Les données personnelles de nature financière, quelque chose avec laquelle il ne faut pas jouer

« Pour favoriser la sécurité financière du public, il faut agir sur deux tableaux : l’éducation et la protection.

Comme chroniqueur de finances personnelles, j’ai le plus souvent concentré mes interventions sur le premier volet. Mais quand on aborde la question des renseignements personnels et du vol d’identité, devenue pourtant centrale dans la vie financière des gens, je me sens moyennement utile. » écrivait Daniel Germain, journaliste chroniqueur. Ce dernier a voulu mettre en évidence une réalité qui jusqu’à présent semble échapper aux régulateurs aux acteurs principaux censé protéger les données personnelles des individus qui leurs sont confiées.

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Depuis tout le temps la question de la sécurité des informations personnelles des utilisateurs de services numériques d’être au centre de plusieurs discussions et débats. les données personnelles ne sont pas suffisamment bien protégées. Et cela pour plusieurs raisons. Cela peut venir à la fois des autorités qui ne sanctionnent pas suffisamment,  des entreprises qui négligent pour la plupart les mesures de sécurité à adopter, où l’utilisateur lambda, qui n’est pas assez mature pour adopter un comportement hygiénique sur le plan numérique assez sain. Et tout cela est de nature à inquiéter plus d’un.  « Oui, il y a des précautions à prendre, mais rien qui ne relève pas du pur bon sens. Et même si on les appliquait tels des paranoïaques, on ne serait guère plus à l’abri de la fraude qu’un exhibitionniste avec son numéro d’assurance sociale tatoué dans le front. » observe le chroniqueur. Il ajoute un fait significatif qui mérite réflexion : « On l’a vu et on le souligne aujourd’hui, il suffit de participer à la vie économique pour être en danger : travailler, détenir un compte de banque, payer par carte de crédit, souscrire une hypothèque… ».  Comme quoi le danger est partout, dès l’instant qu’on décide de devenir acteur même moyen de l’économie. Et cela est totalement observable. Ce ne sont pas les cas d’espèce qui manquent. Le scandale qui a impliqué le mouvement Desjardins avec la fuite des données de 4,8 millions de ses clients illustrent clairement cette réalité. Le contexte de l’incident informatique, l’on se dit que même si ces personnes avaient été prévenues à l’avance, il n y aurait rien eu à faire pour empêcher ce vol massif a des informations financières. « La manière dont les renseignements des clients ont été dérobés chez Desjardins a révélé un niveau d’amateurisme et d’insouciance qui, encore aujourd’hui, fait voir rouge. Je ne suis pas expert en sécurité informatique, mais qu’un employé puisse transférer aussi aisément des bases de données clients sur des clés USB me semble ahurissant. » s’inquiète Daniel Germain. Malheureusement pour la défense des personnes en charge de la sécurité, il n’y a pas eu à saluer une quelconque prouesses de cybercriminels ou de braqueurs expérimentés.

On peut le dire pour le moment, le système qui entoure la gestion de nos informations personnelles est pour le moment laxiste. Sur le plan technologique et dans un certain sens, le plan juridique. C’est pour cette raison que les réformes sont constamment exigées. Du côté du mouvement Desjardins, après avoir essuyé ce fiasco, il a essayé tant bien que mal de redorer son blason. Mais pour le moment les tentatives et les persuasions n’ont pas réussi à convaincre l’opinion publique ainsi que de ramener la confiance de sa clientèle. Par exemple, l’institution financière a permis a sa clientèle de pouvoir s’abonner à un service de surveillance de crédit, géré par une autre agence de crédit, Equifax. Mais le problème avec cette tentative, c’est que le service en soit n’est pas si protecteur que cela. En effet, il propose d’avertir les clients de Desjardins lorsque ces derniers sont menacés objectivement d’activités douteuses, au niveau de leur dossier de crédit. le souci c’est que une fois alerté, généralement le mal est déjà fait, le client ne peux plus rattraper le dommage qu’il vient de subir. il faut croire que cela ne sera pas de nature à aider l’agence de crédit a rehausser sa côte. Mais au-delà de ceci, il est quand même reproché à l’institution financière de n’avoir pas procuré un service de protection assez classique à ses clients comme ce qu’elle vient de mettre sur pied. Juste après l’incident informatique. Un service de la « protection Desjardins ». «  Celle-ci protège les actifs des membres contre les opérations non autorisées, comme la plupart des institutions financières d’ailleurs. Elle offre en outre du soutien technique et financier aux membres victimes de vol d’identité. » explique le chroniqueur.

Mais tout ceci pourrait prendre fin bientôt. En effet, la ministre de la justice québécoise, Sonia LeBel déposer un récemment un projet de loi au parlement. Un projet qui s’il es adopté, pourra permettre de sanctionner un peu plus sévèrement les entreprises fautives de négligence, pour la gestion et la protection des informations personnelles des citoyens qui leur seront confiées.

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