Les multinationales s’adaptent pour lutter contre les menaces au cyber liées au télétravail

Le télétravail continue toujours.

Tant qu’il y aura l’État d’urgence ainsi que la pandémie à coronavirus, les multinationales réparties dans les différents pays à travers le monde sont obligés de trouver un moyen pour s’adapter. La collaboration la distance a certes des avantages, mais on ne peut pas aussi négliger les inconvénients. En particulier la cybersécurité. L’idée est de se rendre compte comment c’est une grosse entreprise multinationale s’organisent.

Cet article va aussi vous intéresser : Sécurité informatique et télétravail : quand les employés deviennent des responsables

« Chez Huawei, ce switch n’a pas vraiment été un gros changement car nous avions l’habitude de ce genre de scénario. Nous travaillons selon un schéma multi-sites et nos ingénieurs interviennent à distance. Depuis longtemps nous développons nos propres outils pour travailler à distance », note Adnane Ben Halima, Vice-Président en charge des relations publiques pour la région Méditerranée de Huawei Afrique du Nord.

On a remarqué que les entreprises on peut surmonter l’impact de la crise sanitaire sur leur fonctionnement mais aussi sur leurs activités. Elles se sont doté de plusieurs outils leur permettant de collaborer de façon complète et efficace même à distance. Cela a même permis d’optimiser dans un certain sens les performances.

« Le Groupe a assuré des livraisons d’ordinateurs ou de modems quand il était nécessaire. En moins de 48 heures et grâce à une mobilisation incroyable, plus de 12 500 ordinateurs fixes ont été transférés du bureau au domicile de nos collègues. » explique Baïdy Si, Chef des services de sécurité informatique en Afrique francophone pour le société Atos. Il précise par ailleurs qu’il a fallut une semaine pour faire basculer 96 % de leurs collaborateurs qui sont au nombre de 10500, vers le télétravail.

Cela concerne aussi les processus en matière de sécurité informatique. Ces questions ont été traitées en priorité avec le basculement vers le télétravail. Cela n’a pas été trop compliqué quand on sait que les grandes entreprises disposent déjà de moyens et de politiques visant à la gestion et à la protection des données.

« Notre politique de sécurité Groupe étant très mature, nos systèmes informatiques et nos process sécurité étaient déjà en place lorsque la pandémie s’est déclarée. Le niveau de sécurité n’a ainsi pas été impacté et les salariés ont pu télétravailler sans encombre », note Emmanuel Cheriet, le Directeur Maghreb et Afrique de l’Ouest pour Orange Cyberdéfense.

Cela a été légalement pareil pour le groupe Atos, qui dispose lui aussi d’un dispositif de protection de données personnelles. « Toutes les données sont chiffrées et protégées par une authentification à deux facteurs, ce qui permet de limiter l’accès à une liste de personnes préalablement définie. », souligne Baïdy Si. Il manque par ailleurs que la communication interne est très importante pour instaurer une certaine prise de conscience de l’ensemble du personnel face aux mesures d’hygiène en numérique nécessaire.

« Tous nos employés, sans exception, suivent des formations obligatoires. Elles les sensibilisent aux risques et les éduquent sur les bonnes pratiques à adopter. ». Dans une certaine mesure ce rappel est très important. En effet il y a toujours de bon à prévenir les collaborateurs des risques qui sont inhérents à l’utilisation des services numériques.

« Avant de procéder à des interventions sur les réseaux des clients, un ensemble de règles doit absolument être respecté pour garantir la sécurité des opérations. Chaque intervention peut en effet produire une catastrophe », averti Adnane Ben Halima. 

Du côté de Orange, le personnel reçoit de manière constante des formations ainsi qu’une chatte de bonnes pratiques. « En interne, nous avons communiqué sur les règles « d’hygiène informatique » auprès de nos équipes. Nous les avons informés sur les attaques majeures afin de les sensibiliser sur les risques accrus engendrés par la situation, durant toute cette période. », explique Emmanuel Cheriet.

Il faut noter que les entreprises qui avaient certaines lacunes en ce qui concerne les équipements en matière informatique que ce soit des logiciels ou du matériel physique, au niveau de leur politique de protection des données ont subi de graves conséquences.

« Chez nos clients, en Afrique francophone, le principal défi a consisté à sécuriser le passage au télétravail », a signifié Baïdy Si. « Il a également fallu présenter, à la clientèle, le protocole d’accompagnement déployé par le groupe. ‘Dans un premier temps, nous avons déployé une offre d’audit flash, pour que nos clients aient une visibilité à 360° sur leur niveau d’exposition aux risques cybers. Par la suite, nous les avons accompagnés dans la correction des vulnérabilités détectées, pour qu’ils gagnent en assurance face à ces risques et pour leur permettre de télétravailler sereinement. », ajoute ce dernier.

« Durant cette période, nous nous sommes avant tout investis pour aider nos clients à se sécuriser. Et pour les protéger au moment où leur transformation numérique s’accélérait, avec la mise en place de solutions pour sécuriser le travail à distance (exemple : solution VPN, Authentification Multi-facteurs, etc.) » note Emmanuel Cheriet de Orange Cyberdéfense.

Accédez maintenant à un nombre illimité de mot de passe :

Découvrez nos logiciels de piratage