Des virus informatiques derrières le virus du Covid-19

Aujourd’hui, des centaines d’applications ont été conçues concernant la propagation du virus de COVID-19.

Des sites internet aussi. Cependant toutes ces plateformes ne sont ce qu’elles semblent être. En effet, les cybercriminels ont décidé de leur côté de profiter comme ils peuvent de la pandémie. Et pour cela, ils conçoivent au même titre que les institutions officielles de lutte contre la pandémie, mais pas pour les mêmes raisons, des plateformes numériques tels que des sites web ou des applications permettant d’induire en erreur les utilisateurs du web de plus en plus inquiet à la recherche des informations fiables sur la maladie.

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Grâce à cette stratégie, ils arrivent à infiltrer des système informatique et réseau domestique, et même des réseaux sociaux pour dérober des données importantes ou mener d’autres activités de cyberdélinquance. En effet, il a été enregistré ces derniers temps plusieurs noms de domaines et en lien direct avec le coronavirus. Selon les spécialistes la moitié de ses liens sont suspects, donc pourrait être contrôlé par de potentiels pirates informatiques.

« Avec la crise du Covid-19, les pirates informatiques ne chôment pas. Le confinement imposé dans de nombreux pays a poussé les entreprises à mettre en télétravail leurs salariés. Mais les outils informatiques à domicile peuvent se révéler bien plus vulnérables que les logiciels et les infrastructures déployés au bureau. C’est le risque des « shadow IT », les outils personnels utilisés à des fins professionnelles, auxquels on peut ajouter le téléphone portable où sont parfois téléchargées des applications douteuses. » notait Nathalie Hernandez, journaliste. Par ailleurs, Un responsable des solutions de communications sécurisées de Ercom, Romain Waller explique que les menaces informatiques prennent diverses formes et ce n’est pas tout. Il n’y pas que les pirates les pirates informatiques qui en profitent. Apparemment, certaines autorités y ont vu une aubaine pour étendre leur surveillance sur leurs populations. Selon la société américaine de cybersécurité dénommée Lockout, les autorités de la Libye moi aussi mis en place une application Android qui permet d’espionner la population. Cette application prend la dénomination de Corona live 1.1. application supposée donner de façon officielle et en temps réel certaines informations relative à l’expansion du virus COVID-19, mais qui en fait cache un programme malveillant permettant d’espionner les utilisateurs mais aussi de prendre le contrôle de certaines fonctionnalités de l’appareil infecté tel que le micro, l’appareil photo ou encore les messages.

En outre, la pandémie du coronavirus, est un vecteur de cybermalveillance mondiale. Déjà au début de l’épidémie cela avait été constaté en Asie. « Dès le début de l’épidémie, les attaques ont commencé. On a observé leur progression en même temps que celle du virus », observe Romain Waller, d’Ercom. « [La contamination est partie] d’Asie. ».  Selon la société de sécurité FireEyes, il a été observé une augmentation des activités de cybercriminalité de la part de certains groupes de pirates chinois. Et cela depuis le début du mois de janvier 2020 au moment où les virus commençaient à se répandre de plus en plus hors de Chine. La société de cybersécurité a signifié que 75 % de sa clientèle dans le secteur de la télécommunication, de l’humanitaire et de la santé, a été victime de ses pirates informatiques. Ce qu’elle a qualifié « d’une des plus vastes campagnes chinoises de cyber-espionnage observées ces dernières années. »

Pour lutter contre cette recrudescence de la cybermalveillance, plusieurs responsables experts de la cybersécurité ont décidé de se réunir pour faire barrière au programmes informatiques malveillants et aux cyberattaques profitant de la pandémie. Plus de 400 volontaires constituent cette nouvelle équipe, parmi lesquels on peut trouver des experts provenant des grandes firmes tel que Microsoft, Facebook ou encore Amazon.

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