Emmanuel Macron ciblé par Pegasus

L’actualité depuis maintenant 2 semaines est secouée par le fameux PegasusGate.

Un scandale qui implique l’utilisation d’un logiciel espion du nom de Pegasus par plusieurs gouvernements dans des objectifs de cyber espionnage de masse.

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Cette histoire a été mise à nu grâce à une investigation menée par Forbidden stories, un consortium de plusieurs médias internationaux en association avec le laboratoire de cybersécurité de Amnesty International. Les informations récentes font allusion au ciblage de 13 chefs d’État et de gouvernement à travers le monde dont celui du président français Emmanuel Macron.

Peu un peu l’affaire Pégase et se dévoile de plus en plus d’informations. Les chefs d’État sont ciblés par Pegasus. En dehors d’Emmanuel Macron à travers une publication de The Guardian le média britannique, il a été mentionné que les président sud-africain Cyril Ramaphosa serait espionné à la demande du gouvernement rwandais. Il en est de même pour Imran Khan, le premier ministre pakistanais qui lui serait mis sous espionnage à la demande de l’Inde. Des accusations qui sont toujours niées par la société israélienne derrière Pegasus NSO group.

Selon les informations publiées dans The Guardian, l’espionnage du président français Emmanuel Macron aurait été effectué à la demande des services secrets marocains. Une demande d’espionnage qui remonte depuis le mois de mars 2019. Cet espionnage porte sur un numéro de téléphone utilisé par le président jusqu’à aujourd’hui depuis l’époque de la demande d’espionnage.

« La raison de cet intérêt n’est pas claire », souligne le média français Libération. Toutefois ils estiment que cette initiative des services secrets marocains « confirme l’appétit insatiable des services de sécurité marocains pour l’espionnage le plus intrusif ».

De plus il semblerait que le président Français ne soit pas le seul membre de l’exécutif à être mis sous surveillance Au travers de Pegasus. Il a été identifié le premier ministre Édouard Philippe dans l’espionnage remonte depuis juillet 2020, Jean-Yves Le Drian, Gérald Darmanin, Bruno Le Maire Christophe Castaner et 10 autres ministres.

Du côté de l’Élysée, les réactions mettent en avant une situation grave si cela s’avère être bel et bien une réalité. La tête de l’exécutif français mais en évidence une situation dont « l’ampleur dépasse les craintes que pouvait nourrir le gouvernement français ». L’Élysée dit redouter « les ingérences étrangères avant la présidentielle » qui doivent avoir lieu l’année prochaine. Il faut noter que ce genre de scénario est à l’origine de la mise en place le 14 juillet dernier de l’organisme chargé de lutter contre les cyberattaques, qui a pour mission principale de « traquer les opérations numériques qui pourraient « porter atteinte aux intérêts fondamentaux » de l’État Français.

« Si les faits sont avérés, ils sont évidemment très graves. Toute la lumière sera faite sur ces révélations de presse », indique l’Élysée lors d’une interview accordée à l’Agence Française de presse.

François de Rugy a demandé que « le Maroc fournisse des explications à la France, au gouvernement français et à une personnalité comme lui qui était membre du gouvernement français lorsqu’il y a eu une tentative d’intrusion et de captation des données de son téléphone portable », lors de son interview sur Franceinfo.

Si le Maroc est pointé du doigt par cet espionnage du président français, il faudrait préciser que parmi la liste des chefs d’État ciblés par Pegasus, s’y trouve le dirigeant marocain.

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