Les questions de sécurité et l’apprentissage en ligne

Depuis l’avènement de la pandémie à coronavirus, le télé enseignement après de l’envergure.

Ce déploiement a été fait dans une certaine mesure dans la précipitation pour reprendre un besoin pressant. Malheureusement, cela a mis un jour un problème qu’on ne peut pas ignorer et qui allait forcément être de la partie, celui de la cybersécurité. Il n’est pas rare aujourd’hui de malheureusement assister à certaines intrusions de personnes malveillantes lors des cours en ligne. Le district de Peel, a subi deux types de piratage de cette nature. C’est depuis lors que les enseignants et les élèves en ont pas manqué de soulever leur inquiétude, face au problème de sécurité informatique. Il a eu des cas similaires à l’école pour anglophone Chris Hadfield, dans la localité de Mississauga. Là encore un individu non identifié, s’était introduit dans un cours alors qu’il n’avait pas été invité.

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Dans la majorité des cas, les individus accusés de piratage informatique, n’avaient pas accès au lien qui leur permettrait d’avoir une ouverture vers le cours. Si les enquêtes sont toujours en cours, il n’en demeure pas moins que la problématique des cours à distance nécessite une meilleure approche de la cybersécurité. « Ces individus n’avaient pas accès au lien de la conférence en ligne », a noté par courrier électronique la porte-parole du conseil scolaire publique de Peel. « Lors du premier incident, une série d’images floues et obscures a clignoté sur l’écran pendant une durée de moins d’une minute. L’enseignant de la classe n’a perçu ni interprété aucune de ces images comme étant explicite », détaille la porte-parole du conseil scolaire. « Le jour suivant, lors du second incident, seul un son incohérent et brouillé a pu être entendu, aucune image ou vidéo n’a été diffusée », ajoute ce dernier.

« Pendant une leçon, j’ai vu des élèves arriver en retard et je les ai acceptés, » se remémore Marie-Thérèse Awitor. Elle précise que l’incident a eu lieu en début de l’année. Un moment où elle apprenait à mieux connaître ses élèves qu’elle ne maîtrisait pas totalement encore. « D’un seul coup j’ai commencé à entendre des bruits bizarres, des cris, et lorsqu’un élève a lancé un mot grossier, j’ai réalisé que c’était impossible que ce soit l’un de mes élèves. », explique l’enseignante. « Ils étaient quatre ou cinq, et se sont déconnectés lorsqu’ils ont compris qu’ils avaient été repérés », ajoute-elle. « Je n’étais pas la seule, soutient Marie-Thérèse Awitor, c’est arrivé à cinq ou six enseignants de l’école ».

Selon d’autres explications comme celui du directeur de communication du conseil scolaire publique anglophone de Kawartha Pine Ridge, Greg Kidd, un individu avait réussi à infiltrer un de leurs cours en ligne. Ce dernier avait usurpé l’identité d’un des élèves avant d’interrompre le cours à travers des propos racistes. « Cet incident était préoccupant non seulement pour l’intrusion de la salle de classe, mais aussi pour la nature profondément offensante des mots utilisés » déclare M. Kidd.

Pour Steve Waterhouse, ce n’est pas un problème nouveau. On pourrait trouver une solution à cela depuis bien longtemps car depuis le début du confinement, les experts de la sécurité avaient beaucoup averti sur le sujet.

Steve Waterhouse, chargé de cours en cybersécurité à l’Université de Sherbrooke

« L’éducation à ces nouveaux outils d’enseignement est primordiale. Que ce soit pour les enseignants ou les nouveaux télétravailleurs […], il y a absence de formation proprement dite pour que tout le monde se serve de ces outils-là de manière adéquate. », explique l’ancien officier de la sécurité informatique du ministère de la Défense canadien.

Mais ces expériences ont forgé les mentalités. « Je ne filtrais pas en fait, tous les élèves qui entraient, je les acceptais dans mon cours, a reconnu de son côté, Marie-Thérèse Awitor. Aujourd’hui, la direction exige que tous les enseignants procèdent à un filtrage de toutes les connexions.

Virginie Oger, le porte-parole conseil du conseil scolaire MonAvenir notait « Tous les membres du personnel enseignant et les directions d’école ont été sensibilisés à ce fait et suivent des pratiques rigoureuses pour accorder et gérer les accès des élèves à leur classe ». Bref, le combat contre les intrusions continue.

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