La question de la maintenance et de son adaptation

La maintenance, c’est un point essentiel dans le développement des infrastructures.

Il permet de faire l’état des lieux des systèmes ainsi que de réparer à l’origine les éléments qui font défaut. Dorénavant, l’évolution des choses a aussi transformée l’approche pratique de la maintenance. Elle ne va plus se contenter à réparer. Elle va pousser les infrastructures structures à s’adapter.

Faire la maintenance d’un outil informatique ou d’une machine quelconque avait pour but d’éviter que ces derniers tombent en panne et qu’elles ne puissent plus remplir correctement leur rôle. Jusqu’aux années 80, la maintenance a été considérée par beaucoup de professionnels comme étant quelque chose de trop important pour s’en passer, pouvant sensiblement affecter la valeur du travail fourni. Aujourd’hui, elle est devenue une habitude presque indéboulonnable de nos pratiques courantes. Surtout en matière informatique

« Nous avons proposé une des premières solutions de maintenance sur PC, à la place des OS 400 », rappelle M Youssef Miloudi, le responsable de la recherche chez Carl Berger-Levrault (la nouvelle structure de Carl Software, qui vit le jour en 1985). « Pendant très longtemps, les systèmes de gestion fonctionnaient avec un référencement du parc, la signalisation d’un problème et sa prise en compte, et son traitement. On était dans le correctif. » ajoute-il.

À partir des années 90, certains programmes informatiques voient le jour permettant alors d’effectuer les tâches qui à la base étaient analogiques. Produisant et si plusieurs données de nature technique. Face à une telle évolution, il a été avancé la possibilité de passer de la correction pure et simple à la maintenance préventive.  « Nous n’avions pas de données de contexte à l’époque pour faire de l’adaptatif », souligne Youssef Miloudi. « Certes, il y avait déjà des systèmes experts dans le secteur pétrolier par exemple, mais cela coûtait très très cher. ». Ainsi nait le fameux triangle magique des modèles prédictifs. « Aujourd’hui, la nouvelle génération de modèles de maintenance s’appuie sur des modèles prédictifs maniés par des utilisateurs experts. Surtout, l’arrivée de la mobilité a permis de récolter beaucoup plus fréquemment des données bien plus nombreuses. » en Outre, il a été rendu facile la collecte de données d’environnement pour situer dans leur contexte les différents maintenant ce qui doit s’appliquer aux appareils. C’est d’ailleurs l’approche qui a été choisie par la société Octonion avec un programme informatique permettant d’analyser mes vibrations et les mouvement mécanique. « Ce système de surveillance permet d’écouter les fréquences acoustiques, de les comparer et de définir les comportements « normaux » de la machine. Si un comportement anormal est détecté, le système avertit l’opérateur, par message (sms, e-mail, etc.) ou autre signal prédéfini », explique la société dans un communiqué.

À ce niveau, l’intervention de l’intelligence artificielle s’impose pratiquement. Par exemple, Carl Software propose à travers sa plate-forme une expérience d’analyse des données des capteurs basés sur l’internet des objets.

Lorsqu’elles sont transmises en temps réel, les données de contexte donnent la possibilité d’initier des actions de maintenance en amont. Ce qui permet notamment d’optimiser la performance des machines. « La nouveauté, c’est que jusqu’alors on était capable de faire du Bison Futé », essaie de le présenter en mode imagé Youssef Miloudi. « Avec le passage au temps réel, on fait du Waze. On ne recherche plus la probabilité de panne, nous comprenons le fonctionnement et comprenons si on pourra toujours utiliser l’équipement même si une panne survient. ». Nous sommes dans ce contexte bel et bien face à un exemple de maintenance adaptative.

Mais tout ceci n’est pas une fin en soi, car la prochaine étape sera la maintenance collaborative. « L’idée, c’est de faire collaborer les machines dans une phase de maintenance. Par exemple, si dans un système de trois pompes à chaleur l’une tombe en panne, les deux autres prendraient automatiquement la relève pour réaliser la même performance, et ce de manière automatisée. Pour ce faire, on entre véritablement dans le monde du cyber physique, une des applications des jumeaux numériques », souligne Youssef Miloudi.

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