La crise sanitaire mondiale au profit de la cybercriminalité

3 mois maintenant que le monde entier est secoué par une crise sanitaire.

La pandémie du covid-19 a réussi à mettre mal le système sanitaire de tous les états du monde. Mais au delà de ce problème de santé, un autre mal survit en dessous, celui de la cybercriminalité. En effet, les pirates informatiques et les cybermalveillants on le vent en poupe.

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Cette situation favorise leur affaire en ce sens que cela contraint beaucoup de professionnels aujourd’hui à travailler à distance. Ce travail à distance qui se fait généralement grâce au solution numérique et à internet, leurs principaux aires de jeux. Par ailleurs, leur attirance pour les institutions de santé s’est véritablement accrue. Pour cela les hôpitaux sont généralement des victimes de choix. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’en France, l’Agence Nationale des Systèmes d’Information (ANSSI) constituent les hôpitaux comme étant une priorité dans la lutte contre la cybercriminalité. Surtout lorsqu’on sait que depuis un certain moment, les hôpitaux  intéressent les hackers, si on se réfère aux nombreuses attaques qui ont été subies par ces institutions depuis l’année dernière et au début de cette année 2020, avant même l’explosion de la pandémie. Face à ce danger qui prononce depuis longtemps, les experts se mobilisent et s’apprête à lutter contre l’invasion de la cybermalveillance. Cela est une question de santé mondiale. « Les systèmes d’information des établissements de santé et ceux qui contribuent aux services essentiels, ont plus que jamais besoin d’être disponibles. Nous devons être en mesure de nous mobiliser, soit parce que nous sommes concernés directement, soit pour venir en appui à ceux parmi nous qui protègent ces systèmes essentiels. » souligne Mylène Jarossay, présidente du CESIN.

Par ailleurs, les sociétés de cybersécurité de leur côté commence à se mobiliser fortement. Certains vont jusqu’à proposer gratuitement leur service aussi au service de santé. C’est l’exemple de Mailinblack, une société éditrice de solutions anti-spams qui propose aux hôpitaux français de façon gratuite et sans engagement. « Le personnel hospitalier doit se concentrer sur les patients et non sur des problèmes informatiques qui ralentiraient le traitement des dossiers. » expliquait le porte parole la société dans un récent communiqué. Elle n’est pas la seule d’ailleurs à proposer ce genre d’aide quasiment fortuite. C’est aussi ce qu’a décidé la firme américaine spécialisée dans la sécurisation des postes de travail et de serveurs informatiques, SentinelOne. Cette dernière propose l’usage gratuit de ses services de sécurité durant les 2 prochains mois. « Alors que les antivirus sont complètement dépassés, notre technologie basée sur l’intelligence artificielle et l’analyse comportementale permet de prévenir et stopper tous les vecteurs de menaces et autres cyber attaques. » , affirme Franck Trognee, le responsable chargé de la distribution de l’offre de solutions de SentinelOne pour l’Europe du Sud.

En dehors des hôpitaux, les cibles de choix des pirates informatiques sont aussi les travailleurs. En France, il a été décompté presque 8 millions de télétravailleurs potentiels depuis le déclenchement du confinement imposé par le gouvernement. Une situation assez particulière qui plaît beaucoup aux cyber criminels. Les faux courriers électroniques invitant à mener des activités ou à participer financièrement à des recherches pour la découverte de vaccin continue de proliférer danger tous les travailleurs. Le phishing n’a jamais autant profité au cybermalveillants. « Comme dans toute période troublée, nous savons que les cybercriminels profitent de cette situation pour redoubler d’imagination en préparant leurs attaques. Les techniques d’attaques restent relativement classiques. C’est le climat anxiogène qui change la donne.

Et beaucoup d’utilisateurs qui découvrent le télétravail dans un mode inhabituel, pourraient être déstabilisés face aux tentatives de manipulation en ligne. » relève Mylène Jarossay de CESIN. De son côté Christian Poyau, le président du comité mutations technologiques et impacts sociétaux du Medef souligne ceci « Le télétravail rajoute une contrainte forte en matière de cybersécurité, surtout si l’on bascule une grande partie de l’entreprise dans ce mode de fonctionnement. ».

Les experts face à cette déferlante conseillent toujours : « Avant toute prise en compte de commande suspecte, de demande de changement de RIB ou de demande de virement exceptionnel , faites confirmer en contactant directement le demandeur et faites valider l’opération par votre hiérarchie. ».

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