Les processeurs Intel seraient protégés dorénavant contre le Cryptojacking selon BlackBerry

Selon BlackBerry, la spécialiste en matière de fourniture de solutions de sécurité, un outil a été développé en son sein pour faciliter la détection du cryptominage et des Cryptojacking.

Et cet outil fonctionne principalement sur les ordinateurs équipés de processeurs fournis par le géant américain Intel. Du côté de l’entreprise canadienne, l’objectif est de faire de cette pratique de cybermalveillance une pratique désuète voir disparue.

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À toutes fins utiles rappelons que le Cryptojacking est une forme attaque informatique, qui contrairement à plusieurs autres types actes malveillants ne cherche pas à espionner ou à détruire un terminal, un réseau ou un système informatique particulier. Sa particularité réside dans le fait, que les cybercriminels le pratiquent dans le but de détourner la puissance de calcul des ordinateurs ciblés, pour miner de la cryptomonnaie. En d’autres termes, les pirates informatiques poussent les ordinateurs d’autrui à travailler pour eux. Et cela peut rapporter gros.

Selon la société canadienne, ces activités de cybermalveillance sont largement répandues et développées à travers le monde. « En raison du coût du minage de crypto-monnaie et du déclin des paiements au ransomware, le cryptojacking devient une option intéressante pour les acteurs de la menace afin de générer des revenus » explique Josh Lemos, vice-président Recherche et Renseignement de BlackBerry.

En pratique, c’est 10 % des organisations dans le monde entier qui sont touchés par des logiciels malveillants permettant d’initier le Cryptojacking selon l’éditeur de solution. Ce qui démontre clairement que cela se présente comme un marché porteur pour la cybercriminalité. L’outil de détection promis par BlackBerry tombe donc à pic.

Par ailleurs il faut ajouter que la technologie de détection proposées par BlackBerry a été conçu en collaboration avec Intel. Le « Context Analysis Engine », le nom de l’outil de l’éditeur canadien lutte pour éliminer les menaces qui mettrait en péril le système de télémétrie du processeur. Selon les autres partenaires de la société canadienne, ladite technologie permet efficacement de lutter contre les cryptojacking. De plus, aucun impact négatif n’a été détecté sur le processeur lors de l’activation de l’outil. « L’époque où l’on exploitait gratuitement le temps de CPU d’utilisateurs ne se doutant de rien est révolue » mettait en évidence un cadre dirigeant de BlackBerry. Cependant, cette déclaration doit être prise avec des pincettes. Car dans ce domaine, l’une des caractéristiques premières de la relation entre éditeurs de solutions informatiques est la course à l’armement. Néanmoins, Josh Lemos croit fermement quand il dit : « Avec nos nouvelles capacités de détection et de réaction au Cryptojacking, nous cherchons à faire de cette pratique une chose du passé, en fournissant aux entreprises et à leurs employés une solution clé en main qui leur permettra de déjouer les tentatives de Cryptojacking et de s’assurer que leurs logiciels et leur matériel sont utilisés aux fins prévues. ».

Il quand même préciser un détail important. La solution de détection ne fonctionne que sous des ordinateurs professionnels d’entreprise tournant sous la plateforme Intel vPro. Elle n’est d’ailleurs compatible que sur PC fonctionnant avec Windows 10. Cela s’explique par le fait que les PC professionnels sont généralement été généralement une cible de choix pour les pirates informatiques.

Pour mener leurs actes de cybermalveillance, tout en camouflant leurs activités, les pirates informatiques limitent la puissance du CPU de chaque terminal infecté. Cela est compensé avec la constitution de pools formés à partir de plusieurs ordinateurs. Et les réseaux d’entreprises offrent bien sûr cette chance d’accéder à de nombreux machines.

L’avancée semble notable dans la lutte contre le Cryptojacking, grâce à cet outil de BlackBerry. Cependant, les ordinateurs ne sont pas les seuls outils exposés au Cryptojacking. Il faut le souligner. Par exemple, Interpol en début de cette année avait éliminé plus de 15 000 programmes malveillants dédiés aux Cryptojacking, installés sur des routeurs en Asie. Par ailleurs, cette cyberattaque peut s’effectuer à travers des navigateurs Web. On se rappelle que c’est dans cette condition en Mars dernier que le géant Américain Microsoft avait introduit dans son navigateur Web, j’ai nommé Edge, un système de lutte contre le Cryptojacking. On espère une évolution de la part de l’outil de détection proposé par l’entreprise canadienne. Même s’il ne faut pas trop compter sur une extension.

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