Pour une Vendée Globe en toute sécurité, les experts de la sécurité informatique interviennent

Les navires utilisés pour la grande compétition de voile international sont de plus en plus bourrés d’électronique.

Et qui dit outils électroniques, dit possibilités de piratage informatique. Et cela peut être fâcheux pour les compétiteurs voire dangereux. L’un des sponsors du prochain Vendée Globe, Advens for cybersecurity, du voilier de Thomas Ruyant, est un expert en sécurité informatique. « Nous sommes partis d’une feuille blanche mais avec Thomas Ruyant et son équipe, tout s’est très bien passé » explique Jérémie Jourdin, le responsable de la firme de sécurité informatique partenaire et sponsor de Thomas Ruyant. « Je suis heureux et fier d’avoir construit ce climat de confiance et d’amitié au sein du Team.

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Je voulais des compétences précises, de très haut niveau, mais dans la sérénité ». Explique le navigateur. « Advens nous apporte une aide conséquente dans l’homogénéisation des données émises par nos différents capteurs, ajoute Thomas Ruyant. Bien sûr les ingénieurs d’Advens nous aident à les protéger, mais aussi à les analyser. Nous mettons l’accent sur la fiabilité dans les moindres détails ».

Le spécialiste de la sécurité informatique a voulu expliquer que le problème de cybersécurité ne se limitait pas simplement à des intrusions. « La cybersécurité ne concerne pas seulement d’éventuelles intrusions. Il faut aussi assurer l’intégrité des systèmes, leur disponibilité permanente et leur confidentialité vis-à-vis de la terre ou d’autres concurrents en mer » il ajoutera par la suite : « Une informatique en panne ou récalcitrante, c’est handicapant à terre. J’imagine bien ce que cela peut donner en mer ! ! »

Pour le moment, les spécialistes sont à la phase d’observation et d’analyses. L’objectif est de pouvoir déceler de potentiels problèmes et le résoudre en amont. « Pour s’assurer d’une bonne disponibilité des systèmes, il faut d’abord les fiabiliser et les isoler (…) On a donc commencé par cloisonner tous les équipements. Isoler un problème, c’est comme savoir poser une bonne question, donc faciliter une bonne réponse. Si tout s’imbrique en chaîne, alors… Il fallait donc établir aussi des probabilités d’occurrences ». Précise notre l’ingénieur.

La méthode employée dans ce contexte, est le fameux cloisonnement des systèmes. « Le cloisonnement des systèmes est une technique militaire (…) Ensuite, on peut définir les risques pour chacun, donc mettre en place des facteurs 2 ou 3. C’est l’analyse des risques. Plus le risque est grand, plus on ira vers un facteur 3. Un Plan C, si vous préférez, qui viendra après le Plan B. Et c’est parce que ces facteurs ont été définis bien en amont que le risque a été estimé, donc potentiellement réduit (…) Que Thomas Ruyant soit proche d’une côte ou éloigné n’y changera rien puisque la course se fera sans assistance Pour la liaison satellite en elle-même, 10 kilomètres ou 1000 kilomètres, c’est pareil en termes de fiabilité du signal. Cela peut juste influer sur la quantité de signaux mais là, nous étions sous des seuils raisonnables de besoins », Note Jérémie Jourdin.

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