Les hôpitaux beaucoup plus vulnérables aux cyberattaques à cause de la crise sanitaire

Si cela n’est pas la première chose qui traverse l’esprit en cette période de crise au sanitaire, c’est le fait que les hôpitaux sont les cibles dorénavant privilégiées par les cybercriminels.

Les cybercriminels à la recherche de moyens de se faire de l’argent cible de plus en plus les centres de santé et d’autres institutions avec un logiciel de rançonnage. Ces derniers comptes sur le fait que les hôpitaux étant débordés par le nombre de patients qui ne cesse d’augmenter chaque jour, n’oseront pas refuser de payer les rançons exigées. Et cela pour éviter des conséquences dramatiques pouvant porter atteinte à la vie des patients. Pourtant, au début de la crise sanitaire, certains cybercriminels avaient promi ne pas s’en prendre aux établissements de santé. On se demande alors quel est l’état de cette promesse aujourd’hui.

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Cette situation est assez compliquée. Que ce soit aux États-Unis et au Canada en passant par l’Europe, presque chaque semaine des hôpitaux et centre de santé sont ciblées et attaquées.

La semaine dernière, le FBI la police fédérale américaine, émettait une alarme assez marquante. En collaboration avec le ministère de la Santé et celui de l’intérieur, la police fédérale déclarait de manière officielle de l’existence d’une « menace cybercriminelle imminente contre les hôpitaux américains et les fournisseurs de services de santé ». Dans la foulée, l’autorité américaine demander avec insistance aux établissements de santé, de « prendre rapidement des précautions adéquates pour protéger leurs réseaux informatiques ».

Pour ce problème de menaces informatiques, la tendance et beaucoup plus du côté des rançongiciels. Le programme malveillant qui permet aux cybercriminels de crypter l’accès aux systèmes d’information et aux données de leurs cibles. Exigeant en retour le paiement d’une certaine somme d’argent en échange des clés de déchiffrement.

Dans de tels cas de figure, certaines cibles acceptent de coopérer et de payer la rançon exigée. Mais ce n’est pas le cas de tous. Par exemple le centre hospitalier de l’Université du Vermont aux États-Unis, a déclaré récemment avoir été touché par une attaque similaire, il travaillerait en conséquence avec les autorités pour l’endiguer. « Une cyberattaque désormais confirmée ayant affecté certains de nos systèmes avec des impacts variables sur les soins administrés aux malades. » signifie le centre.

Ces dernières semaines, c’est près de 400 hôpitaux qui auraient été victimes d’une intrusion illicite dans leur système d’information. On les localise en Grande-Bretagne et aux États-Unis selon les données recueillies par Daniel Dos Santos expert en cybersécurité de chez Forescout. « Interrompre les soins signifie que les gens vont mourir », signifie M. dos Santos.

Malheureusement, les établissements de santé ne peuvent pas se permettre le blocage du système informatique pendant une période assez longue. C’est qui va signifier qu’il faudra procéder de manière analogique, « ce qui peut causer d’importants ralentissements », marque encore le spécialiste de Forescout.

Malheureusement, les systèmes informatiques du secteur de la santé sont particulièrement vulnérables. En effet, il utilise généralement des appareils tels que des scanners qui sont considérés comme étant le point le plus sensible pour la sécurité du réseau dans son ensemble. Le problème c’est que ces outils utilisent généralement des canaux non sécurisé pour la transmission de données. Une aubaine pour les cybercriminels. La preuve, M. dos Santos a découvert dans un récent rapport réalisé lors d’une étude menée par son entreprise des bonnets appartenant à près de 3 millions de patients américains. Des données « non protégées et accessibles à toute personne sachant effectuer une recherche ».

En début du mois d’octobre, les autorités canadiennes prévenaient l’ensemble des institutions contre les attaques menées par le rançongiciel Ryuk. « Affectant de multiples entités (publiques), dont les municipalités, les organisations de santé et de sécurité au Canada et à l’étranger ». « Le problème des logiciels d’extorsion est que ça s’aggrave. Il faut désespérément trouver une solution », explique Brett Callow, spécialistes à Emsisoft, une entreprise spécialisée dans la sécurité informatique. Il conseille donc de formuler une interdiction ferment au paiement des rançons. Car « ce type d’attaques existe parce qu’elles sont rentables. Si le robinet de l’argent était stoppé, (elles) s’arrêteraient et les hôpitaux ne seraient plus à risque », note celui-ci.

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