risque de se faire intercepter. « Les collaborateurs qui travaillent à distance utilisent soit leurs équipements personnels, soit des systèmes fournis par leur employeur. Si la fourniture des équipements et de l’accès à Internet ne pose pas de réel problème, la gestion de l’aspect sécurité s’avère plus délicate. En préalable à tout télétravail, le service informatique doit veiller à appliquer les correctifs et les mises à jour sur les équipements et à déployer des logiciels de sécurité traditionnels tels que des firewalls et des applications antivirus. Cependant, l’apparition du coronavirus provoque deux changements de taille. D’une part, dans l’immédiat, ces actifs ne sont pas connectés au réseau de l’entreprise. Autrement dit, les ordinateurs portables et autres actifs ne sont plus protégés par le firewall de l’entreprise ou par d’autres technologies de sécurité périmétrique déployées de manière centralisée. Leur protection dépend donc uniquement des solutions de sécurité qui étaient déjà installées, ou pas. » décrivait Marco Rottigni.

La situation rendait presqu’impossible aux équipes IT des entreprises d’administrer convenablement les machines qui étaient impliquées directement dans le fonctionnement des activités de l’entreprise. Des machines qui étaient connectés au réseau sans être au préalable homologués. Pour ces derniers, dans un tel contexte, ils sont obligés, de faire confiance aux utilisateurs et aux collaborateurs quant au respect des protocoles de sécurité. Ce qui malheureusement n’est pas un pari gagné d’avance.

Le réseau de l’entreprise et les systèmes informatiques sont de ce point exposés à plusieurs vulnérabilités. Des vulnérabilités ne révèlent pas seulement de l’insouciance ou de la négligence des télétravailleurs. Par exemple, comment un responsable de système pourrait déployé facilement des mises à jour lorsque la majorité des des protocoles obligent la mise à niveau de manière physique des différents outils de collaborations utilisés en entreprise. « En cas de problème, le personnel informatique ne peut pas se rendre dans le bureau du collaborateur concerné comme il le ferait en temps normal. » mettait en évidence notre expert.

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