Christopher Wylie : que nous révèle son livre sur l’affaire Cambridge Analytica

Sortie à la librairie le 11 mars dernier mais phagocyter par la pandémie du coronavirus, le lanceur d’alerte Christophe Wilie, a sorti un livre titré Mindfuck.

Ce livre porte sur le fameux scandale qui a impliqué Cambridge Analytica et Facebook dans un gigantesque détournement de données personnelles des utilisateurs de réseau social à des fins politiques. Il aurait expliqué dans son livre comment fonctionne cette entreprise qui a voulu utiliser du moins qui a utilisé les données des acteurs de Facebook pour établir des sondages politique.

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On rappelle la légitimité de ce lanceur d’alerte qui se justifie par le fait qu’il a été impliqué dans la conception du programme.

Il parlera notamment de certains acteurs clés de l’affaire tel que Steve Bannon, le conseiller de Donald Tromp et celui qui allait devenir le vice-président de Cambridge Analytica. « Je m’attendais à quelqu’un ayant l’air de travailler pour un gouvernement ou une agence. A la place, j’avais devant moi un type débraillé qui portait deux chemises l’une par-dessus l’autre, comme s’il avait oublié d’enlever la première avant de mettre la seconde. Il était mal rasé, avait les cheveux gras, et sur le visage cette couche de crasse que laissent les voyages transatlantiques. Ses yeux étaient mouchetés de rouge, discret rappel de la couperose qui gangrenait le reste de sa peau. Dans l’ensemble, il dégageait des ondes oscillant entre celles d’un vendeur de voitures d’occasion et celles d’un dément. ». Pourrait-on lire dans son ouvrage.

Le lanceur d’alerte met en évidence elle fait très essentiel : « Facebook les avait simplement laissés se servir ». Pour lui, il n’y a pas d’amalgame à se faire, le réseau social a bel et bien consenti et même participé au détournement des données de ses utilisateurs. Il explique aussi que les outils de base utilisés par Cambridge Analytica dans leurs activités de collecte sur Facebook ont été fortement inspirés de certains travaux de chercheurs de l’Université de Cambridge. « Les docteurs David Stillwell et Michal Kosinski travaillaient sur d’immenses quantités de données qu’ils avaient récoltées en toute légalité sur Facebook. Ils faisaient partie des pionniers du profilage psychologique fondé sur les réseaux sociaux. En 2007 Stillwell avait développé une application appelée MyPersonality qui permettait à ses utilisateurs d’obtenir leur « profil psychologique » en utilisant l’appli. Après avoir donné ses résultats à l’utilisateur, l’appli récupérait le profil et le stockait en vue de travaux de recherche de Stillwell. […] Kosinski et Stillwell me parlèrent des gigantesques jeux de données qu’ils avaient acquis au cours de leur année de recherche. […] « Comment les avez-vous obtenus », leur demandais-je. Ils m’expliquèrent que, grosso modo, Facebook les avait simplement laissés se servir par le biais de l’application qu’ils avaient développée. […] A chaque fois qu’une personne utilisait leur appli, ils recevaient non seulement les données Facebook de cette personne, mais également celles de tous ses « amis ». ».

Pour expliquer grosso modo, si l’application est utilisée par au minimum 1000 personnes sur Facebook, et que chaque utilisateur a au moins 150 amis. La possibilité de récolter les données s’étend exactement à 150 profils Facebook. c’est Schéma qui fut produit par Cambridge Analytica, via une application qui fut installée sur Facebook. Avec un tel outil à leur disposition, Cambridge Analytica avait la possibilité de recueillir des informations très détaillées sur les utilisateurs ciblés. « Tout ce que l’on pouvait savoir à propos de cette personne apparue à l’écran. Là, c’est sa photo, là, le lieu où elle travaille, et là, c’est sa voiture. Elle a voté pour Mit Romney en 2012, elle adore Katy Perry, elle conduit une Audi, elle a des goûts simples, etc. Nous avions tous sur elle – et, pour un grand nombre d’items, les infos étaient mises à jour en temps réel, si bien que si elle postait quelque chose sur Facebook, nous le voyions en direct. […] Nous avions recréé toute sa vie dans notre ordinateur et elle n’en savait absolument rien. ».

Avec cette armada d’informations et de possibilités, sans oublier la capacité de d’influencer les utilisateurs à travers plusieurs méthodes jugées peu convenables, Cambridge Analytica a réussi à influencer les élections américaines. le drame dans tout ceci comme l’a souligné le lanceur d’alerte, aucun acteur principal n’a été véritablement puni dans cette histoire.

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