L’industrie aéronautique vulnérables en cette période de pandémie

Le coronavirus n’a pas seulement affecté l’hygiène mondiale.

Elle a aussi porté un coup, de manière significative à la sécurité informatique des entreprises. Les secteurs les plus vulnérables pendant cette période de crise n’est nul autre que le secteur de l’aviation. L’industrie aéronautique, fortement informatisée, doit faire face, de manière continuelle au Cyberattaques qui ne cessent de fuser. « Ce risque est d’autant plus grand que la structure même de l’industrie aéronautique la rend vulnérable : un très grand nombre d’entreprises et de sous-traitants interviennent sur la fabrication d’un avion, jusqu’au fournisseur de rang 5. Chaque maillon de la chaîne offre donc une porte d’entrée potentielle aux hackers. L’industrie aéronautique est une industrie collaborative, composée d’acteurs très connectés. Elle fait intervenir de nombreux fournisseurs de petite taille pour lesquels investir dans des moyens de protection et recruter un directeur de la sécurité informatique peut s’avérer coûteux. ». Expliquait David Luponis, Associé Cybersécurité chez Mazars.

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Concrètement il suffit d’une simple attaque subie par un seul partenaire d’une chaîne, pour que les effets puissent s’étendre aux autres maillons de la chaîne.  Toute une chaîne d’approvisionement peut-être impacter pour une seule erreur commise par un partenaire mineur. Et c’est cela un très grand problème. En ce sens que lorsque une industrie pareil est attaquée, cela met en danger la production en cours, mais aussi les secrets industrielle et les brevets. Pourtant la situation actuelle favorise très nettement des cyberattaques à longueur de journée. Ce qui était déjà le cas avant le coronavirus a gagné en puissance. Le basculement vers le travail à distance qui s’est fait dans des conditions assez hateuses, n’a pas dû véritablement faciliter les choses. Que ce soit dans l’industrie aéronautique où ailleurs, c’est à dire dans le domaine de la finance ou de la médecine, permettre à leurs employés d’avoir accès au système d’information depuis l’extérieur a mis grandement en difficultés la capacité des entreprises à protéger leurs informations internes. « Dans un marché de l’aéronautique ou le savoir-faire et l’innovation sont clés dans la réussite de l’entreprise, l’impact d’une attaque cyber, par exemple avec l’accès à des informations de brevet, pourrait mener ou amplifier les catastrophes économiques. » explique l’expert.

Les entreprises qui avait déjà une certaine mise en place pour faciliter le télétravail parce que c’était déjà dans leurs habitudes, la crise on pourra passer assez facilement sans qu’il n’y ait à subir les dégâts de grande ampleur. Le risque était limité depuis le début. Dans ce genre de contexte, on trouve des collaborateurs travaillant avec des terminaux spéciaux, homologués pour le type de travail auquel ils sont affectés, avec des solutions de connexion sécurisée tel que des VPN pour des accès à distance. Une pratique qui est vivement recommandée à toutes les entreprises qui ont décidé de faire pareil en cette période. Malheureusement cela n’a pas été le cas pour la majorité. Comme nous l’avons mentionné plus haut, s’adapter au travail à distance a été une solution qui fut adoptée un peu à la hâte. Et malheureusement les conséquences ne se font pas priées. « Pour les autres entreprises qui ont, à la hâte, équipé leurs collaborateurs de solution de secours et rarement sécurisées, la seconde vague des problèmes cyber pourraient apparaître au moment du retour au sein des entreprises des collaborateurs et de leur matériel informatique. » Souligne David Luponis. Cette remarque est correcte car, les employés depuis le télétravail ne cessent de recevoir des courriels provenant de correspondances diverses. Parmi ces correspondances bien sûr, nous pouvons compter les cybermalveillants. Il est clair que certains collaborateurs se feront infectés tôt ou tard. Si après la crise les choses devaient rentrer dans l’ordre, les responsables de sécurité devraient veiller à ce que les terminaux qui ont été utilisés ne puisse pas avoir de rapports directs avec les systèmes d’information des entreprises. Car cela risque fortement de causer un problème à rebours. Pour résumer, les ordinateurs des employés doivent être contrôlé voir nettoyer de toutes impuretés avant qu’ils ne puissent être utilisés à nouveau dans le parc informatique de l’entreprise. C’est d’ailleurs pour cette raison David Luponis insistait sur ce fait : « Les utilisateurs non soumis à des règles strictes de sécurité ou ne disposant pas de matériels professionnels et sécurisés vont être une porte d’entrée sur le système d’information. ».

Par conséquent, les entreprises doivent continuer à développer les méthodes de sécurisation de leur système. Cependant il ne faudrait pas qu’elles oublient pour autant l’après pandémie, car le risque on ne va pas disparaître immédiatement en mettant fin au télétravail, mais par la manière dont seront inclus les outils utilisés en dehors de l’entreprise dans le parc informatique.

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