L’ANSSI regarde de plus près la menace qui vise le secteur de l’aéronautique

Dans le courant de la semaine dernière, l’agence a publié un rapport très détaillé sur les différentes attaques qu’ils ont visé les prestataires de certains grands industriels européens singulièrement au niveau de l’aéronautique.

 se rappelle que vers la fin du mois de septembre, l’Agence Française de presse avait annoncé que le géant Européen de l’aéronautique Airbus, avait été la cible de cyberattaques depuis le début de l’année voire avant cela. Des attaques qui se sont concentrées principalement sur c’est sous-traitants. Ces attaques informatique : « lancées en passant par des sous-traitants » se sont faites de manière récurrente et ne semble pas véritablement cessées : « en ciblant un ou plusieurs intermédiaires (fournisseur, prestataire, etc.), les attaquants parviennent à contourner les mesures de sécurité de très grandes organisations, pourtant de plus en plus conscientes du risque numérique (…) la compromission d’un seul intermédiaire suffit parfois à accéder à plusieurs organisations ».

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Plusieurs prestataires ont été à la suite de ses affaires interpellés et mis sous surveillance par l’agence en vue d’une meilleure appréhension de l’affaire. Parmi ces prestataires, nous avons le sous-traitant des services Altran et d’Expleo (ancien Assystem). Les attaques portées sur les prestataires d’Airbus visaient à infiltrer le VPN utilisé par la firme pour établir contact avec ces derniers. Il a été révélé que les Sous-traitants du géant européen de l’aéronautique subissait par jour des centaines d’attaque de ce genre.

L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a noté que les responsables de ces cyberattaques avait pour objectif de « prendre position sur les réseaux de prestataires afin de récupérer les données, voire d’accéder aux réseaux, de leurs clients » ainsi que le contenu de certains les éléments qui aurait été obtenu « suite au traitement d’incidents suivant ce schéma d’attaque ». La chaîne d’attaque telle décrite par l’agence commencerait par l’exploitation « de vulnérabilités sur des services exposés sur Internet et peu sécurisés ». Ce qui rappelle l’alerte au lancer par la structure de cybersécurité Cert-FR, l’été dernier concernant la vulnérabilité des différents serveurs sur lesquels étaient hébergés généralement les données de ces entreprises visées par les cybercriminels. Par ailleurs les pirates informatiques à l’origine de ces différentes attaques se permettent souvent d’utiliser des techniques classiques de phishing par envoie de courriels piégé.

Le rapport produit par l’agence met en garde face à certaines anomalies relatives aux connexions de VPN : « des utilisateurs se connectant à des VPN d’entreprise depuis un nœud de sortie de VPN public sont des anomalies ». De ce fait agence nationale de sécurité des systèmes de formation va essayer de guider les équipes de chercheurs en sécurité vers les pistes à suivre pour combattre les vulnérabilités que pourraient utiliser les coupables de ces intrusions.

Le rapport on n’a pas oublié de mentionner ce que les journalistes de l’Agence Française de la presse avait au préalable révélé. Derrière ces attaques informatiques se cacheraient des groupes de Hackers d’origine chinoise composé en équipe de type APT. IL S’AGIT ICI SELON LES PROBABILITÉS DES PIRATES DE APT 10. Plusieurs structures de cybersécurité ont tenté de confirmer cette hypothèse y compris Microsoft. De son côté Context Information Security déclare « si l’implication [d’APT10 ou du ministère de la Sécurité intérieure de la province de Jiangsu] ne peut pas être écartée, les indices disponibles suggèrent que cette campagne est le travail d’un groupe distinct ».

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