Les pirates informatiques en quête de failles de sécurité à exploiter

De nos jours, la moindre faille de sécurité est une opportunité alléchante pour les cybermalveillants.

Ces derniers sont à l’affût et guettent la moindre occasion pour prendre d’assaut tout système vulnérable. « La moindre crise, minime soit-elle, est utilisée par les hackeurs pour récolter des informations sur des cibles affaiblies. A ce jour, nombre d’entreprises ne sont pas encore en capacité de soutenir une migration numérique soudaine et massive vers le domicile de leurs salariés. » décrivait Antoine Burande du Club Sûreté.

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Aujourd’hui, la pandémie causée par le coronavirus est un tremplin très exploitable pour les cybercriminels. À cause du climat anxiogène qu’il a instauré, le covid-19 sert de mirage pour les cybercriminels. Ces derniers s’en servent pour initier d’avantage d’attaques, et cela leur réussi. De ce fait, les spécialistes de la sécurité informatique ont observé depuis l’explosion de maladie, une hausse significative des attaques informatiques. Leurs objectifs, s’emparer des réseaux informatiques, dérober des informations confidentielles, etc. Avec le développement du télétravail et les exigences du confinement des populations, les surfaces d’attaques ont augmenté selon les experts. « Dans un monde ultra-connecté, la moindre crise si minime soit-elle, est utilisée par les hackeurs pour récolter des informations sur des cibles affaiblies. Les personnes ciblées par ces attaques sont des employés en télétravail sur divers réseaux sécurisés, ou non. » notait Antoine Burande.

Aujourd’hui il faut l’avouer, une grande partie des entreprises n’est pas en mesure de soutenir sur le plan technique et financier la migration vers le travail à distance qu’impose la situation sanitaire mondiale. Alors que dans un certain sens, les ressources en numérique des entreprises, c’est-à-dire l’ensemble des données qu’elles génèrent, transfèrent ou utilisent s’avèrent être pour les cybercriminels, un trésor inestimable qui ne cesseront de vouloir s’en emparer. Le manque de sensibilisation sur ce sujet peut s’avérer plus que dommageable pour ces entités à forte valeur économique. Car tous les moyens sont bons pour les cybercriminels pour réussir à prendre le contrôle des systèmes d’information. Pour illustrer nos propos, il a été noté par le groupe Thalès, spécialisé dans la sécurité informatique, que les applications (de traking et de suivi) frauduleuses liées directement ou indirectement au coronavirus se sont multipliées ces derniers mois. Du côté de Barracuda Networks, éditeur de solutions de sécurité, les attaques fondées sur les emails de type spear phishing, une variante de l’hameçonnage, on connu un bond de 667 %. Et toutes ces attaques ont en commun, un même point : l’utilisation de la maladie du CoviD-19 comme point de départ. Antoine Burande notait à cet effet : « Ces attaques sont de plus en plus sophistiquées et utilisent pour un grand nombre d’entre elles le chantage ou le détournement de conversations comprenant des informations privées. Le but est toujours le même : le vol de données personnelles, d’identifiants ainsi que l’extorsion de fonds. La compromission des informations qui transitent entre les différents acteurs d’une entreprise pouvant être fatale pour celle-ci. ».

Plusieurs entreprises spécialisées dans la sécurité informatique ont signalé le développement croissant des actes de cybermalveillance et l’insistance à des attaques informatiques. Les cibles varient selon les intérêts. Depuis ces derniers mois, ce sont les organismes de santé dont les hôpitaux, les laboratoires, et même l’OMS (l’Organisation mondiale de la santé) qui sont les plus ciblés. Données médicales valent apparemment beaucoup plus vu le contexte actuel. Les principaux cibles se localisent généralement en Europe, aux États-Unis, en Iran. « Au vu de ce constat alarmant, il faut mettre en avant la formation de leurs employés et des responsables de sûreté pour éviter ces incidents récurrents souvent coûteux pour l’entreprise. Sans oublier que les failles en matière de phishing sont avant tout humaines, ce pourquoi il convient tout d’abord de mener une vaste campagne de communication contre les cyber-attaques afin d’informer chaque collaborateur des dangers auxquels il peut être soumis. » concluait Antoine Burande.

En outres, si la pandémie a favorisé l’explosion des cyberattaques un peu partout dans le monde, les experts n’ont pas cessé d’avertir sur la période d’après Coronavirus. Le retour au bureau des collaborateurs après de longs mois de télétravail se présente comme la porte ouverte à une seconde épidémie de cyberattaque dont l’ampleur risque d’être importante.

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