Les antivirus arrivent à mieux détecter les logiciels de harcèlement

Selon une récente analyse, les programmes antivirus, qu’il soit sur Windows Android ou même iOS, ont considérablement améliorer leur détection des logiciels servant généralement au harcèlement.

Une amélioration qui s’est observée entre le mois de novembre 2019 et celui de mai 2020. Le taux de détection est en hausse et les Stalkerwares sont déniché peu à peu sous Android et Windows.

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Après une recherche réalisée sur une durée de 7 mois, par AV-Comparatives et l’Electronic Frontier Foundation, dans un laboratoire indépendant spécialisé dans les tests sur les antivirus. Le résultat a été publié en début de semaine, et a porté sur deux phases d’études. Les tests ont porté sur dix applications mobiles antivirus en tournant sous le système Android, et dix autres fonctionnant sur Windows. Ces solutions antivirus ont réussi après différents tests par détecter les souches de certains logiciels les plus connus dans les pratiques numériques de l’harcèlement. En tout, il a été analysé près de 10 souches sur Windows, et 20 sur Android. Des logiciels qui ont été choisis par AV-Comparatives et l’Electronic Frontier Foundation dans leur collaboration car ce sont généralement les plus populaires aux États-Unis.

Il a été conclu alors, que plusieurs sociétés spécialisées dans la fourniture des solutions de sécurité ont décidé d’améliorer au mieux leur système de détection des logiciels de harcèlement depuis novembre 2019. Pour les logiciels tournant sur Android, au début des tests, le taux de détection tournait autour de 30 à 95 %. En ce moment deux logiciels avaient du mal à détecter plus de 50 % les cas de test comme le signifie AV-Comparatives. Pour les solutions de Windows, le taux de réussite en matière de détection était au niveau de 70 % pour le plus efficace. Un taux assez faible durant le mois de novembre 2019 par rapport à Android. Il n’y avait que deux produits de sécurité qui pouvait atteindre le niveau les applications mobiles.  « Six mois plus tard, en mai, la plupart des produits – tant pour Android que pour Windows – avaient amélioré leur taux de détection », a indiqué le laboratoire chargé des tests.

Sous Android, 9 programmes de sécurité sur 10 ont réussi à détecter près de 75 % à 95 % lors des différents tests à partir du mois de mai. Par contre sur Windows, une amélioration a été observé, car tous les produits testés ont réussi à atteindre les 70 % de taux de réussite, 4 produits ont même touché années 100 %.

Observant tout ceci sous un point de vue d’utilisateur, il est clair que de tels résultats soient encourageant. En effet cela démontre clairement les sociétés de la sécurité informatique ont décidé de rattraper leur retard en améliorant leur capacité à détecter ces logiciels « malveillants » qui sont considérés depuis longtemps comme des outils légitimes. Chose qui est censée faire plaisir aux personnes harcelées.

À toutes fins utiles, notons que les Stalkerwares ce sont des logiciels à permettant de garder un œil sur une personne ou des personnes en particulier. En vérité ce sont des programmes espions qui sont couverts généralement par des raisons familiales au même en professionnelle. Car il est utilisé en vérité pour récolter des informations sur un utilisateur de smartphone en particulier. Il peut s’agir de sa localisation, ses itinéraires, des SMS et appels qu’il reçoit. Les applications ou des réseaux sociaux qu’il visite. Ces applications ont proliféré d’année en année parce qu’elles étaient couvertes par des raisons qui semblaient légitimes. Il pouvait s’agir d’un patron qui voulait savoir où se trouvait ses employés et à quel moment histoire de contrôler leur discipline et assiduité au travail. Il pouvait s’agir d’un époux qui voulait être au courant des agissements et du quotidien de son épouse, de parents qui voulait surveiller leurs enfants pendant que ces derniers se rendaient à l’école ou en colonie de vacances. Des raisons souvent humainement compréhensibles mais qui à la longue se sont corrompues peu à peu. En effet, ces applications ont facilité et accéléré les actes de harcèlements. Rendant plus agressifs ces sentiments d’oppression.

Ce qui fait d’eux des logiciels malveillants, peu importe les raisons évoquées, c’est qu’ils sont généralement installés à l’issue de l’utilisateur principal. Possédant à une certaine capacité de dissimulation, le terminal de la personne ciblée sera espionné de quelle sorte qu’elle puisse s’en apercevoir.

Plusieurs organisations de défense des droits de la femme ou luttant contre la violence domestique ont plusieurs fois décrié l’utilisation légale de ses applications, le temps que des conjoints un peu excessif utilisable pour restant dans le champ des libertés de leurs compagnes. D’où le nom donné des façons alternatives à ses applications « spouseware ».

Mais depuis 2018, plusieurs institutions encouragent les sociétés de sécurité à déployer des mesures permettant de détecter ce genre de programme informatique, à l’instar de l’Electronic Frontier Foundation. Cette lutte a porté finalement ses fruits aujourd’hui beaucoup d’éditeurs de logiciel de sécurité ont commencé à les détecter. Certains ont même formé des coalitions permettant de mettre en place un système à but non lucratif pour lutter contre ces programmes de harcèlement. Avec cette récente étude, on peut dire sans sourciller que la lutte est sûr de bonne voie. Et cela est plus qu’une exigence car selon une analyse de Kaspersky, l’utilisation des logiciels de harcèlement a connu un boom de 49 pourcents en 2019 au regard de l’année 2018.

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