Pegasus Faille 0-Day dans iMessage qui peut mettre en mal la sécurité des iPhones

Toujours autour de l’affaire Pegasus, portant sur l’utilisation de logiciel d’espionnage par certains gouvernements aux organismes pour espionner, l’application produite par la société israélienne NSO Group revient au cœur des débats.

Récemment, une faille de sécurité majeure a été détectée au niveau de l’application de messagerie des iPhones, le iMessage.

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La révélation est le fait du Citizen Lab. Le laboratoire a en effet mis en évidence que le gouvernement du Bahreïn se positionne comme étant l’un des clients qui utilisent l’outil d’espionnage fournie par la société israélienne, le logiciel le plus célèbre au monde Pegasus. Ce dernier exploite des failles de sécurité découvertes sur les smartphones utilisés par des activistes et les défenseurs des droits de l’homme. Un piratage tellement sophistiqué qu’il n’existe de la part de l’utilisateur aucune action particulière telle que la délivrance de permission ou le clic sur un lien malveillant. Tout se passe de manière invisible à l’œil nu si on peut s’exprimer ainsi.

Dans les faits qui nous intéressent ici, les personnes ciblées par le logiciel Pegasus sont particulièrement des utilisateurs d’iPhone. La faille de sécurité qui permet de contourner les mesures de protection de la société américaine constructeur de Apple se situerait dans le service de messagerie iMessage. Une faille de type 0 day, en d’autres termes une vulnérabilité qui n’a pas été corrigée par Apple quand bien même qu’elle en avait la connaissance des puits bon moment.

Face à la situation, la société de Cupertino devrait prendre les mesures nécessaires pour améliorer la sécurisation de ses smartphones. Néanmoins, il faut préciser que les attaques informatiques utilisant Pegasus ce ne sont pas des menaces générales et impersonnelles. C’est le plus souvent des attaques très ciblées en d’autres termes elles sont assez rares. Les profils généralement ciblés sont des journalistes, des activistes, des personnalités politiques ou encore des avocats, en d’autres termes en des personnes généralement très importantes ou haut placées.

Selon un spécialiste de la cybersécurité généralement pour tout ce qui concerne les environnement IOS et Mac OS, Patrick Wardle, les failles de sécurité de ce genre sont connues depuis très longtemps. La frustration que présente ces vulnérabilités résident dans le fait que la société de Cupertino prend trop de temps pour les corriger voir les négligents.

« C’est compliqué de se dire qu’il y a toujours cette application de messagerie sur les appareils iOS qui permet ce genre d’attaques, et que l’on ne peut pas supprimer […] Finalement, n’importe qui dans le monde, à n’importe quel moment, peut être espionné à travers son iPhone sans le savoir et sans rien pouvoir faire à cause de Messages », note le spécialiste.

Cependant, on se rappelle que Apple avait essayé d’une certaine manière de contrecarrer les attaques de Pegasus contre son système d’exploitation à travers IOS 14, notamment en mettant en quarantaine les conversations issues de iMessage pour éviter que cela n’ait d’impact sur l’ensemble du système. Heureusement pour la société de Cupertino, l’initiative connu sur l’expression de « BlastDoor » n’a pas été suffisant pour stopper le logiciel espion de NSO Group.

Face à la situation on envisage alors que Apple va essayer de déployer de nouvelles dispositions au travers de IOS 15. C’est une nouvelle initiative qui doit faire ses preuves si Apple ne veut pas voir son image dégringoler de plus en plus surtout ces derniers temps ou les choses ne vont pas de bon train pour sa réputation, mettant ainsi en mal, l’une des principales bases de son marketing.

« Les attaques comme celles décrites sont très sophistiquées, leur développement coûte des millions de dollars, leur durée de vie est souvent courte et elles sont utilisées pour cibler des individus spécifiques […] Bien que cela signifie qu’elles ne constituent pas une menace pour l’écrasante majorité de nos utilisateurs, nous continuons à travailler sans relâche pour défendre tous nos clients », souligne Ivan Krstić, le responsable de la sécurité informatique de Apple.

D’une manière ou d’une autre, l’une des options les plus évidentes pour lutter contre cette faille de sécurité serait de permettre aux utilisateurs qui pourraient se sentir visés par le logiciel Pegasus, de soit bloquer l’application iMessage, soit la désinstaller. Bien évidemment une alternative qui porterait un grand coup à la société américaine qui verra là comme une défaite cuisante. « Si Apple pouvait trouver un moyen de désactiver complètement iMessage, ce serait formidable […] Des protections comme BlastDoor peuvent être ajoutées par-dessus, mais ça revient à renforcer un château de sable », souligne Patrick Wardle.

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