Le coronavirus, causes principales des attaques informatiques contre les villes françaises

En 2020, plusieurs collectivités Françaises ont durablement a été touchées par des attaques informatiques, qui ont affecté d’une certaine manière le fonctionnement de leurs administrations.

De manière pratique il a été observé une augmentation assez abrupte des attaques informatiques de ce genre. Donc quelle pourrait être donc la cause de ce problème ? L’évidence même serait de dire le coronavirus. En effet la pandémie a entraîné un effet qui a impacté directement plusieurs secteurs. Le secteur professionnel n’est pas en reste. Avec l’adoption massive de télétravail comme mode pour éviter le maximum d’interaction, informatique se sont multipliées. Face à une telle situation les pirates informatiques n’ont pas manqué de profiter de la situation. Pourtant nous l’avons toujours su, les collectivités et les villes ont toujours été d’une certaine manière vulnérables face au piratage informatique. Surtout un piratage informatique qui est en pleine sophistication d’année en année.

Si le coronavirus a eu pour impact d’affecter la santé de millions de personnes à travers le monde, le virus a entraîné une autre épidémie, celle des virus informatique et pratiques de cybermalveillance. Pourtant au tout début, les spécialistes de la sécurité informatique avait averti l’ensemble du monde numérique des dangers qui devaient être directement ou indirectement liés à cette pandémie. Sur BFM Business, le premier responsable de l’agence nationale chargée de la sécurité informatique française, exposait un bilan qui est plus ou moins alarmant : « Dans les victimes qui font appel à nous (…), un chiffre à la louche : 50 opérations en 2019, 200 en 2020, donc c’est x4 (…). Donc il y a véritablement une explosion ».

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Les cibles privilégiées dans un tel contexte sont sans aucun doute les collectivités. Environ une quinzaine d’entre elles en France, du moins celles qui se sont signalées ont subi la fougue des pirates informatiques à travers des multiples attaques aux rançongiciels. Comme on le sait, le fonctionnement des rançongiciels se base beaucoup plus sur informatique en qui prend les accès et en empêchant personnes qui ont normalement droit d’y accéder. De ce fait il est exiger le paiement d’une rançon généralement en bitcoin. Du mois de janvier au mois d’août de l’année 2020, agence nationale de sécurité des systèmes d’information a observé près de 104 attaques informatiques de ce genre. Pourtant selon certains spécialistes de la sécurité informatique, en particulier les membres du Clusif, le club des professionnels de la cybersécurité, il est clair que ce chiffre est en deçà de la réalité. Selon le rapport de l’association publié en 2020 : « une majorité (53 %) de collectivités ne communique pas sur les attaques par rançongiciel subies ». Notons aussi que l’agence de cybersécurité de l’administration publique a affirmé avoir souvent été au courant de certaines attaques informatiques via à la presse.

Pour ce qui concerne les collectivités publiques, le dommage est bel et bien réel. Rappelons que le 15 janvier dernier, la ville de Angers, était en proie de rançongiciel qui avait mets hors d’état de fonctionnement plusieurs appareils informatiques de la collectivité. Malgré la sauvegarde dont dispose la mairie, selon ses dires, l’attaque informatique a impacté durement le fonctionnement même de l’administration de la collectivité. Même une autre administration, celle du conservatoire de la ville a aussi confirmé avoir été touchée par une attaque informatique du même genre.

Du côté de Marseille, l’attaque informatique qui a été réalisée juste avant les élections municipales a aussi semé beaucoup de troubles dans le fonctionnement de l’administration. « On n’avait plus le moindre planning de nos 12.000 fonctionnaires (…), on avait paumé les listes électorales pour le lendemain, mais aussi les listes d’inscriptions des enfants dans les crèches et écoles primaires (…). On ne pouvait même plus enregistrer en bonne et due forme les naissances et les morts », a signifié une source anonyme de l’administration à La Provence.

De manière concrète les pirates informatiques cette situation occasionnée par la pandémie à coronavirus comme une aubaine. L’opportunité est trop grande pour qu’il en profite pas. « Le Covid-19 multiplie les cibles, Le télétravail a multiplié les liaisons entre les agents à distance et leur réseau interne. C’est autant de vecteurs possibles d’attaques. Pour un pirate, c’est royal ! », explique Rémy Février, maître de conférences au Cnam par ailleurs ancien officier de gendarmerie.

« Lorsqu’un agent de mairie travaille chez lui, il utilise soit un équipement personnel qui n’est pas forcément sécurisé, soit son ordinateur de travail mais qui sort du réseau sécurisé. Et en ouvrant toutes ces petites fenêtres, il y a forcément beaucoup plus d’entrées dans la bâtisse » confirmait lors d’une interview accordée à France 3 le directeur général de l’association de développement numérique (Adico) de l’Oise, Emmanuel Vivé.

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