Aix-Marseille-Provence, une victime d’une attaque informatique, boum de cyberattaques durant la semaine dernière

Encore une énième attaque informatique dirigée contre une collectivité publique.

Il faut avouer que nous sommes en plein dedans, la période de la cyberattaque. La pandémie du coronavirus a tellement captivé les attentions qu’aujourd’hui, les pirates informatiques ont le vent en poupe. La semaine dernière, la municipalité de et Aix Marseille Provence a notifié par voie publique qu’elle avait été victime d’une attaque informatique. Dans un communiqué jugé plus ou moins alarmant, on pouvait lire ceci : « Depuis ce matin, les infrastructures de la Métropole font l’objet d’une cyberattaque massive et généralisée, qui a paralysé une grande partie de ses équipements, y compris dans les territoires. ». Selon la municipalité, l’attaque informatique était le procédé classique de rançongiciel. Le système de la collectivité étant ainsi pris en otage, les pirates informatiques n’ont pas encore pris contact pour donner leurs exigences.

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Et cela ne se limite pas simplement à Aix Marseille Provence. Le 18 mars dernier, c’était au tour de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’informations de faire un communiqué pour alarmer l’opinion publique sur la question. En effet les attaques informatiques ont pris de l’ampleur ces jours-ci. Concernant l’attaque de la Provence, on pouvait lire ceci : « L’origine de ces attaques est inconnue à ce jour et des analyses sont actuellement en cours. Toutefois, les attaques par rançongiciels sont généralement conduites de manière opportuniste par des acteurs motivés par des objectifs lucratifs ». Depuis le début d’année, l’agence de la cybersécurité nationale notifie avoir enregistré presque 18 incidents liés aux rançongiciels. De ce fait il a été attribué toutes ces attaques à des opportunistes. Et cela continue, vu la circonstance, surtout « Via de faux emails des autorités de santé, de fausses notes internes en entreprise ou encore de fausses alertes de retard de livraison, les cybercriminels tentent dans le monde entier d’exploiter la peur liée à la pandémie pour s’infiltrer sur les réseaux informatiques des entreprises et des particuliers. ».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a de son côté prévenu, qu’il existait plusieurs tentatives de piratage initiées grâce à une usurpation de son identité. C’est sûrement pour cette raison qu’il est demandé à tout un chacun d’éviter de prendre connaissance de certaines correspondances « de provenance inconnue, d’apparence inhabituelle ou frauduleuse ».

 A l’appui, il a été aussi constaté une recrudescence de vol de données de nature financière. Ainsi de son côté, l’Anssi essaie de son mieux pour aider les victimes. « Nous constatons une explosion des demandes d’assistance depuis mardi soir (ndlr : 17 mars) de l’ordre de + 400%, et elles sont presque toutes liées au coronavirus. (…) Les gens viennent chez nous pour trouver de l’aide et en fonction de l’incident, soit nous les conseillons, soit nous les renvoyons vers le service signal-spam.fr soit, en cas de piratage, nous les mettons en contact avec un prestataire », déclare Jérôme Notin agent du gendarme français. Il ajoute par ailleurs : « Les escrocs qui font cela n’ont pas de morale, et pour faire de l’argent ils n’auront aucun scrupule à bloquer des hôpitaux. ».

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