Peut-on parler de campagne de dénigrement pour l’application HouseParty ?

Depuis plusieurs mois, l’application ludique de vidéoconférence Houseparty est impliquée dans une vague d’accusations et de démentis concernant la fiabilité de son utilisation.

En effet selon certains messages qui circulent, cette application serait impliquée dans plusieurs piratage. Même si cela a été plusieurs fois rejeté par l’éditeur, il n’en demeure pas moins que cette campagne continue. En effet on peut lire dans différents messages, ce genre de texte : « Effacez Houseparty ! Mon compte Spotify a été piraté après que j’ai installé l’application ! ». Les messages d’accusation sont en plusieurs langues, ils sont perceptibles sur différents réseaux sociaux.

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Notons que l’application de visioconférence dédiée spécial au jeu a été racheté en 2019 par Epic game, l’éditeur du jeu Fortnite, et avec le confinement qui a démarré depuis la moitié du mois de mars dernier, son utilisation s’est accrue considérablement à l’instar de de son confrère Zoom. Selon une étude menée par AppAnnie, le site Spécialisé, HouseParty s’est placé à la première place des applications les plus téléchargées sur iPhone depuis le 21 mars dernier

Par ailleurs, la société éditrice de Houseparty continue de démentir les différents propos lié à un quelconque piratage : « Tous les comptes Houseparty sont en sécurité », écrivait le compte officiel de la société sur Twitter, 30 mars. Elle continue en soulignant : « Notre service est sécurisé, n’a jamais été compromis et ne collecte pas les mots de passe pour d’autres sites. ». étant la filiale d’une société dont la valeur en bourse s’élève à plus de 15 milliards de dollars, les pertes financières seront énormes si la rumeur continuent de circuler et touchent la cible en plein cœur. « Je ne peux pas vous jurer que [Houseparty] ne contient aucun bug, parce que je n’ai pas pu analyser son code, et qu’il est presque impossible d’être certain qu’une application est exempte de bugs (…) Mais [les accusations publiées sur les réseaux sociaux] semblent sous-entendre que Houseparty est un logiciel malveillant, qui tente activement de pirater tous les aspects de votre vie en ligne, ce qui est hautement fantaisiste. » écrivait un chercheur en sécurité de l’entreprise sécurité informatique Sophos du nom de Paul Ducklin.

Pour le moment, pour ceux qui évoquent l’idée de piratage informatique, et ce qui comment à douter, aucune preuve ne justifie cette hypothèse.  Mais la rumeur ne se limite pas simplement au piratage pur et simple, il a aussi été question de fuite de données concernant les mots de passe. Ce qui aurait pu permettre à des personnes extérieures de se connecter à certains comptes d’utilisateurs en se servant de ces informations. Si l’on ne peut exclure la possibilité qu’il y ait une faille de sécurité ou même un bug quelconque, car cela existe dans toutes les applications possibles, dans le contexte ici cela semble bien curieux. En effet, il semble assez étonnant qu’une fuite de données touchant des milliers de personnes, à travers le monde, puisse passer aussi inaperçue, surtout des données de connexion tels que les mots de passe. Surtout qu’en cas de vol de mot de passe, le geste le plus recommandé généralement est de changer ces mêmes informations au lieu de désinstaller l’application concernée.

« A y regarder de plus près, une partie des témoignages publiés en ligne semblent par ailleurs sujets à caution. Non pas que leurs auteurs mentent forcément : plusieurs rapportent avoir été piratés par le biais d’e-mails frauduleux, très courants, qui peuvent parfaitement avoir été reçus sans qu’ils aient aucun rapport avec Houseparty ; certains attribuent à Houseparty des piratages ou tentatives de piratage sans autre lien que le fait d’avoir installé récemment l’application ». Notait Damien Leloup, journaliste au Monde. Certains ont même avoué qu’ils n’avaient pas pensé auparavant à l’application lors de leur piratage qu’après avoir pris connaissance des messages dans l’accusant directement. On pouvait lire dans certains témoignages : « Tout le monde devrait supprimer Houseparty, j’ai eu ces mails bizarres durant la semaine et je n’y ai pas plus pensé que ça avant de voir les tweets de tout le monde. ».

Malheureusement, l’application de visioconférence de jeux, n’a pas bonne réputation dans sa manière de gérer les données de ses utilisateurs. Sa popularité fait d’elle sujette à beaucoup de critiques et aussi de ragots de tout genre. Certaines pratiques et certaines exigences lors de l’utilisation de l’application y sont aussi pour quelque chose. En effet, HouseParty exigent bon nombre de permissions, trop de permission aux goûts de certains sans oublier qu’il enregistre les données de localisation sur sa version mobile. Par ailleurs, il lui a été beaucoup reproché d’avoir des conditions générales d’utilisation peu claires. Autant de points négatifs qui ont sûrement susciter une envie collective de mener une campagne de dénigrement. La société éditrice de l’application envisage de son côté une campagne rémunérée de dénigrement. Selon elle certaines personnes auraient été payées pour mener ce genre de dénigrement à plusieurs échelles. Si elle n’a pas expliqué les raisons qui lui pousse à croire cela, elle proposera le 31 mars dernier la somme de 1 millions à toutes personnes qui prouvera que « les récentes rumeurs de piratage ont été diffusées dans le cadre d’une campagne payée de dénigrement visant à nuire à Houseparty ».

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