L’état de la cybersécurité aujourd’hui

« Les cybercriminels cherchent à tirer profit de la précipitation et de la baisse de vigilance des personnes directement ou indirectement concernées pour les abuser. »

Cet appel à la vigilance était publié le 16 mars sur le Site officiel Cybermalveillance.gouv.fr, dans un bulletin. C’est une manière, pour les institutions publiques chargées d’assister les entités publiques et privées contre le cybermalveillance, de se préparer et inciter l’ensemble des citoyens « un accroissement des cyberattaques et des cyber escroqueries » liées à la pandémie du COVID-19 et profite pour appeler à « redoubler d’attention pour ne pas tomber dans leurs pièges ».

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Interrogé par le monde, le directeur de l’Agence de la Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (l’Anssi) Guillaume Poupard, appelait au calme : « Il ne faut pas paniquer sur le cyber. Il faut cependant être très vigilant vis-à-vis de l’adaptation très rapide des petites arnaques : la crise sanitaire est une thématique supplémentaire pour escroquer les gens. ». Par ailleurs un constat est devenu général et les spécialistes de la sécurité ne manque pas de le signifier : « A l’heure actuelle, le volume cumulé des e-mails trompeurs liés au coronavirus représente la plus grande quantité de types d’attaques autour d’un même thème que notre équipe a vue depuis des années, peut-être même depuis toujours (…) Les cybercriminels ont envoyé des vagues d’e-mails allant d’une douzaine à plus de 200.000 à la fois, et le nombre de campagnes tend à augmenter. Au début, nous observions environ une campagne par jour dans le monde entier, nous en observons maintenant 3 ou 4 par jour. Cette augmentation souligne à quel point les actualités mondiales peuvent être attrayantes pour les cybercriminels. La plupart de ces e-mails tentent de voler les informations d’identification en utilisant de fausses pages d’accueil comme Gmail ou Office 365 et demandent aux gens de saisir leur nom d’utilisateur et leur mot de passe. », écrit Sherrod DeGrippo, de l’entreprise spécialisée Proofpoint, dans un récent communiqué.

La compagne de cyber criminalité, s’intensifient. La spécialiste de la sécurité informatique Checkpoint a observé de son côté plus de 4000 sites internet reliés à la pandémie du coronavirus depuis le début du mois de mars. Et ce chiffre bien sûr risque de s’accroître. Selon ses analyses, 3 % de ces sites internet étaient utilisés lors des actes de cybercriminalité. Elle a même ajouté que 5 % de ces sites présentaient des activités douteuses.

Du côté de la France, le gendarme de numérique, l’Anssi a notifié qu’aucun incident pour le moment identifié étant relié directement à la pandémie du coronavirus, du moins aucun incident majeur. « En ce qui concerne les pirates de haut niveau, nous n’observons rien mais nous sommes en alerte pour éviter une sorte d’opportunisme et nos équipes d’intervention et de détection regardent tous azimuts. », explique le directeur, Guillaume Poupard.

L’Organisation mondiale de la santé a aussi de son côté prévenu les cybercriminels qui usent de ces références pour leurs pratiques quels seront sévèrement sanctionnés, tout en invitant l’ensemble des internautes à faire attention aux courriers électroniques qu’ils reçoivent estampillés OMS.

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