Les États-Unis se sont eux-mêmes exposés à des risques informatiques en conservant des armes cybernétiques

Aujourd’hui, plusieurs études ont démontré que les États-Unis sont certainement vulnérables aux attaques informatiques, cette vulnérabilité s’appréhende sur plusieurs plans.

En 2017 précisément durant le mois de mars, le site de lanceur d’alerte WikiLeaks avait publié des documents et mon nom de la CIA faisant état de la fuite de plusieurs outils de piratage conçu au sein de l’agence américaine. Grâce à un rapport interne publié par le Washington Post émanant directement de l’agence de renseignement américaine, il avait été mentionné que la CIA était fautive pour avoir trop d’efforts pour « construire des armes cyber au détriment de la sécurisation de leurs propres systèmes ».

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Juste un mois après les fuites de données des outils de piratage de la CIA, l’on assiste à une nouvelle fuite de nouveaux outils destinés au piratage cette fois-ci provenant de la NSA. Une fuite qui a été l’œuvre de groupes de cybercriminels connu sur le nom de Shadow Brokers. Ces outils de piratage informatique auraient été volés à un groupe spécialisé de la NSA connu sous le nom de « Tailored Access Operations ».

Selon plusieurs des informations sur le sujet, ces outils auraient pu être utilisé par des acteurs étrangers, dans le but de réaliser des attaquants de grande envergure. Parmi lesquels on peut compter les attaques fondées sur le programme célèbre WannaCry, qui a compté parmi ces cibles des organismes publics américaine ainsi que plusieurs entreprises privées.

Récemment c’est l’attaque de la société SolarWinds et la tentative d’empoisonnement de l’approvisionnement en eau d’une ville de l’État de Floride qui sont à l’ordre du jour, montrant ainsi la vulnérabilité des États-Unis face au cyberattaque

« Depuis des décennies, les États-Unis disposent de l’arsenal d’armes cybernétiques le plus sophistiqué au monde. Mais l’accent mis par l’Amérique sur le renforcement de ses cyberattaques — et le manque d’attention portée aux mesures défensives — est l’une de ses plus grandes faiblesses » déclare Nicole Perlroth, auteure et journaliste au New York Times. Elle continue en affirmant que les autres pays ont rattrapé les États-Unis en terme de capacité informatique. Dans son ouvrage publié aux éditions Bloomsbury Publishing en février 2020 intitulé « This Is How They Tell Me the World Ends : The Cyberweapons Arms Race », notre journaliste spécialisé dans les questions d’actualité sur la sécurité informatique explique qu’il y a 10 ans de cela plusieurs Etats ont rattrapé les États-Unis en terme de puissance au sur l’aspect informatique. Sans aussi oublié le fait que la majorité des infrastructures informatiques américaine appartiennent à des entreprises privées et qu’elles demeurent toujours vulnérables.

« Les États-nations et les cybercriminels sont plus nombreux à cibler les États-Unis par des cyberattaques que n’importe quelle autre nation, et nous sommes les plus vulnérables parce que nous sommes les plus connectés » a signifié la journaliste dans une interview.

Cette dernière, la situation présente serait entièrement de la faute des États-Unis. « En 2010, les États-Unis et Israël ont utilisé un ver informatique connu sous le nom de Stuxnet pour saboter une partie importante du programme d’enrichissement nucléaire iranien, dans ce qui est largement considéré comme le premier « usage de la force » cybernétique ayant causé des dommages dans le monde physique. Le code à l’origine de l’attaque a fini par fuir en ligne et des pirates du monde entier — y compris en Iran — ont pu le désosser et le redéployer à leurs propres fins. » explique l’auteure. De telle situation selon elle a encouragé d’autres aux États et organisation à engager une course à l’armement informatique qui continue de se déployer de plus en plus.

« Depuis lors, presque tous les gouvernements de la planète, à l’exception peut-être de l’Antarctique, ont poursuivi ces programmes. Et n’importe quel responsable gouvernemental admettra volontiers que la cible de cette attaque — l’Iran — a rattrapé son retard en termes de capacités de cyberattaques dans un laps de temps beaucoup plus court que ce que nous lui accordions. », note Nicole Perlroth.

Selon les Américains, plusieurs aux États, à savoir la Chine, la Russie, la Corée du Nord, ou encore l’Iran commanditent constamment des attaques informatiques contre leurs infrastructures. Ce qui signifie que ces derniers ont durant ces années amélioré d’une certaine manière leur capacité informatique. Cependant la journaliste estime : « Nous n’avons pas besoin de reculer sur le plan offensif. Mais le fait est que, si nous poursuivons une stratégie offensive, si nous continuons à pirater nos adversaires… alors nous devons nous assurer que notre propre réseau et nos propres infrastructures critiques ne sont pas vulnérables. Et aujourd’hui, nous sommes incroyablement vulnérables. ».

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