TikTok : Les Suédois interdisent à leur tour l’application chinoise de divertissement

De plus en plus, le réseau social d’origine chinoise est en train de se faire bannir des États.

Au-delà des États-Unis qui mène presque une guerre contre l’application chinoise, c’est autour de la Suède d’être opposée à l’utilisation de cet outil informatique à certains niveaux de son administration.

La raison pour laquelle le réseau social est suspendu en Suède assurer sa gestion des données personnelles de ses utilisateurs qui semble-t-il, ne correspond pas aux exigences de l’État européen.

L’Interdiction touche principalement les médias publics de l’État suédois. À ce titre les employés de ces organisations sont formellement interdit à l’utilisation de TikTok. L’idée serait que l’application de vidéo présentait des risques de sécurité

La semaine dernière, la SVT, la télévision publique chinoise a annoncé publiquement l’interdiction à son personnel d’utiliser l’application chinoise sur leur téléphone pour des raisons jugées de sécurité. Une interdiction qui suit celle la radio publique nationale il y a quelques semaines de cela. La télévision nationale s’explique lors d’un communiqué publier sur son site internet officiel « Le département de sécurité informatique de SVT a estimé que l’application TikTok livre plus d’informations (au groupe chinois Bytedance, propriétaire de la plateforme, ndlr) que ce qui pourrait être considéré comme nécessaire ».  Elle a ajouté par à la suite : « SVT a donc décidé que les employés n’ont pas le droit d’avoir l’application TikTok sur leur téléphone de fonction ». Selon cette dernière le personnel a été informé directement par des courriels.

Quelques semaines avant l’interdiction de la SVT, c’était à la radio publique SR, qui annonçait officiellement qu’elle allait interdire ses employés et collaborateurs d’utiliser cette application sur leur téléphone. Pour cette dernière, la gestion des données personnelles du réseau social d’origine chinoise ne serait « pas conforme aux exigences de sécurité que nous avons sur nos outils de travail, comme les téléphones de fonction » notait Claes Bertilson, le responsable presse de SR, lors d’une interview accordée à l’AFP.

A titre de rappel, il faut noter que TikTok, c’est un milliard d’utilisateurs actif par mois dans le monde, même si 51 % se trouve en Chine, composé essentiellement d’adolescents qui s’amusent à créer la vidéo courte, autour de thèmes essentiellement ludiques en suivant les concepts du moment.

Il ne faut pas non plus oublier qu’elle est au cœur de plusieurs tensions d’ordre politique et géopolitique. Notons d’abord l’opposition entre l’Inde et la Chine qui se conclut plutôt par la suppression de près de 59 applications chinoises, dont faisait partie TikTok par les autorités indiennes sur leur territoire. Un conflit qui ne va pas cesser de sitôt pour des velléités du aux frontières de l’Himalaya.

En plus du conflit qui oppose l’Inde à la Chine, il y a aussi le problème avec les États-Unis ou le président Donald Trump qui depuis des mois accuse le réseau social chinois d’utiliser les données personnelles générées par les utilisateurs américains à des fins de renseignements pour l’État chinois. Pour cette raison, il prend un décret qui a pour but d’interdire l’application sur le territoire américain dans un certain délai si les propriétaires de la plateforme ne consentent pas le céder à un acteur américain. Pour le moment, Microsoft et Twitter se sont proposés comme potentiels candidats en cas de potentielle cession.

Face à une telle situation, l’État chinois s’est insurgé et dénonce même la diplomatie américaine de « canonnière numérique » à travers les agissements de gouvernement de Donald Trump.

Par ailleurs, il faut noter qu’en France aussi, le réseau social chinois est sur la sellette. En effet, elle fait ainsi l’objet d’une enquête menée par la Commission nationale de l’Informatique et des libertés qui est une autorité administrative chargée de veiller à la bonne utilisation des données personnelles générer par les français. Ces investigations portent sur l’utilisation de ses données générées par le réseau social, et de fait, sa conformité avec le Règlement Général de la Protection Données (RGPD), la norme européenne en la matière. L’autorité française aurait révélé dans ses enquêtes des éléments relatifs aux « problématiques d’information des personnes, celles des modalités d’exercice des droits, les flux hors de l’UE, les mesures prises à l’égard des mineurs ». Que quoi placer TikTok sur la liste des programmes à surveiller de près.

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