Cyberattaques : la Chine dans le viseur des États-Unis et de ses alliés

Depuis un certain moment, les États-Unis sont en proie à une vague de cybercriminalité sans précédent.

Les organisations américaines qu’elles soient publiques ou privées sont constamment criblées par des attaques informatiques de tout genre et généralement de grande ampleur. Récemment avec l’attaque informatique subie par le serveur de Microsoft Exchange, les choses prennent une envergure assez considérable.

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À titre de rappels, l’attaque subie par le service de messagerie de Microsoft a affecté près de 60.000 serveurs informatiques à travers le monde. Mais cette situation est en passe de bouleverser les relations de tension qui existaient bien avant entre les États-Unis et la Chine.

Le lundi dernier, le gouvernement Américain a pointé officiellement du doigt la Chine d’être à la base de cette vague de cybercriminalité. Cette accusation fait front à une entente entre les États-Unis l’Union européenne et l’OTAN. L’attaque contre Microsoft Exchange aurait alors été causée par le gouvernement Chinois.

Plan d’une interview accordée à l’Agence Française de presse, le secrétaire d’État américain Anthony Blinken déclare que l’État chinois à « un comportement irresponsable, perturbateur et déstabilisant dans le cyberespace, ce qui représente une menace majeure pour l’économie et la sécurité » des Etats-Unis et de ses alliés et partenaires. De façon pratique, si à plusieurs reprises la Russie a été pointée du doigt par des attaques informatiques précédemment, c’est la toute première fois que la Chine est accusée officiellement par le gouvernement américain. Mais ce qui sort de l’ordinaire c’est que cette accusation n’est pas unilatérale. En effet plusieurs états avis aux États-Unis en ont fait de même lors de la déclaration concertée ce lundi dernier. En plus de l’État américain, s’ajoute le Royaume-Uni, le Canada, l’Union européenne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Ces différences d’état de manière simultanée ont communiqué sur les activités jugées malveillantes de la Chine non l’espace cybernétique. Tous ses états quand on cuisine publiquement la Chine d’être à l’origine de l’attaque dirigée contre Microsoft. Parmi les 60 000 systèmes informatiques qui ont été touchés par la cyberattaque, on compte celui de l’autorité bancaire européenne. Les opérateurs derrière cette attaque de masse seraient selon les accusations un groupe de pirates informatiques chinois du nom de « Hafnium ». L’attaque serait alors basée sur une faille de sécurité de type Zero day.

« Ces comportements irresponsables et préjudiciables ont entraîné des risques pour la sécurité et des pertes économiques importantes pour nos institutions et nos entreprises privées », a déclaré le Conseil européen dans un communiqué de presse. L’institution européenne ajoute notamment que 2 attaques informatiques auraient été menées « à des fins de vol de propriété intellectuelle et d’espionnage » contre des organisations politiques et même des établissements gouvernementaux basé en Europe.

Dans la foulée, les autorités judiciaires américaines avaient déclaré la condamnation de 4 pirates informatiques chinois durant le mois de mai dernier. Ces derniers avaient été accusés pour avoir pirater des systèmes d’information appartenant à des établissements universitaires, à des gouvernements ou encore à des entreprises privées basée en Amérique où ailleurs dans le monde.

Depuis la présidence de Donald Trump à la tête des États-Unis, les relations entre la Chine et les Américains n’ont pas été au beau fixe. Cette situation vient aggraver la tension qui existe déjà. La venue de Joe Biden à la tête du gouvernement américain ne change pas pour autant relation tumultueuse, même si lors de récentes discours, Antony Blinken mentionnait l’importance des renforcements de lien entre les États-Unis et ses alliés contre la Chine. « La Chine ne peut ignorer notre poids combiné », avait-il signifié.

« Ces accusations paraissent ainsi illustrer la bonne mise en œuvre de la « tactique Biden ». Il s’agit de la première prise de position de l’Otan sur les activités informatiques de la Chine depuis sa création : un signe probable de la réussite de la nouvelle diplomatie américaine, qui avait promis un réinvestissement de l’organisation militaire. », commente, Ciara Boulman, un journaliste de l’AFP

De son côté la Chine à travers son porte-parole du ministère des affaires étrangères, Zhao Lijian, toutes ces accusations sont sans fondement. Pour le gouvernement chinois, le principal acteur de toutes ces cyberattaques dans le monde entier n’est autre que les États-Unis. D’ailleurs la Chine invitait, un ensemble de pays à rejoindre son initiative « Global Initiative on Data Security », qui consiste à construire un espace cybernétique « sûr, ouvert et coopératif, si les inquiétudes (des pays concernés) sont authentiquement fondées ».

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